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Azerion accélère son développement régional avec l’acquisition de CMI MEDIA Régions

Azerion, l’une des plus grandes plateformes européennes de publicité digitale et de médias de divertissement, annonce l’acquisition de CMI MEDIA Régions, la régie en charge des activités publicitaires régionales du groupe CMI France. Active sur la presse et le digital, elle représente un portefeuille de marques médias premium sur l’ensemble du territoire. Cette opération inclut la reprise de l’ensemble des équipes, soit 37 collaborateurs répartis dans 9 bureaux à Nancy, Lyon, Nice, Marseille, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Paris.

J. ROSET (Just Happiness) : «80% de nos clients affirment que l’on contribue à faire grandir leur marque»

Plus de 10 ans après sa création, dans un contexte où les modes de travail ont énormément évolué, l’agence Happiness ouvre un bureau à Paris, chez Morning. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer cette évolution et la feuille de route avec Julien ROSET, Cofondateur et Strategy Director de Just Happiness.

MEDIACOM Quels sont les domaines d’expertises de l’agence Just Happiness ? 

Julien ROSET L’agence Just Happiness est née il y a un peu plus de 10 ans, à Montpellier. Nous sommes une agence créative indépendante. Nous proposons quatre expertises fortes. Au départ, nous proposions une expertise branding (stratégie de marque, identité…) et pub (TV, radio, affichage, digital…). Just Happiness s’est ensuite ouvert à une expertise web (création de site web) et social media. L’agence est une société à mission labelisée Afnor Agence Active et HappyAtWork. 

MEDIACOM Comment se compose votre portefeuille clients ? 

Julien ROSET L’agence accompagne des clients privés (70%) comme publics, principalement sur des budgets nationaux ou internationaux. Le portefeuille est très hétéroclite. Nous accompagnons des acteurs comme Sport 2000 France, Caterpillar EMEA, les Mousquetaires, Bleu Libellule, Engie, Département des Pyrénées-Orientales, ARS Auvergne- Rhône-Alpes, Grenoble Alpes Métropole, Aquarelia, Vaonis ou encore la start-up Kelkun… Nous développons une promesse, à travers la création comme levier de performance. 

MEDIACOM L’agence Just Happiness ouvre un bureau à Paris. Pourquoi la capitale et pourquoi maintenant ? 

Julien ROSET Ce qu’il faut savoir, c’est que Just Happiness réalise plus de 65% de son chiffre d’affaires hors de sa région sur des budgets nationaux ou internationaux. Si les clients de l’agence sont basés historiquement proches de Montpellier, ils sont maintenant également à Lyon, Grenoble, Perpignan, Nice, Genève et bien sûr Paris. L’ouverture de ce deuxième bureau a pour but de renforcer la présence de nos équipes auprès de nos clients déjà sur place, mais aussi d’être un accélérateur pour le développement de Just Happiness, notamment auprès des marques. 

MEDIACOM Avec cette ouverture, comment évolue votre organisation en interne ? 

Julien ROSET Depuis plus d’un an maintenant, nos équipes se déplacent à Paris presque chaque semaine, il était donc temps de le concrétiser. L’ouverture de cette antenne devient un point de lien supplémentaire avec nos clients et futurs clients, qui va se renforcer progressivement. Les modes de travail ont énormément évolué ces dernières années, et même si la visio occupe la part belle des échanges avec les clients, nous avons souhaité ne garder que le meilleur des solutions existantes. Just Happiness posera donc ses valises chez Morning rue Laffitte (9ème arrondissement) pour profiter d’infrastructures accueillantes et d’un cadre de travail qui nous ressemble. Notre équipe est très disciplinée face à ces nouveaux modes de travail. 

MEDIACOM L’IA devient-il un terrain de jeu intéressant pour Just Happiness ? 

Julien ROSET On a cette chance d’être en croissance. Nous avons donc fait des investissements en R&D, notamment sur l’IA. Il n’est pas question de remplacer nos talents par la tech, ni d’enlever notre valeur ajoutée. On teste. C’est un enjeu important pour l’ensemble du marché, nos clients comme l’agence. Nous avons eu des investissements assez lourds sur l’IA en 2025. 

MEDIACOM L’agence a gagné de nombreux récompenses ces derniers mois… 

Julien ROSET Depuis deux ans, nous avons souhaité revoir notre façon de faire la création. En deux ans, nous avons gagné plus de 40 trophées. C’est important. Nos équipes sont fières de cette reconnaissance de nos pairs. De plus, nous avons été récompensés sur l’ensemble de nos expertises. Nous avons une vraie capacité de production, et pour nos clients, c’est une visibilité supplémentaire ! 

MEDIACOM Comment se porte l’agence Just Happiness ? 

Julien ROSET Just Happiness se porte très bien. Nous réalisons un chiffre d’affaires de 2,5 millions d’euros, en croissance depuis deux ans. La relation avec nos clients est à la base de notre accompagnement. Nous les interrogeons très souvent : 100% nous recommandent, et plus de 80% affirment que l’on contribue à faire grandir leur marque. 

