Avec des agences entièrement rénovées et repensées, Avis Budget Group renforce son offre et propose une nouvelle expérience client. L’agence Marne la Vallée-Chessy, aux portes de Disneyland® Paris, leur Partenaire Officiel, est la première à faire peau neuve. L’expérience client et l’innovation étant au cœur des préoccupations d’Avis Budget, le groupe a repensé l’espace d’accueil, optimisé et rationalisé le parcours client dans ses agences. Avis a fait appel à Megamark pour créer un nouveau concept, et les équipes à tous les niveaux ont été impliquées autour de la réflexion. Les besoins des clients ont été pris en compte afin que le nouveau design soit parfaitement adapté et tout a été mis en œuvre pour assurer le bien-être des équipes sur le lieu de travail. En ce qui concerne le design du concept, Avis Budget Group a choisi d’utiliser certains éléments de l’hôtellerie, tels que des comptoirs espacés en îlots, un aspect boisé et arrondi pour un environnement convivial, aéré, tout en reprenant les couleurs de la marque.
Sun lance une campagne inédite
La marque Sun lance une campagne d’affichage publicitaire créative et décalée à découvrir au Citadium, à Paris. Imaginée par l’agence Mullenlowe Londres, cette nouvelle campagne vise à montrer qu’une bonne entente sur l’organisation du lave-vaisselle peut révéler certaines compatibilités amoureuses. En effet, selon une récente étude (février 2024), menée par la marque avec l’institut de sondages OpinionWay, 83% des Français ont de fortes attentes autour des tâches ménagères dans leur couple et 71% d’entre eux indiquent qu’ils se sont déjà disputés avec leur partenaire à propos de leur façon de ranger le lave-vaisselle. Pour adresser cette génération plus exigeante que ses ainés, la campagne d’affichage sera accompagnée d’un large dispositif digital et social media. De plus, une campagne d’influence multiplateforme sera active avec des créateurs de contenus incontournables des 18-35 ans.
La Confédération Nationale de l’Élevage (CNE) lance une nouvelle campagne de communication avec Ogilvy Paris
La Confédération Nationale de l’Élevage (CNE), en partenariat avec les trois interprofessions INTERBEV, le CNIEL et l’ANICAP a fait appel à Ogilvy Paris pour lancer une campagne afin de rappeler les forces et les contributions positives de nos élevages français de vaches, chèvres et brebis : « Nos élevages, il y a de quoi en être fiers ». La campagne, composée de 4 annonces presse diffusées en PQR et PQN ainsi que de vidéos de 7 secondes diffusées sur les réseaux sociaux, a été lancée le 5 février dernier. Elle sera également visible lors du Salon de l’Agriculture, du 24 février au 3 mars 2024.
L’agence Publicis Luxe se renforce avec le duo Christine Milan et Alexis de Montaigu
L’agence Publicis Luxe se renforce pour accélérer le déploiement de son offre partout dans le monde et accompagner de façon toujours plus agile ses clients à l’international. Cette accélération est portée par un duo formé de Christine Milan, DGA en charge du planning stratégique à l’international et d’Alexis de Montaigu nouvellement arrivé comme Global Client Lead sur le compte Lancôme International & Chief Growth Officer. A ce titre il pilotera la stratégie d’intégration et de croissance de l’offre luxe de Publicis à travers le monde et en particulier sur le marché nord-américain.
14,1%
La part RSE s’élève à 14,1% en TV, dépassant la moyenne globale, tandis qu’en presse et en radio, elle se situe respectivement à 10,5% et 8,4%
Source : Baromètre RSE Kantar Média
Crise pour le prêt-à-porter milieu de gamme en 2023
Le volume des ventes dans le secteur de la mode a reculé de 4% en 2023, année de crise pour le prêt-à-porter milieu de gamme, selon un bilan présenté jeudi à l’Institut Français de la Mode (IFM).
chiffre d’affaires des entreprises d’habillement et de textile (hors accessoires) a lui diminué de 1,3% en 2023 par rapport à 2022, s’établissant à environ 27 milliards d’euros – alors que les prix ont augmenté d’environ 3%. Dans le détail, la chaussure perd 4,9%, le linge de maison 4,2%, la lingerie 3,8%, l’habillement femme 1,5% et l’enfant 0,5%. Seule la mode homme tire son épingle du jeu avec +0,6%. Sans surprise, les chaînes spécialisées de centre-ville ont vu leur chiffre d’affaires chuter de 4,6% en 2023. Depuis plus d’un an, le prêt-à-porter milieu de gamme (55% du parc de magasins en France) traverse une profonde crise se traduisant par des fermetures de boutiques, des redressements judiciaires voire des liquidations. En 2023, 782 points de vente de chaînes spécialisées ont fermé et 191 du côté des indépendants, révèle l’IFM. La pandémie, l’inflation – avec des «arbitrages de consommation défavorables à la mode» – et la surdimension du parc de magasins par rapport à la demande expliquent cette «refondation de l’écosystème de la mode», selon Gildas Minvielle, directeur de l’observatoire économique de l’IFM. Mais aussi la montée en puissance de la vente en ligne et de la seconde main, ainsi que la multiplication du nombre d’acteurs (Zara, H&M, Uniqlo et l’ultra fast fashion). Certains acteurs s’en sortent quand même dans ce paysage sinistré: les grands magasins, les magasins populaires et alimentaires type Monoprix et E.Leclerc et les chaînes de grande diffusion (Kiabi, Gemo, etc.). Selon une étude consommateurs de l’IFM, les Français plébiscitent Decathlon, Kiabi, H&M, Nike et Intersport pour leurs achats de mode en magasins. Et Amazon, Vinted, Decathlon, Zalando et SheIn pour les achats en ligne. Les ventes en ligne de mode en général reculent de 4,9% en 2023, un «retour à la normale» entamé en 2022 après deux années très dynamiques en raison de la pandémie en 2020 et 2021. A eux seuls, les géants d’Internet que sont l’américain Amazon, les chinois SheIn (ultra fast fashion) ou encore Temu (généraliste) totalisent 4% du marché de l’habillement en France. Ils captent 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires, ce qui est «d’autant plus important (qu’ils) enregistrent de fortes progressions», avertit M. Minvielle.
