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Champs-Élysées, IA et robots : VivaTech lance sa 10ème édition en grand format

Pour sa dixième bougie, le salon s’apprête à accueillir, du 17 au 20 juin à la Porte de Versailles, près de 15.000 start-up et 4.000 investisseurs du monde entier, ont annoncé les organisateurs mardi, lors d’une conférence de presse au Palais de la découverte, à Paris. Espérant dépasser le nombre de 180.000 visiteurs atteint l’an dernier, VivaTech passe cette année de 50.000 à 70.000 mètres carrés, où seront accueillis des représentants de 170 pays et 60 pavillons nationaux. «C’est un peu l’expo universelle de l’innovation», s’enthousiasme Maurice Lévy, cofondateur et désormais co-actionnaire de l’événement après le rachat des parts de Publicis dans VivaTech l’été dernier, l’autre moitié appartenant au groupe Les Echos-Le Parisien. Quelques jours avant le coup d’envoi, le 14 juin, «des robots, des hélicoptères, des drones et des IA» seront présentés gratuitement au public sur l’avenue des Champs-Elysées, rendue piétonne pour l’occasion, promettent les organisateurs. Comme l’an dernier, «ce sera l’IA superstar, mais l’IA applicative, concrète, à des secteurs économiques», a expliqué François Bitouzet, directeur général de VivaTech, qui attend «des innovations concrètes sur ce que l’IA va changer dans la logistique, la banque, le luxe ou l’automobile». Après le Canada en 2025, l’Allemagne sera mise à l’honneur cette année avec une délégation à VivaTech de près de 200 start-up dans des domaines allant de l’IA à la greentech, en passant par l’énergie. «Compte tenu de tous les enjeux, en particulier autour de la souveraineté et de la place de l’Europe dans la tech, il nous a semblé intéressant de regarder quels étaient les pays en Europe qui pouvaient être des porte-drapeaux de cette souveraineté européenne», a souligné François Bitouzet. Pour représenter l’Allemagne, le ministre du Numérique, Karsten Wildberger, et celle de la Recherche, Dorothee Bär, sont attendus au salon. Parmi les personnalités et chefs d’entreprise attendus, les organisateurs annoncent la présence du Français Yann LeCun, ancien responsable de recherche IA chez Meta qui vient tout juste de fonder la start-up AMI, Shantanu Narayen, PDG d’Adobe, ou encore Joe Tsai, président du géant chinois du e-commerce Alibaba. 

33%

Le DOOH programmatique (pDOOH) a représenté 33% des campagnes des acheteurs français au cours des 18 derniers mois

Source : Étude VIOOH

Fever-Tree choisit BeInfluence pour piloter sa stratégie d’influence en France

L’agence BeInfluence Europe annonce l’arrivée de Fever-Tree France dans son portefeuille clients. Ce partenariat s’inscrit dans la dynamique de développement de l’agence sur le marché français et confirme sa capacité à accompagner des marques premium internationales dans des stratégies d’influence à forte valeur ajoutée.Dans ce cadre, BeInfluence déploie une stratégie d’influence sur-mesure, pensée pour conjuguer exigence éditoriale, pertinence culturelle et performance. L’agence structure son dispositif autour de trois piliers complémentaires, adaptés aux enjeux d’une marque évoluant dans l’univers exigeant du cocktail et de la mixologie.

Heroiks remporte le budget Paid Social d’ASUS

L’agence Heroiks annonce le gain du budget Paid Social d’ASUS en France. Déjà partenaire de la marque sur ses dispositifs média, l’agence se voit confier la gestion et l’optimisation des campagnes Social Media payantes (Meta, TikTok…) sur l’ensemble des temps forts de la marque. L’objectif est de garantir une présence cohérente et performante sur les plateformes sociales, en maximisant l’impact média à chaque étape du funnel.

Armin DOLL (Yext) : «Il n’existe pas de stratégie unique d’optimisation pour l’IA»

D’après votre étude qui repose sur des données collectées à l’échelle mondiale au 4ème trimestre 2025, couvrant quatre des principaux modèles d’IA – Gemini, Claude, ChatGPT et Perplexity – les consommateurs sont-ils adeptes des plateformes d’IA ? 

Armin DOLL Oui, et l’adoption s’accélère nettement en France. Selon les données de Yext, plus de 80% des consommateurs français déclarent utiliser davantage les outils d’IA qu’il y a un an, signe d’un basculement rapide des usages. Cette progression s’accompagne d’une forte fréquence d’utilisation : 40% des Français y ont recours au moins une fois par jour. Au-delà de l’adoption, c’est surtout le changement de logique qui est marquant. Les consommateurs passent progressivement d’un modèle «je clique, je compare, j’achète» à un modèle «je demande, l’IA recommande». L’IA devient ainsi un point d’entrée de plus en plus naturel dans le parcours d’achat, notamment pour obtenir des réponses rapides ou explorer des options. 