Le Groupe Marques Avenue dévoile une nouvelle campagne signée Brand Station

Marques Avenue, leader de l’outlet en France, lance une nouvelle campagne de communication pour réaffirmer son concept outlet conçu par l’agence Brand Station. L’objectif est de rappeler la valeur et la force de son concept : les grandes marques à – 30% toute l’année. Pour cette prise de parole, Marques Avenue & Brand Station signent une campagne surprenante et s’invitent au cinéma avec deux films de 20 secondes au concept inattendu : détourner les codes des bandes-annonces en cachant 30% de l’écran. Chaque film se boucle sur la signature : «-30%, ça ne passe pas inaperçu». Cette campagne cinéma sera accompagnée d’une série de 3 visuels dans lesquels des monuments de la culture se retrouvent tronqués de 30%.

Sami Battikh est nommé Directeur général de ZBO Media

Fort d’un solide parcours dans l’univers des médias et de la publicité digitale, Sami Battikh rejoint ZBO Media en tant que Directeur général. Sous sa direction, l’agence conseil en média et technologies du Groupe Figaro-CCM Benchmark entend renforcer son positionnement en tant qu’acteur clé de l’écosystème digital. ZBO Media conçoit des stratégies média digitales sur-mesure, orchestrées par des experts, activées de manière intégrée sur toutes les plateformes et enrichies par la data exclusive du Groupe Figaro. Sami Battikh a auparavant occupé les fonctions de Sales Director, puis de General Director France & MENA chez Invibes Advertising, adtech spécialisée dans les solutions publicitaires s’appuyant sur la GenAI.

Agriculture bio : le coup dur des coupes budgétaires de l’Agence Bio

Des entrepreneurs de la filière bio alertent des effets sur leur activité des coupes dans le budget de l’Agence Bio, alors que démarre une vaste campagne de publicité organisée par cette dernière pour les 40 ans du label AB – agriculture biologique. 

 «Ça va affecter directement des porteurs de projets, on va voir arriver des demandes en détresse», prévient Loïc Madeline, coprésident de la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) et agriculteur bio en Normandie. Le ministère de l’Agriculture a annoncé mardi une baisse drastique – de 15 millions d’euros – du budget de l’Agence Bio, chargée du développement, de la promotion et de la structuration du secteur, fondé sur l’interdiction d’utilisation de produits issus de la chimie de synthèse. Dans un contexte de recherche d’économies budgétaires, le fonds Avenir bio, destiné à soutenir des projets entrepreneuriaux, est amputé de près de 10 millions d’euros, passant de 18 millions en 2024 à 8,8 millions pour 2025, tandis que les 5 millions d’euros dédiés à la communication de l’Agence sont supprimés. Le ministère rappelle l’existence d’autres soutiens à l’agriculture biologique: Ecorégime, crédit d’impôt et aide à la conversion à l’agriculture biologique. «Les enveloppes dédiées directement et exclusivement aux agricultures biologiques (sont) programmées à près de 700 millions d’euros», souligne-t-il dans un communiqué. Mais les coupes annoncées plongent dans l’incertitude plusieurs entrepreneurs d’un secteur déjà mis à mal par le recul de la consommation de produits bio, après une forte progression pendant la pandémie de Covid-19. «On est au pied du mur. On ne sait pas encore comment on va pouvoir donner suite aux banques», alerte Margaux Amblard, trésorière de «La fabrique à sucres», un projet de sucrerie bio dans le Nord qui réunit près de 80 producteurs. «On a un plan de financement qui intègre 500.000 euros de subventions. L’Agence Bio nous avait donné un accord de principe, mais sans valider le montant», précise-t-elle. «Ça fait 10 ans qu’on travaille sur ce projet. Si on perd ces 500.000 euros, tout est remis en cause.» 

Petit Ours Brun et Steve en affichage

A l’occasion de l’anniversaire de Petit Ours Brun, Bayard Jeunesse a fait appel à Steve, qui a conçu une campagne avec un concept créatif très pop et malicieux, faisant référence à d’autres séries incontournables mais pour les grands : «Les tout-petits aussi ont leurs grandes histoires». La campagne est actuellement diffusée en presse, digital et affichage digital.

A. LACARRIÈRE (La Mer de Sable) : «Un budget de 5,5 millions d’euros pour notre nouvelle attraction, Wild Buffalo»

Pour la saison 2025, le parc La Mer de Sable mise sur une innovation de taille, Wild Buffalo. Un investissement important de plus de 5 millions d’euros. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer les nouveautés et la gestion du flux des visiteurs avec Antoine LACARRIÈRE, Directeur de La Mer de Sable.

MEDIACOM’ Que représente le lancement de votre nouvelle attraction Wild Buffalo ? 

Antoine LACARRIÈRE Le lancement de Wild Buffalo marque un tournant dans l’évolution de La Mer de Sable. C’est un coaster qui fait 500 m de long, 13 m de haut, 7 m de dénivelé et 4 m de tunnel. Avec un budget de 5,5 millions d’euros, cet investissement représente l’un des plus importants de l’histoire du parc. Nous souhaitons ainsi satisfaire l’aîné de la famille, tout en restant accessible aux plus jeunes et aux grands-parents. Wild Buffalo, c‘est 500 à 600 passagers par heure. Un débit qui nous permet de fluidifier le flux de visiteurs. 

MEDIACOM’ Allez-vous poursuivre la thématisation de La Mer de Sable ? 

