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Commission IA : vers un encadrement renforcé des usages et de la publicité

«Le mot d’ordre qui émerge, ce n’est pas l’interdiction» mais comment «utiliser l’IA générative sans créer ou exacerber de nouvelles vulnérabilités» chez les utilisateurs, a affirmé le professeur en psychiatrie Raphaël Gaillard, l’un des présidents de cette mission, au cours d’un événement organisé à Bercy. Lancée en février sous l’impulsion de l’Elysée et composée d’une dizaine d’experts, elle se penche sur les risques engendrés par les usages grand public des outils d’IA générative, popularisés par des agents conversationnels comme ChatGPT et Gemini, des entreprises américaines OpenAI et Google. Parmi la vingtaine de recommandations que devrait compter le rapport final, les experts souhaitent la mise en place de «mécanismes d’alerte pour des requêtes ou des prompts problématiques», a précisé Raphaël Gaillard, des «garde-fous» pour limiter l’anthropomorphisation de ces outils qui donnent parfois le sentiment d’échanger avec une vraie personne. Les experts plaident aussi pour la création d’espaces sécurisés et adaptés aux mineurs. La commission, qui a mené une quarantaine d’auditions depuis février, insiste également sur «l’encadrement des publicités sur les agents conversationnels», a expliqué Serena Villata, directrice de recherche au CNRS, spécialiste de l’IA et co-présidente de la mission. Selon elle, «dès lors qu’un service est financé par la publicité, il est systématiquement optimisé pour capter l’attention des utilisateurs», ce qui interroge «non seulement sur la neutralité des choix proposés» mais aussi sur «les risques de manipulation commerciale ou politique» que cela engendre. Il est «indispensable de former l’ensemble de la population, à tous les âges, afin de développer un esprit critique face aux contenus» générés par une IA et «éviter tout type d’empathie et d’alignement émotionnel avec la réponse» d’un robot conversationnel, a-t-elle insisté. Concernant l’éducation, les experts souhaitent qu’un enseignement avec et sans IA soit mis en place. «Cette double approche est nécessaire pour éviter une dépendance excessive à l’outil, ou au contraire une inadaptation à l’environnement technologique actuel et futur», a développé Amine Benyamina, qui supervise également cette commission, en coordination avec le Conseil de l’IA et du numérique (Cianum). La protection des mineurs en ligne et les usages de l’IA seront au centre des discussions des ministres du Numérique du G7, réunis vendredi à Paris. 

TotalEnergies en reflexion pour racheter le réseau des stations-service Shell en France

«Pourquoi pas!», a déclaré Patrick Pouyanné dans une interview au Figaro, au sujet des rumeurs de vente du réseau Shell en France, dévoilées dans la presse il y a quelques semaines. 

Le groupe se montre néanmoins prudent: «nous allons regarder, ça va dépendre du prix. Et de ce qu’en pense l’Autorité de la concurrence», a précisé Patrick Pouyanné. 

«Nous avons cédé nos réseaux sur les autres marchés européens mais nous sommes leaders sur le marché français. Quand la compagnie a des points forts, elle mise dessus !», a-t-il ajouté. 

Le groupe qui détient environ 25% des parts du marché en France est déjà accusé de faire de l’ombre à la grande distribution, les premiers acteurs, en raison de sa politique de plafonnement avantageuse. 

«Quand les prix sont très bas et nos marges aussi, ils ne proposent pas de payer l’essence plus cher pour nous soutenir», a-t-il indiqué en réponse à ces critiques de concurrence déloyale, notamment portées par le président du comité stratégique des centres E. Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, qui voudrait obtenir des ristournes du pétrolier. 

Selon les informations du journal Les Echos, le 11 mai, Shell envisageait de se séparer de son réseau de stations-service en France, une cession qui «concernerait une soixantaine de sites sur autoroutes et une quarantaine de salariés de Shell, sur 300 employés environ». 

Interrogé, la direction de Shell France n’a pas fait de commentaire. 

Galeries Lafayette quittent Pékin : symbole d’un luxe en recul

Un flot continu de clients a parcouru mardi, veille de fermeture, les boutiques de l’immense magasin de six étages dans le coeur de la capitale à la recherche de bonnes affaires de dernière minute. 