Y. LAWSON (Edelman France) : «Les Français demandent de la transparence de la part des marques»
L’agence Edelman France a dévoilé son Trust Barometer pour l’année 2024, qui révèle un nouveau paradoxe au coeur de la société: l’innovation contribuerait à une nouvelle ère de prospérité mais aggraverait en l’état la relation de confiance entre les Français, les dirigeants et les experts dans les entreprises et la population. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer ce baromètre avec Yoni LAWSON, head of tech chez Edelman France.
MEDIACOM’
Quelle est la vocation du Trust Barometer d’Edelman ?
Yoni LAWSON
Le Trust Barometer d’Edelman analyse le niveau de confiance des citoyens dans les entreprises, les gouvernements, les ONG et les médias dans près de 28 pays. En presque un quart de siècle de recherche sur la confiance, nous avons identifié quatre grands thèmes. Cette année, nous sommes arrivés à un cinquième thème majeur : l’innovation en péril. Non pas à cause des technologies elles-mêmes, mais de la façon dont elles sont intégrées ou pas à la société.
MEDIACOM’
L’innovation est rapide et omniprésente, est-ce inquiétant pour les Français ?
Yoni LAWSON
La France se distingue singulièrement parmi les 28 pays analysés dans notre dernier Trust Barometer. Les niveaux de confiance dans l’innovation sont parmi les plus bas au monde. Ce n’est pas tant l’innovation qui est en cause, mais la manière dont elle est implémentée dans la société qui est questionnée par les Français. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, ils ne sont que 46% à faire confiance aux entreprises pour introduire l’innovation en France, 59% pensent que le gouvernement ne possède pas les compétences nécessaires pour réguler l’innovation, et seuls 49% des Français font confiance à l’Union Européenne, dont l’une des missions est de réguler l’innovation. Et pourtant, les Français ont une grande confiance dans le secteur de la technologie (67%) ou de la santé (77%). Néanmoins, la confiance dans un secteur ne garantit pas la confiance dans ses innovations.
MEDIACOM’
La transparence, sujet qui concerne aussi les marques, est-elle recherchée par les Français ?
Yoni LAWSON
En effet, les Français demandent également de la transparence de la part des marques. Ils doivent communiquer les avantages et les inconvénients des nouvelles technologies et de l’innovation. C’est même une exception française dans le Trust Barometer. C’est l’action de confiance n°1 pour que les marques soient considérées comme de vrais acteurs du changement. 56% des Français demandent également aux CEOs de s’attaquer aux changements qui se produisent dans la société, et pas seulement ceux qui se produisent dans leur entreprise. Les employés veulent ainsi voir les dirigeants de leur entreprise prendre des positions publiques sur les questions liées à l’innovation technologique. Et surprise, les 3 principales préoccupations sont toutes liées à l’IA : la mise à niveau des compétences, l’usage éthique de la technologie et l’impact de l’automatisation sur l’emploi. Un enseignement à retenir alors que l’IA va prendre une place de plus en plus importante dans la société.
MEDIACOM’
Les entreprises prennent-elles conscience du besoin de communiquer différemment sur ces innovations technologiques ?
Yoni LAWSON
L’acceptation de l’innovation est en jeu. Nous vivons à une époque où la société absorbe simultanément des ruptures technologiques et sociétales. Le fil est ténu car les citoyens peuvent percevoir l’innovation comme un progrès ou alors susciter un rejet. Il faut donc garantir que l’innovation apporte la promesse d’un avenir meilleur. Cela veut dire porter une attention particulière autant à l’invention qu’à sa mise en oeuvre. Convaincre, expliquer la science, gérer les impacts et relever le défi de la désinformation. Les dirigeants des entreprises ont un rôle essentiel à jouer, ils doivent aborder les conséquences sociétales plus larges, telles que l’impact sur l’emploi, et répondre aux préoccupations éthiques.
S. LEVIN WEINBERG (Stellar) : «80.5% des Français utilisent les réseaux sociaux environ 2h par jour en moyenne»
En ce début d’année 2024, Stella présente la 3ème édition de son livre blanc autour du marketing d’influence. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer les grands bouleversements du secteur en 2024 avec Sarah LEVIN WEINBERG, cofondatrice de Stellar.
MEDIACOM
Que représente le marché de l’influence ?
Sarah LEVIN WEINBERG
En 2024, le marché de l’influence n’en est clairement plus à ses débuts et continue sa belle ascension ! Il est évalué à 21,2 milliards de dollars en 2023, ce qui témoigne bien de son ampleur et de son impact significatif dans les stratégies marketing. Les plateformes telles que TikTok, Instagram, YouTube et Twitch sont au coeur de cette expansion, chacune ciblant des audiences distinctes et offrant des opportunités uniques de portée et d’engagement pour les marques. LinkedIn continue de gagner en puissance dans les stratégies B2B et nous sommes tous impatients de voir ce que Threads nous réserve pour 2024 et ce qu’il adviendra de X.
MEDIACOM
En quoi 2024 sera marquée par une influence plus responsable ?