MEDIACOM’ Quelle est la logique de sourcing de Gemini ? 

Armin DOLL Gemini s’inscrit dans la continuité des logiques de recherche traditionnelles, avec une forte proximité avec l’écosystème Google. Ses citations reflètent largement des sources structurées, fiables et directement contrôlées par les marques. Concrètement, 93% des citations de Gemini proviennent de contenus propriétaires ou maîtrisés, dont 51% de sites web officiels et 42% de fiches d’établissements ou d’annuaires. À l’inverse, les contenus issus d’avis, de forums ou de médias restent marginaux. Pour les marques, cela confirme que les fondamentaux du SEO restent déterminants : qualité du site officiel, cohérence des données et maîtrise des informations publiées. 

MEDIACOM’ Qu’en est-il de Claude ? 

Armin DOLL Claude se distingue par une plus grande ouverture aux signaux externes, notamment aux contenus générés par les utilisateurs. Si la majorité de ses citations provient encore de contenus détenus par les marques (81%), il accorde une place nettement plus importante aux avis et recommandations : 15% de ses citations en sont issues, soit deux à quatre fois plus que les autres modèles. Dans certains secteurs comme l’alimentation et les boissons, cet écart est encore plus marqué, avec une part de contenus issus d’avis pouvant atteindre près de 25%. Claude intègre ainsi davantage le ressenti et la réputation dans ses réponses, reflétant plus directement les discussions et perceptions des consommateurs. Pour les marques, cela implique que la gestion des avis, de la réputation en ligne et des signaux sociaux devient un levier clé de visibilité. 

MEDIACOM’ Comment se différencie OpenAI ? 

Armin DOLL OpenAI se distingue par une approche plus contextuelle et variable. Contrairement aux autres modèles, il ne repose pas sur une logique de sourcing homogène, mais adapte ses citations en fonction du secteur et du type de requête. Cette variabilité est particulièrement visible dans certains secteurs comme l’hôtellerie, où les sites officiels sont cités 38% du temps, soit significativement plus que chez les autres modèles. En pratique, cela signifie qu’il n’existe pas de stratégie unique pour optimiser sa visibilité sur OpenAI : les leviers varient selon les industries et les contextes d’usage. 

MEDIACOM’ Et quid de Perplexity ? 

Armin DOLL Perplexity adopte une approche plus stable et structurée, avec des schémas de citation relativement constants d’un secteur à l’autre. Les sites détenus par les marques représentent une part importante de ses citations (entre 37% et 50% selon les industries), avec une préférence marquée pour les contenus organisés, facilement exploitables et clairement attribuables. Cette cohérence en fait le modèle le plus prévisible : il privilégie la clarté, la structuration et la vérifiabilité des informations. Pour les marques, cela signifie qu’une présence en ligne bien structurée, avec des contenus clairs et correctement indexés, constitue un socle suffisant pour maintenir une visibilité régulière. 

MEDIACOM’ Fort de ces constats, pouvons-nous considérer la recherche par IA comme une stratégie unique ? 

Armin DOLL Il n’existe pas de stratégie unique d’optimisation pour l’IA. La combinaison de sources qui favorise la visibilité sur un modèle diffère de celle qui prévaut dans un autre. Les schémas de citation varient davantage au sein des secteurs qu’entre les secteurs eux-mêmes, ce qui ajoute encore une couche de complexité. Les entreprises qui traitent la recherche par IA comme un canal unique à optimiser se reposent sur une hypothèse qui est aujourd’hui invalidée par nos analyses. Cela dit, il existe un socle commun sur lequel toutes les marques peuvent s’appuyer. Nos données montrent que 86% des sources citées dans les réponses générées par l’IA proviennent de contenus que les marques contrôlent déjà : leurs sites web, leurs fiches locales, leurs pages produits. 

Renault care fleet, la première flotte électrique dédiée à la santé de proximité

Renault Group lance Renault Care Fleet, une offre concrète du programme CareMakers pour soutenir et faciliter l’accès au soin dans les territoires isolés en France. Renault Group déploie une flotte solidaire de 50 Renault ZOE E‑Tech électrique reconditionnées, accessible en crédit‑bail à partir de 99€ par mois, pour permettre aux soignants intervenant à domicile dans les déserts médicaux de se déplacer plus loin, à moindre coût et sans émission locale. A travers son programme de mobilité inclusive CareMakers, Renault Group renforce ses engagements sociaux en matière de mobilité solidaire en s’appuyant sur la marque Renault. En France, les professionnels de santé à domicile parcourent chaque jour des dizaines, voire des centaines de kilomètres pour assurer une présence essentielle auprès des patients, notamment en zones rurales et périurbaines.