Les employés remballaient au même moment les invendus et les mannequins, contribuant eux aussi à vider les rayons des sacs à main, vêtements, chaussures et jouets pour enfants avant que l’enseigne ne tire le rideau pour une durée indéterminée. 

«Ne soyez pas tristes, ce n’est pas un adieu définitif», déclarait le magasin dans un message publié début mai sur les réseaux sociaux. «A bientôt Pékin», promettait-il. 

Les Galeries Lafayette invoquaient dans un communiqué mi-mai l’évolution des attentes de la clientèle. 

«Les acheteurs modernes privilégient de plus en plus la commodité, un service de qualité supérieure, des expériences plus enrichissantes et un sentiment accru de bien-être», disaient-elles. 

«L’enseigne entend proposer des magasins plus fonctionnels et agiles, mettant davantage l’accent sur la sélection de marques et de produits», ajoutaient-elles. 

La direction des Galeries Lafayette avait expliqué séparément que le magasin de Pékin, avec ses 48.000 mètres carrés, était trop grand pour pouvoir être modernisé sans consentir des investissements majeurs. 

La Chine connaissait une période de forte croissance du luxe quand les Galeries Lafayette avaient ouvert à Pékin leur premier magasin en Chine continentale en 2013. 

L’essor de la classe moyenne portait alors la promesse de nouveaux débouchés pour des marques jusqu’alors inaccessibles au plus grand nombre en Chine. 

Depuis, la pandémie de Covid-19, une profonde crise de l’immobilier aux graves retombées sur l’économie et le piétinement de la consommation intérieure sont passés par là. 

Les Galeries Lafayette ont assuré que la fermeture du magasin pékinois ne remettait pas en question sa présence. 

Elles ont trois autres magasins, en Chine continentale à Shanghai (est) et Shenzhen (sud) et dans la région administrative spéciale de Macao. 

Les Galeries Lafayette s’appuient en Chine sur une coentreprise à parts égales avec un partenaire local, Hopson Group. 

Elles étaient locataires du magasin de Pékin. A l’international, le groupe possède des magasins en Indonésie (Jakarta), en Inde (Mumbai et New Delhi), au Moyen-Orient (Dubaï et Doha) et au Luxembourg. 

Jeunes et réseaux sociaux : une menace sanitaire comparable au tabac

L’utilisation des réseaux sociaux représente une menace pour la santé des jeunes au même titre que le tabagisme, alertent des médecins britanniques dans le cadre d’une consultation lancée par le gouvernement, s’achevant mardi soir.

Dans son rapport, l’Academy of Medical Royal Colleges, organisation rassemblant les principales instances professionnelles de médecins, estime que l’usage des réseaux sociaux par les enfants et les jeunes constitue un enjeu de santé publique, «au même titre que le tabagisme et le port de la ceinture de sécurité en voiture». Parmi les 454 médecins interrogés, la moitié ont déclaré traiter au moins un enfant par semaine souffrant de détresse mentale ou de blessures physiques liées à des contenus en ligne. Ils disent également observer une «vague d’enfants radicalisés» en raison de leur exposition à des contenus «haineux, addictifs et extrêmement perturbants». Cette contribution intervient au dernier jour d’une consultation lancée en janvier par le gouvernement travailliste sur l’opportunité d’interdire au Royaume-Uni les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, sur le modèle de l’Australie. Le Premier ministre Keir Starmer doit rencontrer mardi des parents endeuillés qui estiment que les réseaux sociaux ont joué un rôle dans la mort de leurs enfants. Parmi eux figurent des partisans d’une interdiction, dont Esther Ghey, la mère de l’adolescente transgenre Brianna Ghey, dont le meurtre par deux adolescents en 2023 a suscité une vague de choc dans le pays. Mais aussi des opposants à l’interdiction comme Ian Russell, dont la fille Molly s’est donnée la mort à 14 ans après avoir visionné des contenus faisant l’apologie du suicide. L’ancien ministre de la Santé Wes Streeting, concurrent potentiel de Keir Starmer à la direction du Parti travailliste et à Downing Street, s’est dit favorable à une interdiction des réseaux sociaux. «Je pense que ce que nous avons vu de la part des grandes entreprises technologiques s’apparente au comportement de l’industrie du tabac», a-t-il accusé sur la radio de la BBC. Mi-avril, Keir Starmer avait laissé entendre qu’il pourrait restreindre l’accès des mineurs aux réseaux sociaux en raison des risques pour leur sécurité, mais avait insisté sur le fait qu’il attendrait la fin de la consultation avant de prendre une décision définitive. Il n’a pas non plus exclu une éventuelle interdiction. La ministre de la Technologie Liz Kendall a indiqué que le gouvernement agirait d’ici «la fin de l’année» pour mettre en application le résultat de la consultation. 