Sarah LEVIN WEINBERG
Notre écosystème est désormais réglementé, légiféré, contrôlé, responsabilisant tout autant les grandes plateformes sociales, que les marques, les agences, les influenceurs et leurs agents, dans leur devoir commun de transparence et de protection du consommateur et des individus notamment les plus vulnérables, comme les enfants. Les communautés, de plus en plus conscientes et exigeantes, attendent des marques et des influenceurs qu’ils adoptent des pratiques durables et éthiques. En 2024, on observe une augmentation des campagnes axées sur la durabilité, l’éthique et la prévention mais aussi des prises de paroles sur des sujets de société tels que le harcèlement ou la santé mentale. Les influenceurs sont de plus en plus considérés comme des modèles, ce qui les incite à promouvoir des messages responsables et à ouvrir des débats qui préoccupent leurs abonnés.
MEDIACOM
Les sujets de société sont-ils des sources d’inspirations pour les créateurs de contenu ?
Sarah LEVIN WEINBERG
Je ne sais pas si on peut parler de sources d’inspirations, mais il est naturel que les débats importants de notre société se traitent sur les réseaux sociaux. Certains créateurs de contenu ont construit leurs lignes éditoriales autour de ces thématiques et d’autres vont plutôt prendre la parole sur ces sujets ponctuellement, l’idée étant de partager leurs propres expériences avec leurs communautés et ouvrir la conversation, dans l’objectif de créer un sentiment d’appartenance, et d’espoir, envers leur audience. C’est le cas par exemple d’EnjoyPhoenix, qui prend la parole sur le harcèlement depuis plusieurs années ou encore de Léna Situations qui s’est exprimée sur la santé mentale avec sa vidéo «Le succès… mais à quel prix», visionnée plus de 2 millions de fois en moins d’un mois. Et qu’ils soient concernés ou pas par ces sujets, de plus en plus d’influenceurs collaborent avec des marques ou des institutions pour des campagnes de prévention qui ont des impacts positifs sur les communautés.
MEDIACOM
Pour la population, comment évolue la consommation des réseaux sociaux ?
Sarah LEVIN WEINBERG
Dans notre Livre Blanc sur les tendances 2024 nous révélons que 80,5% des Français utilisent les réseaux sociaux environ 2h par jour en moyenne, et parmi eux, 16% considèrent que suivre des influenceurs ou des célébrités constitue l’une des principales motivations à utiliser les réseaux sociaux. La consommation des réseaux continue d’évoluer, avec une tendance à la diversification des plateformes et à l’utilisation multimédia. De plus, de nouvelles tendances ont émergé dans le marketing d’influence, répondant à la nécessité de se faire entendre au milieu du «social media noise» : l’UGC rémunéré, les campagnes multiplateformes ou encore le mix entre publications organiques et boostées, feront partie intégrante des stratégies d’influence en 2024.
MEDIACOM
L’offre sans publicité des plateformes peut-elle nuire au marché de l’influence ?
Sarah LEVIN WEINBERG
L’introduction des formules sans publicité sur des plateformes comme Facebook et Instagram pourrait au contraire représenter un tournant intéressant pour le marché de l’influence. La disparition des publicités et de la collecte de données dans ces abonnements pourrait signifier une réduction du ciblage publicitaire traditionnel. Et cela pourrait donc, en théorie, rediriger une partie du budget marketing des annonceurs vers l’influence marketing, offrant ainsi de nouvelles opportunités pour les influenceurs et les marques de collaborer de manière significative et authentique. Cependant, il est important de considérer le succès relatif de ces offres. Par exemple, la faible conversion des utilisateurs vers l’offre Premium de X suggère que la majorité des utilisateurs pourraient continuer à utiliser la version gratuite des plateformes, où la publicité et le ciblage restent présents.
MEDIACOM
L’IA peut-elle booster les performances des influenceurs ?
Sarah LEVIN WEINBERG
Sans aucun doute, si elle est bien comprise et maîtrisée. Cette révolution IA se manifeste par un gain de temps considérable, ce qui permet aux créateurs de se consacrer à des activités plus stratégiques ou à l’interaction avec leurs abonnés ce qui génèrera plus d’engagement.
Commerce en crise : l’inflation entraîne une baisse historique des ventes en 2023
Baisse des ventes dans le textile ou la décoration, fréquentation en berne, repli des acheteurs sur l’entrée de gamme: l’inflation a provoqué un «écroulement» de la consommation fin 2023, a indiqué mardi la fédération du commerce spécialisé Procos.
Les «mauvaises soldes» d’hiver ont achevé une année 2023 «très difficile» pour les commerces, qui avaient pourtant observé un «rebond assez fort l’été», suivi d’un «écroulement» des ventes depuis septembre, a expliqué son délégué général Emmanuel Le Roch lors d’une conférence de presse. De Etam à McDonald’s en passant par King Jouet, Procos indique regrouper 310 enseignes de secteurs variés réparties sur 60.000 points de vente pesant ensemble 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Si les ventes globales ont progressé de 3,5% sur un an en 2023, le bilan annuel montre une «grosse hétérogénéité» entre les secteurs, selon Emmanuel Le Roch. En tête de file, les ventes de la beauté progressent (+7,9% sur un an), comme l’alimentaire spécialisé (boucheries ou boulangeries par exemple, +3,7%) et la restauration (+4,5%), quand les secteurs de l’habillement (-1,1%), de la chaussure (-3%), ou du jouet (-1,5%) voient leur ventes diminuer pour la deuxième année consécutive. Pourtant dynamique en 2022, le secteur de la maison est lui aussi «très dégradé» cette année (-2,6%). Des reculs essentiellement dus à un «arbitrage» réalisé par les consommateurs : en voyant leur pouvoir d’achat diminuer en raison notamment des hausses de prix dans l’alimentation ou l’électricité, des «dépenses contraintes», ils ont réduit leurs «achats plaisir», a interprété Emmanuel Le Roch. Si «l’appétence à consommer» a continué d’exister, la fréquentation moyenne des boutiques suivies par Procos a baissé de 2,3% sur un an, d’une part, et les clients ont changé leur façon de consommer, d’autre part, en se tournant, selon le délégué général de Procos, vers des enseignes plus discount: «Au lieu d’aller chez Carrefour ils vont chez Action, au lieu d’aller chez Camaïeu, ils vont chez Primark.» Le succès rencontré en 2023 par l’entreprise Adopt, qui propose des parfums petits formats bien moins chers que les marques de parfumerie de luxe, témoigne par exemple d’un repli vers des produits d’entrée de gamme. La désinflation s’amorce, selon l’Insee, et «le pouvoir d’achat devrait remonter» en 2024, a poursuivi Emmanuel Le Roch, «mais le problème c’est que les Français n’en ont pas conscience», s’inquiète-t-il. En janvier 2024, le chiffre d’affaires des enseignes suivies par Procos est en recul d’1,5% sur un an.