Intermarché vise 40% de ses ventes en MDD d’ici trois ans

Troisième distributeur alimentaire en France, Intermarché ambitionne de devenir «la marque préférée des Français en MDD», a assuré le patron du groupement, Thierry Cotillard, lors d’une conférence de presse. «Cela va être une belle compèt’ avec Carrefour, avec Leclerc, parce que tout le monde a ça en tête», a-t-il reconnu. 

Les marques de distributeurs, par opposition aux marques nationales comme Danone ou Nestlé, gagnent du terrain dans le caddie des Français depuis la crise inflationniste liée à la guerre en Ukraine. 

Et cette dynamique pourrait se poursuivre avec la guerre au Moyen- Orient. Selon une étude du cabinet NielsenIQ publiée, ces marques représentaient 35,6% du marché des produits de grande consommation en 2025, contre 33,7% en 2022, et 45,5% en volume, contre 43,8% en 2022. 

Chez Intermarché, les MDD constituaient 31,7% des ventes en 2022, et 35,2% actuellement, selon M. Cotillard. 

Leurs ventes ont cru de 5% sur un an pour atteindre 7,3 milliards d’euros en 2025. 

Un chiffre qui pourrait atteindre «10 milliards dans deux trois ans» grâce à la reprise de 600 points de ventes notamment auprès de Casino, selon le dirigeant. 

Pour atteindre les 40% de chiffre d’affaires, le groupe mise sur une politique de prix attractif, l’innovation et des engagements en matière de santé, avec des glaces au Nutri-Score A, par exemple, ou envers les agriculteurs. 

Intermarché, qui a déployé le dispositif Origin’Info, logo facultatif indiquant l’origine géographique des aliments, sur 300 produits, vise sa généralisation d’ici fin 2028. 

Le distributeur va également lancer en juin une gamme d’hygiène/beauté (OkClean) avec des produits composés d’ingrédients naturels et, en septembre, la gamme «Je réduis!» pour des produits à impact carbone réduit, comme des feuilles de lessive ou des tablettes de choviva, un substitut du chocolat fabriqué à partir de graines de tournesol. 

Intermarché s’appuie sur ses 54 usines, d’où proviennent 41% de ses produits à marque propre, «en moyenne 32% moins chers» que les marques nationales, et qui «permettent de sécuriser les approvisionnements» selon M. Cotillard. 

Dans cette logique, il a annoncé l’acquisition prochaine d’une société de négoce en bovins, Béchet bétail, qui réalise 170 millions d’euros de chiffre d’affaires. 

Boycott de X : la FTC négocie un accord avec Publicis, Havas et les géants mondiaux de la publicité

Les discussions concernent les Français Publicis Groupe et Havas, ainsi que WPP, Dentsu et Horizon Media. 

Ces cinq agences publicitaires figurent parmi les plus importes au monde et gèrent collectivement des centaines de milliards de dollars de budgets publicitaires pour le compte de grandes marques internationales. 

L’autorité américaine de la concurrence avait ouvert une enquête en 2025, soupçonnant ces entreprises de s’être illégalement concertées afin de retirer collectivement leurs investissements publicitaires au réseau social X. 

Depuis le rachat fin 2022 de Twitter, rebaptisé X, par Elon Musk, de nombreuses grandes marques ont suspendu leurs achats publicitaires sur la plateforme, invoquant des inquiétudes liées à la modération des contenus. 

Dans le cadre du règlement envisagé, Dentsu, Publicis et WPP s’engageraient «à ne pas orienter les budgets publicitaires de leurs clients en fonction du contenu politique susceptible d’apparaître sur ces plateformes», affirme le quotidien économique américain. 

Les annonceurs individuels conserveraient toutefois la possibilité de décider d’éviter certains sites pour la diffusion de leurs publicités, précise 

le journal. «Un accord avec la FTC serait conclu sans reconnaissance de culpabilité ni d’actes répréhensibles, ont précisé certaines sources. 

Les discussions sont toujours en cours et rien ne garantit qu’un accord sera finalement conclu», ajoute le journal. 

X avait aussi déposé une plainte contre la Fédération mondiale des annonceurs et un groupe de grandes entreprises, les accusant de boycott illégal. 

Cette action a toutefois été rejetée par un tribunal fédéral le mois dernier, selon le Wall Street Journal. 

