S. FICAJA (Uber Eats) : «Nous souhaitons proposer 3.000 restaurants virtuels d’ici la fin 2020»

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En pleine période de crise sanitaire, Uber Eats tente de s’adapter et propose des mesures pour soutenir les restaurants, les livreurs et les clients tout en garantissant leur sécurité. Explication avec Stéphane FICAJA, Directeur général d’Uber Eats France. 

MEDIACOM’ 

En pleine période de crise sanitaire, quelle est la situation pour Uber Eats ? 

Stéphane FICAJA 

Aujourd’hui, la situation est inédite et difficile pour tous les acteurs et notre priorité est d’accompagner et de soutenir les restaurateurs et livreurs qui choisissent de toujours utiliser l’application pour continuer à leur apporter de l’activité et des revenus. Nous sommes mobilisés pour suivre avec eux l’évolution de la situation. Nous communiquons presque au quotidien avec tous nos partenaires et c’est notre priorité aujourd’hui. 

MEDIACOM’ 

Quelles sont les mesures de sécurité mises en place au sein de l’entreprise ? 

Stéphane FICAJA 

Nous avons rédigé un guide dédié aux livreurs et aux restaurateurs pour récapituler toutes les mesures prises pour soutenir les restaurants, les livreurs et les clients tout en garantissant leur sécurité. Pour les restaurateurs, aucun frais d’activation ne sera appliqué. Pour les enseignes qui souhaitent rejoindre l’application, jusqu’au 31 mars, et pour les 20.000 autres déjà inscrits, les prélèvements de frais d’activation seront également annulés. Concernant nos 25.000 livreurs, nous soutenons ceux qui seraient diagnostiqués positif COVID-19 ou placés en quarantaine individuelle par une autorité de santé publique en les indemnisant pendant une période pouvant aller jusqu’à 14 jours. 

MEDIACOM’ 

A ce jour, remarquez-vous une stagnation, une hausse ou une baisse des commandes ? 

Stéphane FICAJA 

Cela est difficile à dire, cela dépend des jours, des moments de la journée et aussi des villes. Certains restaurants se connectent le midi, d’autres le soir. De nombreux restaurants sont fermés, nous faisons ainsi tout notre possible pour apporter un maximum d’activité aux restaurants qui souhaitent continuer à utiliser l’application pour continuer à générer du chiffre d’affaires. Pour rappel, jusqu’au 31 mars, nous avons mis en place la gratuité des frais de livraison. 

MEDIACOM’ 

Vous avez lancé il y a quelques jours Sababa. En quoi ce concept de restaurant virtuel est une force pour l’entreprise ? 

Stéphane FICAJA 

Avec ce concept de restaurants virtuels, l’idée est d’aider les restaurants partenaires à identifier les types de cuisine qui parlent et plaisent au grand public. Ce concept de restaurant virtuel permet ainsi de développer de nouvelles opportunités que ce soit pour les restaurants physiques en optimisant l’espace dédié à la cuisine, de pouvoir tester de nouvelles recettes ou types de cuisine, attirer des nouveaux clients en développant d’autres types de cuisines très demandés et pour lesquels l’offre de restaurants manque. Grâce à ce concept de restaurants virtuels, Uber Eats permet aux restaurateurs indépendants de gagner en visibilité et de continuer à booster la diversification du secteur de la restauration et de la livraison. Par exemple, on constate que les restaurants virtuels à Paris ont vu leurs ventes augmenter en moyenne de 50%. Uber Eats propose aujourd’hui 1.000 restaurants virtuels sur l’application en France (55% à Paris, 30% dans des grandes villes, comme Bordeaux, Lille, Marseille ou encore Rennes et 15% dans des petites villes) et souhaite en proposer 3.000 d’ici la fin 2020. En raison de l’actualité, nous allons ainsi reporter certaines communications comme celles liées à l’ouverture de Sababa à Bordeaux.