J. SCAGLIONE (Grinta) : « Devenir le Buzzmann 2.0 »
Grinta, agence fondée fin 2022, a signé un début d’activité remarqué en signant des campagnes pour Les Produits Laitiers, Nike ou encore Warner Bros. En 2024, l’agence poursuit son développement avec de nouveaux projets. Zoom sur l’agence Grinta avec son Directeur général, Julien SCAGLIONE.
MEDIACOM Grinta est une nouvelle agence sur le marché. Comment avez-vous émergé ?
Julien SCAGLIONE L’agence Grinta a été lancée en novembre 2022. Avec mon associé Mickael Krikorian, nous avons une dizaine d’années d’expérience chez Buzzman. Notre volonté était de pouvoir avoir une agence totalement indépendante, et donc libre sur le marché. Après une soirée de lancement, plusieurs annonceurs sont venus nous interroger. Une interaction assez naturelle s’est faite sur le marché. Notre première campagne a été pour Les Produits Laitiers. Sur notre première année d’activité, nous avons participé à 16 appels d’offres et en avons remporté 13. Nous en tirons un bilan plutôt positif.
MEDIACOM Comme se structure l’agence ?
Julien SCAGLIONE En interne, nous avons fait le choix de recruter, dans un premier temps, essentiellement des profils seniors. Avec le développement de notre activité, nous avons recruté de nombreux profils. À la fin de l’année 2023, notre équipe se composait de 12 talents. Nous avons beaucoup de sujets prévus pour 2024, il n’est pas exclu que l’agence gagne encore en puissance. Si ça continue, nous allons même devoir penser à déménager dans des locaux plus grands…
MEDIACOM L’agence a accompagné un client comme Warner Bros. Comment s’est construite la campagne ?
Julien SCAGLIONE Chez Grinta, nous misons essentiellement sur l’idée ! C’est l’ADN de l’agence. Nous les avons accompagnés sur la sortie du film «Aquaman et le Royaume perdu». L’idée était d’inonder les quais de métro et les rues parisiennes avec des publicités ingénieuses où les affiches du film et celles des marques Krys et Celio interagissent, créant ainsi un effet visuel impactant. À noter que notre idée créative était présente dans tous les aquariums des magasins Truffaut partout en France.
MEDIACOM Comment être créatif sur des sujets institutionnels comme l’énergie ?
Julien SCAGLIONE La créativité peut être présente sur tous les secteurs! Pour sa toute première campagne, la bellenergie a mandaté l’agence Grinta. Pour promouvoir son message qu’il est important de passer à l’énergie verte, nous avons proposé une campagne basée sur un film TV en animation 3D, mais déclinée aussi en affichage et sur le digital / réseaux sociaux. Nous avons aimé dans le brief de la bellenergie, l’idée de bienveillance en citant d’autres fournisseurs verts. Le message est simple, mais sincère : le choix du fournisseur n’a pas vraiment d’importance, tant qu’il est vert !
MEDIACOM En ce début 2024, d’autres appels d’offres sont-ils en cours ?
Julien SCAGLIONE En ce début d’année, nous venons de gagner un nouveau client : Brewdog. Il s’agit d’une marque de bière alternative britannique connaissant une importante croissance. La marque arrive en France, et nous avons été mandatés pour les accompagner avec une campagne print à l’échelle nationale. Nous avons compris le ton Brewdog, et ils ont été satisfaits de notre proposition. La campagne sera en activation sur le 2ème trimestre 2024.
MEDIACOM Quels sont les autres projets pour 2024 ?
Julien SCAGLIONE Sur le début du mois de mars, nous accompagnerons l’ouverture de Boom Boom Vilette, le 1er lieu dédié aux loisirs et à la food en France, avec une campagne print diffusée dans la capitale. Nous travaillons aussi sur le rebranding complet d’une marque du Groupe Krys: Lynx Optique You Do deviendra You Do. L’idée de la campagne sera pensée sur l’offre de l’enseigne: «30 jours pour essayer, 30 jours pour se tromper».Enfin, nous avons participé à quelques appels d’offres, notamment pour La Boulangère. Nous aurons des réponses, positives nous l’espérons, dans les prochaines semaines.
MEDIACOM Quel est votre plan de développement ?