Antoine LACARRIÈRE En complément de notre nouvelle attraction, les visiteurs pourront découvrir et profiter de toutes les animations et autres attractions du parc. En parallèle, des animations thématiques viendront également rythmer la saison : Fiesta Mexicaine, Été Indien… Notons aussi que plusieurs fois par jour, nos visiteurs peuvent suivre trois spectacles de 20 minutes. Ces petits shows nous permettent, là encore, de fluidifier le flux. 

MEDIACOM’ Comment évolue le profil de vos visiteurs ? 

Antoine LACARRIÈRE On le constate déjà, notre nouveauté Wild Buffalo attire de nouveaux visiteurs, et des habitués. L’expérience visiteur est importante puisque ¾ sont déjà venus, et reviendront ensuite. Ils sont toujours 50% à ne pas consommer sur place, et à venir avec leur pique-nique. Certains vont pouvoir économiser, et se faire plaisir pour le goûter par exemple. Bien entendu, nos menus restent accessibles. Ces choix nous permettent de favoriser l’envie de la revisite. 

MEDIACOM’ Que représente la gestion des flux pour un parc comme La Mer de Sable ? 

Antoine LACARRIÈRE C’est un véritable casse-tête ! Le problème d’un Directeur de parc est d’avoir du monde, suffisamment, mais pas trop. Cette année, je vise 420.000 visiteurs. Sur cette base, 100.000 vont venir en groupe, on sait quand. 65.000 vont venir avec une place achetée sur le web, on sait quand. 65.000 visiteurs vont acheter leur billet en caisses. Là, on ignore le moment de la venue, même si on a augmenté les prix en caisses. Enfin, 170.000 vont venir avec des billets non-datés, valable 2 ans. Là, c’est mon angoisse. On n’a aucun levier pour réguler cette part. Sur la période des ponts en mai, nous nous sommes retrouvés à plus de 5.500 personnes par jour. C’était trop ! La satisfaction client baisse à partir de 5.000 visiteurs, en raison de l’attente. 

MEDIACOM’ Qu’en est-il des équipes pour la saison 2025 ? 

Antoine LACARRIÈRE Cette année, je suis super content ! Près de 50% de nos collaborateurs sont de retour pour cette saison. C’est un gros soulagement : un collaborateur qui revient est un collaborateur motivé et déjà formé. Nous avons mis des choses en place pour favoriser ces retours, comme l’adaptation des salaires, des avantages, le relooking de la salle de repos avec l’installation d’une cuisine et d’un espace détente. Ils bénéficient aussi d’une réduction de 50% sur la restauration, et d’un système de covoiturage pour venir au parc. 

 

Fresh (Prosol) confie à Insight sa première campagne publicitaire

Fresh, l’enseigne spécialiste des produits frais issue du groupe Prosol (Grand Frais, mon-marche.fr), dévoile sa toute première campagne publicitaire de marque, réalisée avec son agence partenaire de longue date Insign. Pensée comme une déclaration d’amour aux bons produits, cette campagne prend le contre-pied des discours classiques du secteur en plaçant le plaisir au cœur de l’expérience d’achat. Une stratégie différenciante, incarnée par trois films pleins de fraîcheur et d’humour, à découvrir depuis le 19 mai sur TF1+, M6+, YouTube, Prime Vidéo et au cinéma.

Royaume-Uni : le secteur privé continue de reculer en mai

L’activité du secteur privé au Royaume-Uni a continué à reculer en mai, selon l’indice PMI Flash publié jeudi par S&P Global, et si cette baisse est moins marquée qu’en avril elle renforce les craintes d’une économie entrée en marche arrière. 

Cet indicateur de croissance de référence s’est porté à 49,4 en mai – or un indice en dessous de 50 signifie une contraction économique. Mais il s’agit d’une amélioration car ce chiffre était tombé à 48,5 en avril. «Après un mois d’avril épouvantable, les entreprises font état d’un mois de mai plus clément», résume Chris Williamson économiste de S&P Global, notant que «les pressions sur les prix se sont atténuées» et qu’un temps ensoleillé «a stimulé l’activité économique dans certains secteurs». Malgré cette amélioration, l’activité recule pour un deuxième mois consécutif, «ce qui laisse entrevoir la possibilité d’une contraction de l’économie au deuxième trimestre», prévient l’économiste. Le Royaume- Uni a enregistré sur les trois premiers mois de l’année une croissance de 0,7% de son produit intérieur brut (PIB), selon les derniers chiffres officiels publiés la semaine dernière, une hausse supérieure aux attentes. Mais les entreprises britanniques doivent composer avec la hausse en avril des cotisations patronales et du salaire minimum, ainsi que l’imposition de droits de douane américains –un accord annoncé avec les Etats-Unis doit toutefois permettre à terme à Londres d’échapper à certaines de ces taxes. Ces nouvelles «plus encourageantes sur les droits de douane et le commerce semblent avoir contribué à restaurer une certaine confiance parmi les entreprises», note Chris Williamson, mais ces dernières restent inquiètes et continuent de supprimer des emplois, notamment dans le secteur manufacturier. L’économie britannique «semble vouée à un ralentissement brutal au deuxième trimestre de l’année, après un rebond impressionnant au premier trimestre 2025», estime Matthew Ryan, analyste chez Ebury. L’inflation a en outre fortement accéléré en avril sur un an au Royaume-Uni, à 3,5%, selon des données publiées mercredi par l’ONS. Mais l’atténuation de la pression sur les prix en mai, qui ressort de l’indice PMI, «fournit des preuves encourageantes» que le rebond de l’inflation en avril était dû à des facteurs ponctuels, tempère Ashley Webb, chez Capital Economics. Ce qui n’empêchera pas le PIB britannique de se contracter au deuxième trimestre, selon l’analyste. 