Duralex : départ du DG et nomination de Peggy Sadier en intérim

«Le conseil d’administration de Duralex annonce la nomination de Peggy Sadier en qualité de directrice générale par intérim. Elle occupait jusqu’à présent les fonctions de directrice marketing et commerciale France et international», a indiqué la verrerie dans un communiqué. 

François Marciano, «son prédécesseur, prépare actuellement son départ à la retraite prévu à la fin du mois», a-t-elle ajouté, estimant que l’enjeu de la société coopérative et participative (Scop) «est d’assurer sa pérennité dans un contexte géopolitique instable et inflationniste». 

Selon le média économique La Lettre Valloire, François Marciano, artisan du passage en Scop, «aurait été brutalement écarté de la direction, tout comme son fils», Antoine Marciano, «qu’il avait propulsé au poste de directeur financier». 

La marque, connue pour sa vaisselle réputée incassable, avait failli disparaître en avril 2024, avant d’être reprise en coopérative par ses salariés quelques semaines plus tard. 

Cet automne, Duralex avait reçu en quelques heures plus de vingt millions d’euros de promesses d’investissements dans le cadre d’une levée de fonds, destinée à assurer la poursuite de son redressement. 

«L’entreprise n’est pas encore sauvée, il nous faut cet argent notamment pour qu’on puisse continuer de développer de nouveaux modèles et acheter de nouvelles machines», affirmait alors M. Marciano. 

Ce dernier annonçait que le chiffre d’affaires de Duralex devait atteindre la barre des 35 millions d’euros pour retrouver l’équilibre financier, avant d’espérer viser 39 millions d’euros en 2030. 

Des objectifs néanmoins difficiles à atteindre, ont affirmé des sources proches du dossier. 

«On est focalisés sur nos sujets», a répondu la directrice générale par intérim Peggy Sadier, assurant que «le père et le fils» Marciano faisaient encore «partie des effectifs». 

François Marciano, «part en retraite, je prends la suite et j’en suis ravie», s’est contentée de commenter Mme Sadier, indiquant que les bilans comptables et «la certification des comptes» de Duralex étaient en cours. 

La coopérative, validée par le tribunal de commerce d’Orléans en juillet 2024, est soutenue par 60% des 243 salariés employés dans son usine de La Chapelle-Saint-Mesmin, située près d’Orléans. 

Netflix sanctionné en appel à 250.000 € d’amende pour promotion du tabac autour du documentaire sur Schumacher

Dans un arrêt daté du 31 mars, la cour a jugé la société Netflix Services France coupable d’avoir, «du 25 août 2021 au 27 avril 2022», fait une «publicité directe et indirecte en faveur du tabac (…) en diffusant sur le site YouTube la bande-annonce officielle du documentaire «Schumacher»». L’association Demain sera non fumeur (DNF), qui avait saisi la justice et qui a obtenu 30.000 euros de dommages et intérêts pour l’atteinte à la lutte contre le tabagisme (plus 5.000 euros de frais de procédure), s’est réjouie dans un communiqué de voir ainsi confirmée la condamnation prononcée par le Tribunal correctionnel de Paris en 2023. Pour la Cour d’appel, Netflix «ne saurait sérieusement soutenir que la bande-annonce ne revêtait aucun caractère publicitaire, eu égard au nombre d’images contenant des marques de cigarettes et leurs logos relevé», 23 en deux minutes, en «l’absence de tout avertissement». Ces faits caractérisant une infraction à la loi Evin, qui interdit la publicité pour le tabac, sont «d’autant plus graves qu’ils ont été commis sur une longue période» et «ont permis» de «toucher notamment un public jeune», poursuit l’arrêt. En revanche, Netflix France «n’avait aucune responsabilité dans la diffusion du documentaire» lui-même, «n’étant pas en charge de la production cinématographique», précise la Cour. Pour Demain sera non fumeur, cette décision «vient rappeler qu’en France, toute propagande ou publicité, directe ou indirecte, en faveur du tabac, des produits du tabac et du vapotage est strictement interdite». La Cour a rejeté l’argument de la liberté d’expression avancé par Netflix, estimant que la bande-annonce résultait «par définition d’un choix opéré au sein du documentaire», lequel n’avait pas «intégré l’objectif constitutionnel de protection de la santé publique». Elle n’a pas davantage retenu celui de la «liberté d’information, s’agissant d’images d’archives». Utiliser des «matériaux d’archives originaux est une pratique courante dans la réalisation de films et séries documentaires», a réagi Netflix, affirmant envisager de contester la décision en cassation. Très dépendante du sponsoring du tabac pendant des décennies, la Formule 1 a interdit la publicité pour le tabac en 2006, sous la pression croissante de l’Organisation mondiale de la santé et l’Union européenne. 