Julien SCAGLIONE Avoir la grinta, c’est avoir quelque chose dans les tripes, se dépasser pour vaincre. On veut être une agence indépendante qui vient chamailler le marché avec de l’audace. Être en quelque sorte le Buzzmann 2.0. À ce jour, il est encore trop tôt pour viser l’international, mais nous en avons envie
Un nouveau concept pour les agences d’Avis Budget Group
Avec des agences entièrement rénovées et repensées, Avis Budget Group renforce son offre et propose une nouvelle expérience client. L’agence Marne la Vallée-Chessy, aux portes de Disneyland® Paris, leur Partenaire Officiel, est la première à faire peau neuve. L’expérience client et l’innovation étant au cœur des préoccupations d’Avis Budget, le groupe a repensé l’espace d’accueil, optimisé et rationalisé le parcours client dans ses agences. Avis a fait appel à Megamark pour créer un nouveau concept, et les équipes à tous les niveaux ont été impliquées autour de la réflexion. Les besoins des clients ont été pris en compte afin que le nouveau design soit parfaitement adapté et tout a été mis en œuvre pour assurer le bien-être des équipes sur le lieu de travail. En ce qui concerne le design du concept, Avis Budget Group a choisi d’utiliser certains éléments de l’hôtellerie, tels que des comptoirs espacés en îlots, un aspect boisé et arrondi pour un environnement convivial, aéré, tout en reprenant les couleurs de la marque.
Sun lance une campagne inédite
La marque Sun lance une campagne d’affichage publicitaire créative et décalée à découvrir au Citadium, à Paris. Imaginée par l’agence Mullenlowe Londres, cette nouvelle campagne vise à montrer qu’une bonne entente sur l’organisation du lave-vaisselle peut révéler certaines compatibilités amoureuses. En effet, selon une récente étude (février 2024), menée par la marque avec l’institut de sondages OpinionWay, 83% des Français ont de fortes attentes autour des tâches ménagères dans leur couple et 71% d’entre eux indiquent qu’ils se sont déjà disputés avec leur partenaire à propos de leur façon de ranger le lave-vaisselle. Pour adresser cette génération plus exigeante que ses ainés, la campagne d’affichage sera accompagnée d’un large dispositif digital et social media. De plus, une campagne d’influence multiplateforme sera active avec des créateurs de contenus incontournables des 18-35 ans.
La Confédération Nationale de l’Élevage (CNE) lance une nouvelle campagne de communication avec Ogilvy Paris
La Confédération Nationale de l’Élevage (CNE), en partenariat avec les trois interprofessions INTERBEV, le CNIEL et l’ANICAP a fait appel à Ogilvy Paris pour lancer une campagne afin de rappeler les forces et les contributions positives de nos élevages français de vaches, chèvres et brebis : « Nos élevages, il y a de quoi en être fiers ». La campagne, composée de 4 annonces presse diffusées en PQR et PQN ainsi que de vidéos de 7 secondes diffusées sur les réseaux sociaux, a été lancée le 5 février dernier. Elle sera également visible lors du Salon de l’Agriculture, du 24 février au 3 mars 2024.
L’agence Publicis Luxe se renforce avec le duo Christine Milan et Alexis de Montaigu
L’agence Publicis Luxe se renforce pour accélérer le déploiement de son offre partout dans le monde et accompagner de façon toujours plus agile ses clients à l’international. Cette accélération est portée par un duo formé de Christine Milan, DGA en charge du planning stratégique à l’international et d’Alexis de Montaigu nouvellement arrivé comme Global Client Lead sur le compte Lancôme International & Chief Growth Officer. A ce titre il pilotera la stratégie d’intégration et de croissance de l’offre luxe de Publicis à travers le monde et en particulier sur le marché nord-américain.
14,1%
La part RSE s’élève à 14,1% en TV, dépassant la moyenne globale, tandis qu’en presse et en radio, elle se situe respectivement à 10,5% et 8,4%
Source : Baromètre RSE Kantar Média
Crise pour le prêt-à-porter milieu de gamme en 2023
Le volume des ventes dans le secteur de la mode a reculé de 4% en 2023, année de crise pour le prêt-à-porter milieu de gamme, selon un bilan présenté jeudi à l’Institut Français de la Mode (IFM).
chiffre d’affaires des entreprises d’habillement et de textile (hors accessoires) a lui diminué de 1,3% en 2023 par rapport à 2022, s’établissant à environ 27 milliards d’euros – alors que les prix ont augmenté d’environ 3%. Dans le détail, la chaussure perd 4,9%, le linge de maison 4,2%, la lingerie 3,8%, l’habillement femme 1,5% et l’enfant 0,5%. Seule la mode homme tire son épingle du jeu avec +0,6%. Sans surprise, les chaînes spécialisées de centre-ville ont vu leur chiffre d’affaires chuter de 4,6% en 2023. Depuis plus d’un an, le prêt-à-porter milieu de gamme (55% du parc de magasins en France) traverse une profonde crise se traduisant par des fermetures de boutiques, des redressements judiciaires voire des liquidations. En 2023, 782 points de vente de chaînes spécialisées ont fermé et 191 du côté des indépendants, révèle l’IFM. La pandémie, l’inflation – avec des «arbitrages de consommation défavorables à la mode» – et la surdimension du parc de magasins par rapport à la demande expliquent cette «refondation de l’écosystème de la mode», selon Gildas Minvielle, directeur de l’observatoire économique de l’IFM. Mais aussi la montée en puissance de la vente en ligne et de la seconde main, ainsi que la multiplication du nombre d’acteurs (Zara, H&M, Uniqlo et l’ultra fast fashion). Certains acteurs s’en sortent quand même dans ce paysage sinistré: les grands magasins, les magasins populaires et alimentaires type Monoprix et E.Leclerc et les chaînes de grande diffusion (Kiabi, Gemo, etc.). Selon une étude consommateurs de l’IFM, les Français plébiscitent Decathlon, Kiabi, H&M, Nike et Intersport pour leurs achats de mode en magasins. Et Amazon, Vinted, Decathlon, Zalando et SheIn pour les achats en ligne. Les ventes en ligne de mode en général reculent de 4,9% en 2023, un «retour à la normale» entamé en 2022 après deux années très dynamiques en raison de la pandémie en 2020 et 2021. A eux seuls, les géants d’Internet que sont l’américain Amazon, les chinois SheIn (ultra fast fashion) ou encore Temu (généraliste) totalisent 4% du marché de l’habillement en France. Ils captent 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires, ce qui est «d’autant plus important (qu’ils) enregistrent de fortes progressions», avertit M. Minvielle.