C. DECOMMER (Reech) : «Instagram s’impose comme le réseau de référence pour le Festival de Cannes»

Depuis quelques années, les influenceurs participent également au Festival de Cannes pour faire vivre aux abonnés leur expérience et donner au festival davantage de résonnance. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer la place de l’influence au Festival de Cannes avec Claire DECOMMER, Directrice de clientèle de l’agence Reech.

MEDIACOM Quelle est la place du Festival de Cannes sur les réseaux sociaux ? 

Claire DECOMMER Cannes est un sujet de plus en plus présent sur les réseaux sociaux. En comparant les éditions 2023 et 2024 du Festival de Cannes, Reech enregistre une hausse de +19% des publications autour du Festival. Cette année encore, la tendance devrait s’accentuer. Les marques qui tirent leur épingle du jeu sont avant tout des marques de luxe et de cosmétique qui habillent et préparent les stars, qu’il s’agisse de célébrités ou d’influenceurs. La frontière entre ces deux catégories est de plus en plus floue au fil des années. En 2024, l’hashtag #fashion apparaissait en 11ème position du top 15 des hashtags les plus utilisés dans les contenus liés à Cannes. 

MEDIACOM Quels sont les réseaux sociaux plébiscités lors du Festival de Cannes ? 

Claire DECOMMER Coté réseaux sociaux, bien que TikTok reste un partenaire officiel du Festival, c’est Instagram qui s’impose comme le réseau de référence pour cet événement : près de 75% des publications liées à Cannes y sont diffusées, loin devant Facebook. D’ailleurs Instagram multiplie les initiatives pour maintenir son leadership : concours avec Léna Mahfouf (Léna Situations) pour assister à l’avant-première du «Comte de Monte Cristo», invitations de créateurs comme Nourhène ou Sparkdise pour la montée des marches, soirée exclusive Instagram x Vanity Fair x Nespresso x LénaSituations… 

MEDIACOM TikTok est partenaire officiel du Festival. Que représente ce rapprochement ? 

Claire DECOMMER Le Festival de Cannes illustre la convergence désormais assumée entre cinéma, influence et luxe. Ce partenariat s’inscrit dans la continuité de la plateforme pour une meilleure expression créative et du divertissement. On sait que TikTok reste le réseau par excellence de la créativité et de la viralité. Pendant plusieurs années, ils ont été à l’initiative de la compétition TikTok Short Film, de quoi apporter de nouveaux contenus à la plateforme. Pour rappel, 56% des Français reconnaissent suivre des créateurs de contenus sur les réseaux sociaux pour trouver de nouvelles idées de films ou de séries à visionner. TikTok est le nouveau moteur de recherche de la Gen-Z, devant Google. À noter aussi que la plateforme a invité 25 créateurs de contenus du monde entier, dont 7 Français. 

MEDIACOM Les acteurs jouent-ils le jeu de l’influence ? 

Claire DECOMMER Ça dépend des acteurs et des actrices. On constate que les créateurs de contenus, comme Michou ou Léna Situations, sont devenus des célébrités, quasiment au même niveau qu’un acteur. De plus, de nombreux acteurs sont égéries de marques, qui sont elles-mêmes partenaire du Festival de Cannes. L’Oréal Paris, par exemple, a profité de la visibilité de l’événement avec Eva Longoria. La soirée Magnum a aussi vu la présence de plus de 150 influenceurs. Au Festival de Cannes, la frontière entre créateurs de contenus et acteurs est de plus en plus floue. 

MEDIACOM Toutes les marques ont-elles une place au Festival de Cannes ? 

Claire DECOMMER Les partenaires officiels ont une visibilité accrue au Festival de Cannes. Parmi elles, elles sont beaucoup à venir du luxe, de la mode et de la cosmétique, comme Dessange, Chopard, Le groupe Kering, L’Oréal Paris, ou encore BMW qui fournit l’ensemble des voitures pour les personnalités. De quoi avoir une forte visibilité pendant une dizaine de jours. Notons aussi que les marques qui vont fournir des bijoux et les tenues vont bénéficier d’une très belle visibilité, notamment lors du tapis rouge. 

MEDIACOM Peut-on parler d’une influence responsable à Cannes? 

Claire DECOMMER Honnêtement, c’est compliqué. Dans l’influence responsable, il y a pleins de leviers. Quoi qu’il en soit, l’influence responsable reste un sujet de priorité pour les Français. 92% des Français pourraient arrêter de suivre un créateur de contenus s’il dépasse une ligne rouge, notamment le partage de désinformation ou encore le manque de transparence dans les partenariats. Les influenceurs ont évidemment consciences de cette notion de ligne rouge à ne pas dépasser, notamment depuis la promulgation de la loi Influence. 