Champs-Élysées, IA et robots : VivaTech lance sa 10ème édition en grand format

Pour sa dixième bougie, le salon s’apprête à accueillir, du 17 au 20 juin à la Porte de Versailles, près de 15.000 start-up et 4.000 investisseurs du monde entier, ont annoncé les organisateurs mardi, lors d’une conférence de presse au Palais de la découverte, à Paris. Espérant dépasser le nombre de 180.000 visiteurs atteint l’an dernier, VivaTech passe cette année de 50.000 à 70.000 mètres carrés, où seront accueillis des représentants de 170 pays et 60 pavillons nationaux. «C’est un peu l’expo universelle de l’innovation», s’enthousiasme Maurice Lévy, cofondateur et désormais co-actionnaire de l’événement après le rachat des parts de Publicis dans VivaTech l’été dernier, l’autre moitié appartenant au groupe Les Echos-Le Parisien. Quelques jours avant le coup d’envoi, le 14 juin, «des robots, des hélicoptères, des drones et des IA» seront présentés gratuitement au public sur l’avenue des Champs-Elysées, rendue piétonne pour l’occasion, promettent les organisateurs. Comme l’an dernier, «ce sera l’IA superstar, mais l’IA applicative, concrète, à des secteurs économiques», a expliqué François Bitouzet, directeur général de VivaTech, qui attend «des innovations concrètes sur ce que l’IA va changer dans la logistique, la banque, le luxe ou l’automobile». Après le Canada en 2025, l’Allemagne sera mise à l’honneur cette année avec une délégation à VivaTech de près de 200 start-up dans des domaines allant de l’IA à la greentech, en passant par l’énergie. «Compte tenu de tous les enjeux, en particulier autour de la souveraineté et de la place de l’Europe dans la tech, il nous a semblé intéressant de regarder quels étaient les pays en Europe qui pouvaient être des porte-drapeaux de cette souveraineté européenne», a souligné François Bitouzet. Pour représenter l’Allemagne, le ministre du Numérique, Karsten Wildberger, et celle de la Recherche, Dorothee Bär, sont attendus au salon. Parmi les personnalités et chefs d’entreprise attendus, les organisateurs annoncent la présence du Français Yann LeCun, ancien responsable de recherche IA chez Meta qui vient tout juste de fonder la start-up AMI, Shantanu Narayen, PDG d’Adobe, ou encore Joe Tsai, président du géant chinois du e-commerce Alibaba. 

33%

Le DOOH programmatique (pDOOH) a représenté 33% des campagnes des acheteurs français au cours des 18 derniers mois

Source : Étude VIOOH

Fever-Tree choisit BeInfluence pour piloter sa stratégie d’influence en France

L’agence BeInfluence Europe annonce l’arrivée de Fever-Tree France dans son portefeuille clients. Ce partenariat s’inscrit dans la dynamique de développement de l’agence sur le marché français et confirme sa capacité à accompagner des marques premium internationales dans des stratégies d’influence à forte valeur ajoutée.Dans ce cadre, BeInfluence déploie une stratégie d’influence sur-mesure, pensée pour conjuguer exigence éditoriale, pertinence culturelle et performance. L’agence structure son dispositif autour de trois piliers complémentaires, adaptés aux enjeux d’une marque évoluant dans l’univers exigeant du cocktail et de la mixologie.

Heroiks remporte le budget Paid Social d’ASUS

L’agence Heroiks annonce le gain du budget Paid Social d’ASUS en France. Déjà partenaire de la marque sur ses dispositifs média, l’agence se voit confier la gestion et l’optimisation des campagnes Social Media payantes (Meta, TikTok…) sur l’ensemble des temps forts de la marque. L’objectif est de garantir une présence cohérente et performante sur les plateformes sociales, en maximisant l’impact média à chaque étape du funnel.

Armin DOLL (Yext) : «Il n’existe pas de stratégie unique d’optimisation pour l’IA»

D’après votre étude qui repose sur des données collectées à l’échelle mondiale au 4ème trimestre 2025, couvrant quatre des principaux modèles d’IA – Gemini, Claude, ChatGPT et Perplexity – les consommateurs sont-ils adeptes des plateformes d’IA ? 

Armin DOLL Oui, et l’adoption s’accélère nettement en France. Selon les données de Yext, plus de 80% des consommateurs français déclarent utiliser davantage les outils d’IA qu’il y a un an, signe d’un basculement rapide des usages. Cette progression s’accompagne d’une forte fréquence d’utilisation : 40% des Français y ont recours au moins une fois par jour. Au-delà de l’adoption, c’est surtout le changement de logique qui est marquant. Les consommateurs passent progressivement d’un modèle «je clique, je compare, j’achète» à un modèle «je demande, l’IA recommande». L’IA devient ainsi un point d’entrée de plus en plus naturel dans le parcours d’achat, notamment pour obtenir des réponses rapides ou explorer des options. 