Y. LAWSON (Edelman France) : «Les Français demandent de la transparence de la part des marques»
L’agence Edelman France a dévoilé son Trust Barometer pour l’année 2024, qui révèle un nouveau paradoxe au coeur de la société: l’innovation contribuerait à une nouvelle ère de prospérité mais aggraverait en l’état la relation de confiance entre les Français, les dirigeants et les experts dans les entreprises et la population. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer ce baromètre avec Yoni LAWSON, head of tech chez Edelman France.
MEDIACOM’
Quelle est la vocation du Trust Barometer d’Edelman ?
Yoni LAWSON
Le Trust Barometer d’Edelman analyse le niveau de confiance des citoyens dans les entreprises, les gouvernements, les ONG et les médias dans près de 28 pays. En presque un quart de siècle de recherche sur la confiance, nous avons identifié quatre grands thèmes. Cette année, nous sommes arrivés à un cinquième thème majeur : l’innovation en péril. Non pas à cause des technologies elles-mêmes, mais de la façon dont elles sont intégrées ou pas à la société.
MEDIACOM’
L’innovation est rapide et omniprésente, est-ce inquiétant pour les Français ?
Yoni LAWSON
La France se distingue singulièrement parmi les 28 pays analysés dans notre dernier Trust Barometer. Les niveaux de confiance dans l’innovation sont parmi les plus bas au monde. Ce n’est pas tant l’innovation qui est en cause, mais la manière dont elle est implémentée dans la société qui est questionnée par les Français. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, ils ne sont que 46% à faire confiance aux entreprises pour introduire l’innovation en France, 59% pensent que le gouvernement ne possède pas les compétences nécessaires pour réguler l’innovation, et seuls 49% des Français font confiance à l’Union Européenne, dont l’une des missions est de réguler l’innovation. Et pourtant, les Français ont une grande confiance dans le secteur de la technologie (67%) ou de la santé (77%). Néanmoins, la confiance dans un secteur ne garantit pas la confiance dans ses innovations.
MEDIACOM’
La transparence, sujet qui concerne aussi les marques, est-elle recherchée par les Français ?
Yoni LAWSON
En effet, les Français demandent également de la transparence de la part des marques. Ils doivent communiquer les avantages et les inconvénients des nouvelles technologies et de l’innovation. C’est même une exception française dans le Trust Barometer. C’est l’action de confiance n°1 pour que les marques soient considérées comme de vrais acteurs du changement. 56% des Français demandent également aux CEOs de s’attaquer aux changements qui se produisent dans la société, et pas seulement ceux qui se produisent dans leur entreprise. Les employés veulent ainsi voir les dirigeants de leur entreprise prendre des positions publiques sur les questions liées à l’innovation technologique. Et surprise, les 3 principales préoccupations sont toutes liées à l’IA : la mise à niveau des compétences, l’usage éthique de la technologie et l’impact de l’automatisation sur l’emploi. Un enseignement à retenir alors que l’IA va prendre une place de plus en plus importante dans la société.
MEDIACOM’
Les entreprises prennent-elles conscience du besoin de communiquer différemment sur ces innovations technologiques ?
Yoni LAWSON
L’acceptation de l’innovation est en jeu. Nous vivons à une époque où la société absorbe simultanément des ruptures technologiques et sociétales. Le fil est ténu car les citoyens peuvent percevoir l’innovation comme un progrès ou alors susciter un rejet. Il faut donc garantir que l’innovation apporte la promesse d’un avenir meilleur. Cela veut dire porter une attention particulière autant à l’invention qu’à sa mise en oeuvre. Convaincre, expliquer la science, gérer les impacts et relever le défi de la désinformation. Les dirigeants des entreprises ont un rôle essentiel à jouer, ils doivent aborder les conséquences sociétales plus larges, telles que l’impact sur l’emploi, et répondre aux préoccupations éthiques.
S. LEVIN WEINBERG (Stellar) : «80.5% des Français utilisent les réseaux sociaux environ 2h par jour en moyenne»
En ce début d’année 2024, Stella présente la 3ème édition de son livre blanc autour du marketing d’influence. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer les grands bouleversements du secteur en 2024 avec Sarah LEVIN WEINBERG, cofondatrice de Stellar.
MEDIACOM
Que représente le marché de l’influence ?
Sarah LEVIN WEINBERG
En 2024, le marché de l’influence n’en est clairement plus à ses débuts et continue sa belle ascension ! Il est évalué à 21,2 milliards de dollars en 2023, ce qui témoigne bien de son ampleur et de son impact significatif dans les stratégies marketing. Les plateformes telles que TikTok, Instagram, YouTube et Twitch sont au coeur de cette expansion, chacune ciblant des audiences distinctes et offrant des opportunités uniques de portée et d’engagement pour les marques. LinkedIn continue de gagner en puissance dans les stratégies B2B et nous sommes tous impatients de voir ce que Threads nous réserve pour 2024 et ce qu’il adviendra de X.
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En quoi 2024 sera marquée par une influence plus responsable ?