Azerion accélère son développement régional avec l’acquisition de CMI MEDIA Régions

Azerion, l’une des plus grandes plateformes européennes de publicité digitale et de médias de divertissement, annonce l’acquisition de CMI MEDIA Régions, la régie en charge des activités publicitaires régionales du groupe CMI France. Active sur la presse et le digital, elle représente un portefeuille de marques médias premium sur l’ensemble du territoire. Cette opération inclut la reprise de l’ensemble des équipes, soit 37 collaborateurs répartis dans 9 bureaux à Nancy, Lyon, Nice, Marseille, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Paris.

J. ROSET (Just Happiness) : «80% de nos clients affirment que l’on contribue à faire grandir leur marque»

Plus de 10 ans après sa création, dans un contexte où les modes de travail ont énormément évolué, l’agence Happiness ouvre un bureau à Paris, chez Morning. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer cette évolution et la feuille de route avec Julien ROSET, Cofondateur et Strategy Director de Just Happiness.

MEDIACOM Quels sont les domaines d’expertises de l’agence Just Happiness ? 

Julien ROSET L’agence Just Happiness est née il y a un peu plus de 10 ans, à Montpellier. Nous sommes une agence créative indépendante. Nous proposons quatre expertises fortes. Au départ, nous proposions une expertise branding (stratégie de marque, identité…) et pub (TV, radio, affichage, digital…). Just Happiness s’est ensuite ouvert à une expertise web (création de site web) et social media. L’agence est une société à mission labelisée Afnor Agence Active et HappyAtWork. 

MEDIACOM Comment se compose votre portefeuille clients ? 

Julien ROSET L’agence accompagne des clients privés (70%) comme publics, principalement sur des budgets nationaux ou internationaux. Le portefeuille est très hétéroclite. Nous accompagnons des acteurs comme Sport 2000 France, Caterpillar EMEA, les Mousquetaires, Bleu Libellule, Engie, Département des Pyrénées-Orientales, ARS Auvergne- Rhône-Alpes, Grenoble Alpes Métropole, Aquarelia, Vaonis ou encore la start-up Kelkun… Nous développons une promesse, à travers la création comme levier de performance. 

MEDIACOM L’agence Just Happiness ouvre un bureau à Paris. Pourquoi la capitale et pourquoi maintenant ? 

Julien ROSET Ce qu’il faut savoir, c’est que Just Happiness réalise plus de 65% de son chiffre d’affaires hors de sa région sur des budgets nationaux ou internationaux. Si les clients de l’agence sont basés historiquement proches de Montpellier, ils sont maintenant également à Lyon, Grenoble, Perpignan, Nice, Genève et bien sûr Paris. L’ouverture de ce deuxième bureau a pour but de renforcer la présence de nos équipes auprès de nos clients déjà sur place, mais aussi d’être un accélérateur pour le développement de Just Happiness, notamment auprès des marques. 

MEDIACOM Avec cette ouverture, comment évolue votre organisation en interne ? 

Julien ROSET Depuis plus d’un an maintenant, nos équipes se déplacent à Paris presque chaque semaine, il était donc temps de le concrétiser. L’ouverture de cette antenne devient un point de lien supplémentaire avec nos clients et futurs clients, qui va se renforcer progressivement. Les modes de travail ont énormément évolué ces dernières années, et même si la visio occupe la part belle des échanges avec les clients, nous avons souhaité ne garder que le meilleur des solutions existantes. Just Happiness posera donc ses valises chez Morning rue Laffitte (9ème arrondissement) pour profiter d’infrastructures accueillantes et d’un cadre de travail qui nous ressemble. Notre équipe est très disciplinée face à ces nouveaux modes de travail. 

MEDIACOM L’IA devient-il un terrain de jeu intéressant pour Just Happiness ? 

Julien ROSET On a cette chance d’être en croissance. Nous avons donc fait des investissements en R&D, notamment sur l’IA. Il n’est pas question de remplacer nos talents par la tech, ni d’enlever notre valeur ajoutée. On teste. C’est un enjeu important pour l’ensemble du marché, nos clients comme l’agence. Nous avons eu des investissements assez lourds sur l’IA en 2025. 

MEDIACOM L’agence a gagné de nombreux récompenses ces derniers mois… 

Julien ROSET Depuis deux ans, nous avons souhaité revoir notre façon de faire la création. En deux ans, nous avons gagné plus de 40 trophées. C’est important. Nos équipes sont fières de cette reconnaissance de nos pairs. De plus, nous avons été récompensés sur l’ensemble de nos expertises. Nous avons une vraie capacité de production, et pour nos clients, c’est une visibilité supplémentaire ! 

MEDIACOM Comment se porte l’agence Just Happiness ? 

Julien ROSET Just Happiness se porte très bien. Nous réalisons un chiffre d’affaires de 2,5 millions d’euros, en croissance depuis deux ans. La relation avec nos clients est à la base de notre accompagnement. Nous les interrogeons très souvent : 100% nous recommandent, et plus de 80% affirment que l’on contribue à faire grandir leur marque. 