MEDIACOM’ Quelle est la logique de sourcing de Gemini ? 

Armin DOLL Gemini s’inscrit dans la continuité des logiques de recherche traditionnelles, avec une forte proximité avec l’écosystème Google. Ses citations reflètent largement des sources structurées, fiables et directement contrôlées par les marques. Concrètement, 93% des citations de Gemini proviennent de contenus propriétaires ou maîtrisés, dont 51% de sites web officiels et 42% de fiches d’établissements ou d’annuaires. À l’inverse, les contenus issus d’avis, de forums ou de médias restent marginaux. Pour les marques, cela confirme que les fondamentaux du SEO restent déterminants : qualité du site officiel, cohérence des données et maîtrise des informations publiées. 

MEDIACOM’ Qu’en est-il de Claude ? 

Armin DOLL Claude se distingue par une plus grande ouverture aux signaux externes, notamment aux contenus générés par les utilisateurs. Si la majorité de ses citations provient encore de contenus détenus par les marques (81%), il accorde une place nettement plus importante aux avis et recommandations : 15% de ses citations en sont issues, soit deux à quatre fois plus que les autres modèles. Dans certains secteurs comme l’alimentation et les boissons, cet écart est encore plus marqué, avec une part de contenus issus d’avis pouvant atteindre près de 25%. Claude intègre ainsi davantage le ressenti et la réputation dans ses réponses, reflétant plus directement les discussions et perceptions des consommateurs. Pour les marques, cela implique que la gestion des avis, de la réputation en ligne et des signaux sociaux devient un levier clé de visibilité. 

MEDIACOM’ Comment se différencie OpenAI ? 

Armin DOLL OpenAI se distingue par une approche plus contextuelle et variable. Contrairement aux autres modèles, il ne repose pas sur une logique de sourcing homogène, mais adapte ses citations en fonction du secteur et du type de requête. Cette variabilité est particulièrement visible dans certains secteurs comme l’hôtellerie, où les sites officiels sont cités 38% du temps, soit significativement plus que chez les autres modèles. En pratique, cela signifie qu’il n’existe pas de stratégie unique pour optimiser sa visibilité sur OpenAI : les leviers varient selon les industries et les contextes d’usage. 

MEDIACOM’ Et quid de Perplexity ? 

Armin DOLL Perplexity adopte une approche plus stable et structurée, avec des schémas de citation relativement constants d’un secteur à l’autre. Les sites détenus par les marques représentent une part importante de ses citations (entre 37% et 50% selon les industries), avec une préférence marquée pour les contenus organisés, facilement exploitables et clairement attribuables. Cette cohérence en fait le modèle le plus prévisible : il privilégie la clarté, la structuration et la vérifiabilité des informations. Pour les marques, cela signifie qu’une présence en ligne bien structurée, avec des contenus clairs et correctement indexés, constitue un socle suffisant pour maintenir une visibilité régulière. 

MEDIACOM’ Fort de ces constats, pouvons-nous considérer la recherche par IA comme une stratégie unique ? 

Armin DOLL Il n’existe pas de stratégie unique d’optimisation pour l’IA. La combinaison de sources qui favorise la visibilité sur un modèle diffère de celle qui prévaut dans un autre. Les schémas de citation varient davantage au sein des secteurs qu’entre les secteurs eux-mêmes, ce qui ajoute encore une couche de complexité. Les entreprises qui traitent la recherche par IA comme un canal unique à optimiser se reposent sur une hypothèse qui est aujourd’hui invalidée par nos analyses. Cela dit, il existe un socle commun sur lequel toutes les marques peuvent s’appuyer. Nos données montrent que 86% des sources citées dans les réponses générées par l’IA proviennent de contenus que les marques contrôlent déjà : leurs sites web, leurs fiches locales, leurs pages produits. 

Renault care fleet, la première flotte électrique dédiée à la santé de proximité

Renault Group lance Renault Care Fleet, une offre concrète du programme CareMakers pour soutenir et faciliter l’accès au soin dans les territoires isolés en France. Renault Group déploie une flotte solidaire de 50 Renault ZOE E‑Tech électrique reconditionnées, accessible en crédit‑bail à partir de 99€ par mois, pour permettre aux soignants intervenant à domicile dans les déserts médicaux de se déplacer plus loin, à moindre coût et sans émission locale. A travers son programme de mobilité inclusive CareMakers, Renault Group renforce ses engagements sociaux en matière de mobilité solidaire en s’appuyant sur la marque Renault. En France, les professionnels de santé à domicile parcourent chaque jour des dizaines, voire des centaines de kilomètres pour assurer une présence essentielle auprès des patients, notamment en zones rurales et périurbaines.