Sarah LEVIN WEINBERG
Notre écosystème est désormais réglementé, légiféré, contrôlé, responsabilisant tout autant les grandes plateformes sociales, que les marques, les agences, les influenceurs et leurs agents, dans leur devoir commun de transparence et de protection du consommateur et des individus notamment les plus vulnérables, comme les enfants. Les communautés, de plus en plus conscientes et exigeantes, attendent des marques et des influenceurs qu’ils adoptent des pratiques durables et éthiques. En 2024, on observe une augmentation des campagnes axées sur la durabilité, l’éthique et la prévention mais aussi des prises de paroles sur des sujets de société tels que le harcèlement ou la santé mentale. Les influenceurs sont de plus en plus considérés comme des modèles, ce qui les incite à promouvoir des messages responsables et à ouvrir des débats qui préoccupent leurs abonnés.
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Les sujets de société sont-ils des sources d’inspirations pour les créateurs de contenu ?
Sarah LEVIN WEINBERG
Je ne sais pas si on peut parler de sources d’inspirations, mais il est naturel que les débats importants de notre société se traitent sur les réseaux sociaux. Certains créateurs de contenu ont construit leurs lignes éditoriales autour de ces thématiques et d’autres vont plutôt prendre la parole sur ces sujets ponctuellement, l’idée étant de partager leurs propres expériences avec leurs communautés et ouvrir la conversation, dans l’objectif de créer un sentiment d’appartenance, et d’espoir, envers leur audience. C’est le cas par exemple d’EnjoyPhoenix, qui prend la parole sur le harcèlement depuis plusieurs années ou encore de Léna Situations qui s’est exprimée sur la santé mentale avec sa vidéo «Le succès… mais à quel prix», visionnée plus de 2 millions de fois en moins d’un mois. Et qu’ils soient concernés ou pas par ces sujets, de plus en plus d’influenceurs collaborent avec des marques ou des institutions pour des campagnes de prévention qui ont des impacts positifs sur les communautés.
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Pour la population, comment évolue la consommation des réseaux sociaux ?
Sarah LEVIN WEINBERG
Dans notre Livre Blanc sur les tendances 2024 nous révélons que 80,5% des Français utilisent les réseaux sociaux environ 2h par jour en moyenne, et parmi eux, 16% considèrent que suivre des influenceurs ou des célébrités constitue l’une des principales motivations à utiliser les réseaux sociaux. La consommation des réseaux continue d’évoluer, avec une tendance à la diversification des plateformes et à l’utilisation multimédia. De plus, de nouvelles tendances ont émergé dans le marketing d’influence, répondant à la nécessité de se faire entendre au milieu du «social media noise» : l’UGC rémunéré, les campagnes multiplateformes ou encore le mix entre publications organiques et boostées, feront partie intégrante des stratégies d’influence en 2024.
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L’offre sans publicité des plateformes peut-elle nuire au marché de l’influence ?
Sarah LEVIN WEINBERG
L’introduction des formules sans publicité sur des plateformes comme Facebook et Instagram pourrait au contraire représenter un tournant intéressant pour le marché de l’influence. La disparition des publicités et de la collecte de données dans ces abonnements pourrait signifier une réduction du ciblage publicitaire traditionnel. Et cela pourrait donc, en théorie, rediriger une partie du budget marketing des annonceurs vers l’influence marketing, offrant ainsi de nouvelles opportunités pour les influenceurs et les marques de collaborer de manière significative et authentique. Cependant, il est important de considérer le succès relatif de ces offres. Par exemple, la faible conversion des utilisateurs vers l’offre Premium de X suggère que la majorité des utilisateurs pourraient continuer à utiliser la version gratuite des plateformes, où la publicité et le ciblage restent présents.
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L’IA peut-elle booster les performances des influenceurs ?
Sarah LEVIN WEINBERG
Sans aucun doute, si elle est bien comprise et maîtrisée. Cette révolution IA se manifeste par un gain de temps considérable, ce qui permet aux créateurs de se consacrer à des activités plus stratégiques ou à l’interaction avec leurs abonnés ce qui génèrera plus d’engagement.
Commerce en crise : l’inflation entraîne une baisse historique des ventes en 2023

Baisse des ventes dans le textile ou la décoration, fréquentation en berne, repli des acheteurs sur l’entrée de gamme: l’inflation a provoqué un «écroulement» de la consommation fin 2023, a indiqué mardi la fédération du commerce spécialisé Procos.
Les «mauvaises soldes» d’hiver ont achevé une année 2023 «très difficile» pour les commerces, qui avaient pourtant observé un «rebond assez fort l’été», suivi d’un «écroulement» des ventes depuis septembre, a expliqué son délégué général Emmanuel Le Roch lors d’une conférence de presse. De Etam à McDonald’s en passant par King Jouet, Procos indique regrouper 310 enseignes de secteurs variés réparties sur 60.000 points de vente pesant ensemble 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Si les ventes globales ont progressé de 3,5% sur un an en 2023, le bilan annuel montre une «grosse hétérogénéité» entre les secteurs, selon Emmanuel Le Roch. En tête de file, les ventes de la beauté progressent (+7,9% sur un an), comme l’alimentaire spécialisé (boucheries ou boulangeries par exemple, +3,7%) et la restauration (+4,5%), quand les secteurs de l’habillement (-1,1%), de la chaussure (-3%), ou du jouet (-1,5%) voient leur ventes diminuer pour la deuxième année consécutive. Pourtant dynamique en 2022, le secteur de la maison est lui aussi «très dégradé» cette année (-2,6%). Des reculs essentiellement dus à un «arbitrage» réalisé par les consommateurs : en voyant leur pouvoir d’achat diminuer en raison notamment des hausses de prix dans l’alimentation ou l’électricité, des «dépenses contraintes», ils ont réduit leurs «achats plaisir», a interprété Emmanuel Le Roch. Si «l’appétence à consommer» a continué d’exister, la fréquentation moyenne des boutiques suivies par Procos a baissé de 2,3% sur un an, d’une part, et les clients ont changé leur façon de consommer, d’autre part, en se tournant, selon le délégué général de Procos, vers des enseignes plus discount: «Au lieu d’aller chez Carrefour ils vont chez Action, au lieu d’aller chez Camaïeu, ils vont chez Primark.» Le succès rencontré en 2023 par l’entreprise Adopt, qui propose des parfums petits formats bien moins chers que les marques de parfumerie de luxe, témoigne par exemple d’un repli vers des produits d’entrée de gamme. La désinflation s’amorce, selon l’Insee, et «le pouvoir d’achat devrait remonter» en 2024, a poursuivi Emmanuel Le Roch, «mais le problème c’est que les Français n’en ont pas conscience», s’inquiète-t-il. En janvier 2024, le chiffre d’affaires des enseignes suivies par Procos est en recul d’1,5% sur un an.