Le Groupe Marques Avenue dévoile une nouvelle campagne signée Brand Station

Marques Avenue, leader de l’outlet en France, lance une nouvelle campagne de communication pour réaffirmer son concept outlet conçu par l’agence Brand Station. L’objectif est de rappeler la valeur et la force de son concept : les grandes marques à – 30% toute l’année. Pour cette prise de parole, Marques Avenue & Brand Station signent une campagne surprenante et s’invitent au cinéma avec deux films de 20 secondes au concept inattendu : détourner les codes des bandes-annonces en cachant 30% de l’écran. Chaque film se boucle sur la signature : «-30%, ça ne passe pas inaperçu». Cette campagne cinéma sera accompagnée d’une série de 3 visuels dans lesquels des monuments de la culture se retrouvent tronqués de 30%.

Sami Battikh est nommé Directeur général de ZBO Media

Fort d’un solide parcours dans l’univers des médias et de la publicité digitale, Sami Battikh rejoint ZBO Media en tant que Directeur général. Sous sa direction, l’agence conseil en média et technologies du Groupe Figaro-CCM Benchmark entend renforcer son positionnement en tant qu’acteur clé de l’écosystème digital. ZBO Media conçoit des stratégies média digitales sur-mesure, orchestrées par des experts, activées de manière intégrée sur toutes les plateformes et enrichies par la data exclusive du Groupe Figaro. Sami Battikh a auparavant occupé les fonctions de Sales Director, puis de General Director France & MENA chez Invibes Advertising, adtech spécialisée dans les solutions publicitaires s’appuyant sur la GenAI.

Agriculture bio : le coup dur des coupes budgétaires de l’Agence Bio

Des entrepreneurs de la filière bio alertent des effets sur leur activité des coupes dans le budget de l’Agence Bio, alors que démarre une vaste campagne de publicité organisée par cette dernière pour les 40 ans du label AB – agriculture biologique. 

 «Ça va affecter directement des porteurs de projets, on va voir arriver des demandes en détresse», prévient Loïc Madeline, coprésident de la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) et agriculteur bio en Normandie. Le ministère de l’Agriculture a annoncé mardi une baisse drastique – de 15 millions d’euros – du budget de l’Agence Bio, chargée du développement, de la promotion et de la structuration du secteur, fondé sur l’interdiction d’utilisation de produits issus de la chimie de synthèse. Dans un contexte de recherche d’économies budgétaires, le fonds Avenir bio, destiné à soutenir des projets entrepreneuriaux, est amputé de près de 10 millions d’euros, passant de 18 millions en 2024 à 8,8 millions pour 2025, tandis que les 5 millions d’euros dédiés à la communication de l’Agence sont supprimés. Le ministère rappelle l’existence d’autres soutiens à l’agriculture biologique: Ecorégime, crédit d’impôt et aide à la conversion à l’agriculture biologique. «Les enveloppes dédiées directement et exclusivement aux agricultures biologiques (sont) programmées à près de 700 millions d’euros», souligne-t-il dans un communiqué. Mais les coupes annoncées plongent dans l’incertitude plusieurs entrepreneurs d’un secteur déjà mis à mal par le recul de la consommation de produits bio, après une forte progression pendant la pandémie de Covid-19. «On est au pied du mur. On ne sait pas encore comment on va pouvoir donner suite aux banques», alerte Margaux Amblard, trésorière de «La fabrique à sucres», un projet de sucrerie bio dans le Nord qui réunit près de 80 producteurs. «On a un plan de financement qui intègre 500.000 euros de subventions. L’Agence Bio nous avait donné un accord de principe, mais sans valider le montant», précise-t-elle. «Ça fait 10 ans qu’on travaille sur ce projet. Si on perd ces 500.000 euros, tout est remis en cause.» 

Petit Ours Brun et Steve en affichage

A l’occasion de l’anniversaire de Petit Ours Brun, Bayard Jeunesse a fait appel à Steve, qui a conçu une campagne avec un concept créatif très pop et malicieux, faisant référence à d’autres séries incontournables mais pour les grands : «Les tout-petits aussi ont leurs grandes histoires». La campagne est actuellement diffusée en presse, digital et affichage digital.

A. LACARRIÈRE (La Mer de Sable) : «Un budget de 5,5 millions d’euros pour notre nouvelle attraction, Wild Buffalo»

Pour la saison 2025, le parc La Mer de Sable mise sur une innovation de taille, Wild Buffalo. Un investissement important de plus de 5 millions d’euros. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer les nouveautés et la gestion du flux des visiteurs avec Antoine LACARRIÈRE, Directeur de La Mer de Sable.

MEDIACOM’ Que représente le lancement de votre nouvelle attraction Wild Buffalo ? 

Antoine LACARRIÈRE Le lancement de Wild Buffalo marque un tournant dans l’évolution de La Mer de Sable. C’est un coaster qui fait 500 m de long, 13 m de haut, 7 m de dénivelé et 4 m de tunnel. Avec un budget de 5,5 millions d’euros, cet investissement représente l’un des plus importants de l’histoire du parc. Nous souhaitons ainsi satisfaire l’aîné de la famille, tout en restant accessible aux plus jeunes et aux grands-parents. Wild Buffalo, c‘est 500 à 600 passagers par heure. Un débit qui nous permet de fluidifier le flux de visiteurs. 

MEDIACOM’ Allez-vous poursuivre la thématisation de La Mer de Sable ? 