Intermarché vise 40% de ses ventes en MDD d’ici trois ans

Troisième distributeur alimentaire en France, Intermarché ambitionne de devenir «la marque préférée des Français en MDD», a assuré le patron du groupement, Thierry Cotillard, lors d’une conférence de presse. «Cela va être une belle compèt’ avec Carrefour, avec Leclerc, parce que tout le monde a ça en tête», a-t-il reconnu. 

Les marques de distributeurs, par opposition aux marques nationales comme Danone ou Nestlé, gagnent du terrain dans le caddie des Français depuis la crise inflationniste liée à la guerre en Ukraine. 

Et cette dynamique pourrait se poursuivre avec la guerre au Moyen- Orient. Selon une étude du cabinet NielsenIQ publiée, ces marques représentaient 35,6% du marché des produits de grande consommation en 2025, contre 33,7% en 2022, et 45,5% en volume, contre 43,8% en 2022. 

Chez Intermarché, les MDD constituaient 31,7% des ventes en 2022, et 35,2% actuellement, selon M. Cotillard. 

Leurs ventes ont cru de 5% sur un an pour atteindre 7,3 milliards d’euros en 2025. 

Un chiffre qui pourrait atteindre «10 milliards dans deux trois ans» grâce à la reprise de 600 points de ventes notamment auprès de Casino, selon le dirigeant. 

Pour atteindre les 40% de chiffre d’affaires, le groupe mise sur une politique de prix attractif, l’innovation et des engagements en matière de santé, avec des glaces au Nutri-Score A, par exemple, ou envers les agriculteurs. 

Intermarché, qui a déployé le dispositif Origin’Info, logo facultatif indiquant l’origine géographique des aliments, sur 300 produits, vise sa généralisation d’ici fin 2028. 

Le distributeur va également lancer en juin une gamme d’hygiène/beauté (OkClean) avec des produits composés d’ingrédients naturels et, en septembre, la gamme «Je réduis!» pour des produits à impact carbone réduit, comme des feuilles de lessive ou des tablettes de choviva, un substitut du chocolat fabriqué à partir de graines de tournesol. 

Intermarché s’appuie sur ses 54 usines, d’où proviennent 41% de ses produits à marque propre, «en moyenne 32% moins chers» que les marques nationales, et qui «permettent de sécuriser les approvisionnements» selon M. Cotillard. 

Dans cette logique, il a annoncé l’acquisition prochaine d’une société de négoce en bovins, Béchet bétail, qui réalise 170 millions d’euros de chiffre d’affaires. 

Boycott de X : la FTC négocie un accord avec Publicis, Havas et les géants mondiaux de la publicité

Les discussions concernent les Français Publicis Groupe et Havas, ainsi que WPP, Dentsu et Horizon Media. 

Ces cinq agences publicitaires figurent parmi les plus importes au monde et gèrent collectivement des centaines de milliards de dollars de budgets publicitaires pour le compte de grandes marques internationales. 

L’autorité américaine de la concurrence avait ouvert une enquête en 2025, soupçonnant ces entreprises de s’être illégalement concertées afin de retirer collectivement leurs investissements publicitaires au réseau social X. 

Depuis le rachat fin 2022 de Twitter, rebaptisé X, par Elon Musk, de nombreuses grandes marques ont suspendu leurs achats publicitaires sur la plateforme, invoquant des inquiétudes liées à la modération des contenus. 

Dans le cadre du règlement envisagé, Dentsu, Publicis et WPP s’engageraient «à ne pas orienter les budgets publicitaires de leurs clients en fonction du contenu politique susceptible d’apparaître sur ces plateformes», affirme le quotidien économique américain. 

Les annonceurs individuels conserveraient toutefois la possibilité de décider d’éviter certains sites pour la diffusion de leurs publicités, précise 

le journal. «Un accord avec la FTC serait conclu sans reconnaissance de culpabilité ni d’actes répréhensibles, ont précisé certaines sources. 

Les discussions sont toujours en cours et rien ne garantit qu’un accord sera finalement conclu», ajoute le journal. 

X avait aussi déposé une plainte contre la Fédération mondiale des annonceurs et un groupe de grandes entreprises, les accusant de boycott illégal. 

Cette action a toutefois été rejetée par un tribunal fédéral le mois dernier, selon le Wall Street Journal. 