J. SCAGLIONE (Grinta) : « Devenir le Buzzmann 2.0 »
Grinta, agence fondée fin 2022, a signé un début d’activité remarqué en signant des campagnes pour Les Produits Laitiers, Nike ou encore Warner Bros. En 2024, l’agence poursuit son développement avec de nouveaux projets. Zoom sur l’agence Grinta avec son Directeur général, Julien SCAGLIONE.
MEDIACOM Grinta est une nouvelle agence sur le marché. Comment avez-vous émergé ?
Julien SCAGLIONE L’agence Grinta a été lancée en novembre 2022. Avec mon associé Mickael Krikorian, nous avons une dizaine d’années d’expérience chez Buzzman. Notre volonté était de pouvoir avoir une agence totalement indépendante, et donc libre sur le marché. Après une soirée de lancement, plusieurs annonceurs sont venus nous interroger. Une interaction assez naturelle s’est faite sur le marché. Notre première campagne a été pour Les Produits Laitiers. Sur notre première année d’activité, nous avons participé à 16 appels d’offres et en avons remporté 13. Nous en tirons un bilan plutôt positif.
MEDIACOM Comme se structure l’agence ?
Julien SCAGLIONE En interne, nous avons fait le choix de recruter, dans un premier temps, essentiellement des profils seniors. Avec le développement de notre activité, nous avons recruté de nombreux profils. À la fin de l’année 2023, notre équipe se composait de 12 talents. Nous avons beaucoup de sujets prévus pour 2024, il n’est pas exclu que l’agence gagne encore en puissance. Si ça continue, nous allons même devoir penser à déménager dans des locaux plus grands…
MEDIACOM L’agence a accompagné un client comme Warner Bros. Comment s’est construite la campagne ?
Julien SCAGLIONE Chez Grinta, nous misons essentiellement sur l’idée ! C’est l’ADN de l’agence. Nous les avons accompagnés sur la sortie du film «Aquaman et le Royaume perdu». L’idée était d’inonder les quais de métro et les rues parisiennes avec des publicités ingénieuses où les affiches du film et celles des marques Krys et Celio interagissent, créant ainsi un effet visuel impactant. À noter que notre idée créative était présente dans tous les aquariums des magasins Truffaut partout en France.
MEDIACOM Comment être créatif sur des sujets institutionnels comme l’énergie ?
Julien SCAGLIONE La créativité peut être présente sur tous les secteurs! Pour sa toute première campagne, la bellenergie a mandaté l’agence Grinta. Pour promouvoir son message qu’il est important de passer à l’énergie verte, nous avons proposé une campagne basée sur un film TV en animation 3D, mais déclinée aussi en affichage et sur le digital / réseaux sociaux. Nous avons aimé dans le brief de la bellenergie, l’idée de bienveillance en citant d’autres fournisseurs verts. Le message est simple, mais sincère : le choix du fournisseur n’a pas vraiment d’importance, tant qu’il est vert !
MEDIACOM En ce début 2024, d’autres appels d’offres sont-ils en cours ?
Julien SCAGLIONE En ce début d’année, nous venons de gagner un nouveau client : Brewdog. Il s’agit d’une marque de bière alternative britannique connaissant une importante croissance. La marque arrive en France, et nous avons été mandatés pour les accompagner avec une campagne print à l’échelle nationale. Nous avons compris le ton Brewdog, et ils ont été satisfaits de notre proposition. La campagne sera en activation sur le 2ème trimestre 2024.
MEDIACOM Quels sont les autres projets pour 2024 ?
Julien SCAGLIONE Sur le début du mois de mars, nous accompagnerons l’ouverture de Boom Boom Vilette, le 1er lieu dédié aux loisirs et à la food en France, avec une campagne print diffusée dans la capitale. Nous travaillons aussi sur le rebranding complet d’une marque du Groupe Krys: Lynx Optique You Do deviendra You Do. L’idée de la campagne sera pensée sur l’offre de l’enseigne: «30 jours pour essayer, 30 jours pour se tromper».Enfin, nous avons participé à quelques appels d’offres, notamment pour La Boulangère. Nous aurons des réponses, positives nous l’espérons, dans les prochaines semaines.
MEDIACOM Quel est votre plan de développement ?
Julien SCAGLIONE Avoir la grinta, c’est avoir quelque chose dans les tripes, se dépasser pour vaincre. On veut être une agence indépendante qui vient chamailler le marché avec de l’audace. Être en quelque sorte le Buzzmann 2.0. À ce jour, il est encore trop tôt pour viser l’international, mais nous en avons envie