Antoine LACARRIÈRE En complément de notre nouvelle attraction, les visiteurs pourront découvrir et profiter de toutes les animations et autres attractions du parc. En parallèle, des animations thématiques viendront également rythmer la saison : Fiesta Mexicaine, Été Indien… Notons aussi que plusieurs fois par jour, nos visiteurs peuvent suivre trois spectacles de 20 minutes. Ces petits shows nous permettent, là encore, de fluidifier le flux. 

MEDIACOM’ Comment évolue le profil de vos visiteurs ? 

Antoine LACARRIÈRE On le constate déjà, notre nouveauté Wild Buffalo attire de nouveaux visiteurs, et des habitués. L’expérience visiteur est importante puisque ¾ sont déjà venus, et reviendront ensuite. Ils sont toujours 50% à ne pas consommer sur place, et à venir avec leur pique-nique. Certains vont pouvoir économiser, et se faire plaisir pour le goûter par exemple. Bien entendu, nos menus restent accessibles. Ces choix nous permettent de favoriser l’envie de la revisite. 

MEDIACOM’ Que représente la gestion des flux pour un parc comme La Mer de Sable ? 

Antoine LACARRIÈRE C’est un véritable casse-tête ! Le problème d’un Directeur de parc est d’avoir du monde, suffisamment, mais pas trop. Cette année, je vise 420.000 visiteurs. Sur cette base, 100.000 vont venir en groupe, on sait quand. 65.000 vont venir avec une place achetée sur le web, on sait quand. 65.000 visiteurs vont acheter leur billet en caisses. Là, on ignore le moment de la venue, même si on a augmenté les prix en caisses. Enfin, 170.000 vont venir avec des billets non-datés, valable 2 ans. Là, c’est mon angoisse. On n’a aucun levier pour réguler cette part. Sur la période des ponts en mai, nous nous sommes retrouvés à plus de 5.500 personnes par jour. C’était trop ! La satisfaction client baisse à partir de 5.000 visiteurs, en raison de l’attente. 

MEDIACOM’ Qu’en est-il des équipes pour la saison 2025 ? 

Antoine LACARRIÈRE Cette année, je suis super content ! Près de 50% de nos collaborateurs sont de retour pour cette saison. C’est un gros soulagement : un collaborateur qui revient est un collaborateur motivé et déjà formé. Nous avons mis des choses en place pour favoriser ces retours, comme l’adaptation des salaires, des avantages, le relooking de la salle de repos avec l’installation d’une cuisine et d’un espace détente. Ils bénéficient aussi d’une réduction de 50% sur la restauration, et d’un système de covoiturage pour venir au parc. 

 

Fresh (Prosol) confie à Insight sa première campagne publicitaire

Fresh, l’enseigne spécialiste des produits frais issue du groupe Prosol (Grand Frais, mon-marche.fr), dévoile sa toute première campagne publicitaire de marque, réalisée avec son agence partenaire de longue date Insign. Pensée comme une déclaration d’amour aux bons produits, cette campagne prend le contre-pied des discours classiques du secteur en plaçant le plaisir au cœur de l’expérience d’achat. Une stratégie différenciante, incarnée par trois films pleins de fraîcheur et d’humour, à découvrir depuis le 19 mai sur TF1+, M6+, YouTube, Prime Vidéo et au cinéma.

Royaume-Uni : le secteur privé continue de reculer en mai

L’activité du secteur privé au Royaume-Uni a continué à reculer en mai, selon l’indice PMI Flash publié jeudi par S&P Global, et si cette baisse est moins marquée qu’en avril elle renforce les craintes d’une économie entrée en marche arrière. 

Cet indicateur de croissance de référence s’est porté à 49,4 en mai – or un indice en dessous de 50 signifie une contraction économique. Mais il s’agit d’une amélioration car ce chiffre était tombé à 48,5 en avril. «Après un mois d’avril épouvantable, les entreprises font état d’un mois de mai plus clément», résume Chris Williamson économiste de S&P Global, notant que «les pressions sur les prix se sont atténuées» et qu’un temps ensoleillé «a stimulé l’activité économique dans certains secteurs». Malgré cette amélioration, l’activité recule pour un deuxième mois consécutif, «ce qui laisse entrevoir la possibilité d’une contraction de l’économie au deuxième trimestre», prévient l’économiste. Le Royaume- Uni a enregistré sur les trois premiers mois de l’année une croissance de 0,7% de son produit intérieur brut (PIB), selon les derniers chiffres officiels publiés la semaine dernière, une hausse supérieure aux attentes. Mais les entreprises britanniques doivent composer avec la hausse en avril des cotisations patronales et du salaire minimum, ainsi que l’imposition de droits de douane américains –un accord annoncé avec les Etats-Unis doit toutefois permettre à terme à Londres d’échapper à certaines de ces taxes. Ces nouvelles «plus encourageantes sur les droits de douane et le commerce semblent avoir contribué à restaurer une certaine confiance parmi les entreprises», note Chris Williamson, mais ces dernières restent inquiètes et continuent de supprimer des emplois, notamment dans le secteur manufacturier. L’économie britannique «semble vouée à un ralentissement brutal au deuxième trimestre de l’année, après un rebond impressionnant au premier trimestre 2025», estime Matthew Ryan, analyste chez Ebury. L’inflation a en outre fortement accéléré en avril sur un an au Royaume-Uni, à 3,5%, selon des données publiées mercredi par l’ONS. Mais l’atténuation de la pression sur les prix en mai, qui ressort de l’indice PMI, «fournit des preuves encourageantes» que le rebond de l’inflation en avril était dû à des facteurs ponctuels, tempère Ashley Webb, chez Capital Economics. Ce qui n’empêchera pas le PIB britannique de se contracter au deuxième trimestre, selon l’analyste. 