Duralex : départ du DG et nomination de Peggy Sadier en intérim

«Le conseil d’administration de Duralex annonce la nomination de Peggy Sadier en qualité de directrice générale par intérim. Elle occupait jusqu’à présent les fonctions de directrice marketing et commerciale France et international», a indiqué la verrerie dans un communiqué. 

François Marciano, «son prédécesseur, prépare actuellement son départ à la retraite prévu à la fin du mois», a-t-elle ajouté, estimant que l’enjeu de la société coopérative et participative (Scop) «est d’assurer sa pérennité dans un contexte géopolitique instable et inflationniste». 

Selon le média économique La Lettre Valloire, François Marciano, artisan du passage en Scop, «aurait été brutalement écarté de la direction, tout comme son fils», Antoine Marciano, «qu’il avait propulsé au poste de directeur financier». 

La marque, connue pour sa vaisselle réputée incassable, avait failli disparaître en avril 2024, avant d’être reprise en coopérative par ses salariés quelques semaines plus tard. 

Cet automne, Duralex avait reçu en quelques heures plus de vingt millions d’euros de promesses d’investissements dans le cadre d’une levée de fonds, destinée à assurer la poursuite de son redressement. 

«L’entreprise n’est pas encore sauvée, il nous faut cet argent notamment pour qu’on puisse continuer de développer de nouveaux modèles et acheter de nouvelles machines», affirmait alors M. Marciano. 

Ce dernier annonçait que le chiffre d’affaires de Duralex devait atteindre la barre des 35 millions d’euros pour retrouver l’équilibre financier, avant d’espérer viser 39 millions d’euros en 2030. 

Des objectifs néanmoins difficiles à atteindre, ont affirmé des sources proches du dossier. 

«On est focalisés sur nos sujets», a répondu la directrice générale par intérim Peggy Sadier, assurant que «le père et le fils» Marciano faisaient encore «partie des effectifs». 

François Marciano, «part en retraite, je prends la suite et j’en suis ravie», s’est contentée de commenter Mme Sadier, indiquant que les bilans comptables et «la certification des comptes» de Duralex étaient en cours. 

La coopérative, validée par le tribunal de commerce d’Orléans en juillet 2024, est soutenue par 60% des 243 salariés employés dans son usine de La Chapelle-Saint-Mesmin, située près d’Orléans. 

Netflix sanctionné en appel à 250.000 € d’amende pour promotion du tabac autour du documentaire sur Schumacher

Dans un arrêt daté du 31 mars, la cour a jugé la société Netflix Services France coupable d’avoir, «du 25 août 2021 au 27 avril 2022», fait une «publicité directe et indirecte en faveur du tabac (…) en diffusant sur le site YouTube la bande-annonce officielle du documentaire «Schumacher»». L’association Demain sera non fumeur (DNF), qui avait saisi la justice et qui a obtenu 30.000 euros de dommages et intérêts pour l’atteinte à la lutte contre le tabagisme (plus 5.000 euros de frais de procédure), s’est réjouie dans un communiqué de voir ainsi confirmée la condamnation prononcée par le Tribunal correctionnel de Paris en 2023. Pour la Cour d’appel, Netflix «ne saurait sérieusement soutenir que la bande-annonce ne revêtait aucun caractère publicitaire, eu égard au nombre d’images contenant des marques de cigarettes et leurs logos relevé», 23 en deux minutes, en «l’absence de tout avertissement». Ces faits caractérisant une infraction à la loi Evin, qui interdit la publicité pour le tabac, sont «d’autant plus graves qu’ils ont été commis sur une longue période» et «ont permis» de «toucher notamment un public jeune», poursuit l’arrêt. En revanche, Netflix France «n’avait aucune responsabilité dans la diffusion du documentaire» lui-même, «n’étant pas en charge de la production cinématographique», précise la Cour. Pour Demain sera non fumeur, cette décision «vient rappeler qu’en France, toute propagande ou publicité, directe ou indirecte, en faveur du tabac, des produits du tabac et du vapotage est strictement interdite». La Cour a rejeté l’argument de la liberté d’expression avancé par Netflix, estimant que la bande-annonce résultait «par définition d’un choix opéré au sein du documentaire», lequel n’avait pas «intégré l’objectif constitutionnel de protection de la santé publique». Elle n’a pas davantage retenu celui de la «liberté d’information, s’agissant d’images d’archives». Utiliser des «matériaux d’archives originaux est une pratique courante dans la réalisation de films et séries documentaires», a réagi Netflix, affirmant envisager de contester la décision en cassation. Très dépendante du sponsoring du tabac pendant des décennies, la Formule 1 a interdit la publicité pour le tabac en 2006, sous la pression croissante de l’Organisation mondiale de la santé et l’Union européenne.