C. DECOMMER (Reech) : «Instagram s’impose comme le réseau de référence pour le Festival de Cannes»

Depuis quelques années, les influenceurs participent également au Festival de Cannes pour faire vivre aux abonnés leur expérience et donner au festival davantage de résonnance. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer la place de l’influence au Festival de Cannes avec Claire DECOMMER, Directrice de clientèle de l’agence Reech.

MEDIACOM Quelle est la place du Festival de Cannes sur les réseaux sociaux ? 

Claire DECOMMER Cannes est un sujet de plus en plus présent sur les réseaux sociaux. En comparant les éditions 2023 et 2024 du Festival de Cannes, Reech enregistre une hausse de +19% des publications autour du Festival. Cette année encore, la tendance devrait s’accentuer. Les marques qui tirent leur épingle du jeu sont avant tout des marques de luxe et de cosmétique qui habillent et préparent les stars, qu’il s’agisse de célébrités ou d’influenceurs. La frontière entre ces deux catégories est de plus en plus floue au fil des années. En 2024, l’hashtag #fashion apparaissait en 11ème position du top 15 des hashtags les plus utilisés dans les contenus liés à Cannes. 

MEDIACOM Quels sont les réseaux sociaux plébiscités lors du Festival de Cannes ? 

Claire DECOMMER Coté réseaux sociaux, bien que TikTok reste un partenaire officiel du Festival, c’est Instagram qui s’impose comme le réseau de référence pour cet événement : près de 75% des publications liées à Cannes y sont diffusées, loin devant Facebook. D’ailleurs Instagram multiplie les initiatives pour maintenir son leadership : concours avec Léna Mahfouf (Léna Situations) pour assister à l’avant-première du «Comte de Monte Cristo», invitations de créateurs comme Nourhène ou Sparkdise pour la montée des marches, soirée exclusive Instagram x Vanity Fair x Nespresso x LénaSituations… 

MEDIACOM TikTok est partenaire officiel du Festival. Que représente ce rapprochement ? 

Claire DECOMMER Le Festival de Cannes illustre la convergence désormais assumée entre cinéma, influence et luxe. Ce partenariat s’inscrit dans la continuité de la plateforme pour une meilleure expression créative et du divertissement. On sait que TikTok reste le réseau par excellence de la créativité et de la viralité. Pendant plusieurs années, ils ont été à l’initiative de la compétition TikTok Short Film, de quoi apporter de nouveaux contenus à la plateforme. Pour rappel, 56% des Français reconnaissent suivre des créateurs de contenus sur les réseaux sociaux pour trouver de nouvelles idées de films ou de séries à visionner. TikTok est le nouveau moteur de recherche de la Gen-Z, devant Google. À noter aussi que la plateforme a invité 25 créateurs de contenus du monde entier, dont 7 Français. 

MEDIACOM Les acteurs jouent-ils le jeu de l’influence ? 

Claire DECOMMER Ça dépend des acteurs et des actrices. On constate que les créateurs de contenus, comme Michou ou Léna Situations, sont devenus des célébrités, quasiment au même niveau qu’un acteur. De plus, de nombreux acteurs sont égéries de marques, qui sont elles-mêmes partenaire du Festival de Cannes. L’Oréal Paris, par exemple, a profité de la visibilité de l’événement avec Eva Longoria. La soirée Magnum a aussi vu la présence de plus de 150 influenceurs. Au Festival de Cannes, la frontière entre créateurs de contenus et acteurs est de plus en plus floue. 

MEDIACOM Toutes les marques ont-elles une place au Festival de Cannes ? 

Claire DECOMMER Les partenaires officiels ont une visibilité accrue au Festival de Cannes. Parmi elles, elles sont beaucoup à venir du luxe, de la mode et de la cosmétique, comme Dessange, Chopard, Le groupe Kering, L’Oréal Paris, ou encore BMW qui fournit l’ensemble des voitures pour les personnalités. De quoi avoir une forte visibilité pendant une dizaine de jours. Notons aussi que les marques qui vont fournir des bijoux et les tenues vont bénéficier d’une très belle visibilité, notamment lors du tapis rouge. 

MEDIACOM Peut-on parler d’une influence responsable à Cannes? 

Claire DECOMMER Honnêtement, c’est compliqué. Dans l’influence responsable, il y a pleins de leviers. Quoi qu’il en soit, l’influence responsable reste un sujet de priorité pour les Français. 92% des Français pourraient arrêter de suivre un créateur de contenus s’il dépasse une ligne rouge, notamment le partage de désinformation ou encore le manque de transparence dans les partenariats. Les influenceurs ont évidemment consciences de cette notion de ligne rouge à ne pas dépasser, notamment depuis la promulgation de la loi Influence.