 

Rémi SEBAG (Self Media) : «La TV reste un formidable levier de notoriété et de crédibilisation»

Dans un contexte de pression économique et de transformation rapide du marché publicitaire, Self Media, agence média indépendante, annonce un tournant stratégique avec une refonte de son identité et de ses offres. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer cette évoution avec Rémi SEBAG, PDG de Self Media.

MEDIACOM’ Comment se structure l’activité de l’agence Self Media ? 

Rémi SEBAG Self Media pilote des campagnes en TV, radio, affichage et presse de A à Z. Nous accompagnons également nos clients sur les environnements de streaming et de CTV. En revanche, nous ne gérons pas directement les expertises Google, Meta ou SEO : nous préférons nous entourer de partenaires spécialisés avec lesquels nous travaillons en totale complémentarité. Notre philosophie est simple : proposer le meilleur niveau d’expertise sur chaque métier plutôt que de prétendre tout internaliser. 

MEDIACOM’ Quels types d’annonceurs accompagnez-vous aujourd’hui? 

Rémi SEBAG Notre portefeuille est extrêmement diversifié. Nous accompagnons aussi bien des acteurs de la comptabilité SaaS, de l’intelligence artificielle, de la cosmétique, du parfum ou de la lingerie, que des entreprises spécialisées dans l’énergie, l’immobilier ou les services BtoB. Nous avons également accompagné plusieurs marques dans leur montée en puissance, grâce à la télévision. La TV reste un formidable levier de notoriété et de crédibilisation. 

MEDIACOM’ Self Media a récemment dévoilé une nouvelle identité visuelle. Qu’en est-il ? 

Rémi SEBAG Comme souvent dans les agences, nous avions tendance à nous concentrer davantage sur les projets de nos clients que sur notre propre image. Notre identité visuelle n’avait quasiment pas évolué depuis une dizaine d’années. Le projet est d’abord né d’une réflexion autour du SEO et de la refonte de notre site internet. Puis, nous nous sommes concentrés sur la modernisation de notre image de marque avec une évolution de notre logo, sans rompre avec l’ADN historique de l’agence. 

MEDIACOM’ Cette nouvelle identité s’accompagne-t-elle de nouvelles offres ? 

Rémi SEBAG Nous lançons une nouvelle solution qui permet aux annonceurs d’accéder directement à des opportunités média, notamment sur des offres de dernière minute. L’objectif est de simplifier l’accès à la télévision et de rendre certains achats beaucoup plus fluides. La plateforme permet déjà d’aller jusqu’à la réservation d’espaces publicitaires. Nous continuons d’ailleurs à faire évoluer l’outil afin de simplifier encore davantage l’expérience utilisateur et fluidifier les échanges avec les régies. 

MEDIACOM’ La Coupe du monde représente-t-elle un temps fort important pour l’agence ? 

Rémi SEBAG Oui, clairement. Nous travaillons déjà depuis plusieurs mois sur les dispositifs liés à la Coupe du monde. Comme à chaque grande compétition, il y a plusieurs phases: une première période d’anticipation, puis une forte accélération à mesure que l’événement approche. Nous savons par expérience que de nombreux annonceurs activent leurs campagnes au dernier moment, notamment lorsque l’engouement médiatique monte fortement. Les investissements peuvent alors devenir très importants sur des opérations premium. La Coupe du monde reste un rendez-vous exceptionnel en matière de visibilité, de notoriété et de fédération des audiences. 

MEDIACOM’ Le passage de la compétition sur M6 change-t-il la donne? 

Rémi SEBAG M6 investit énormément sur cet événement et met en place un dispositif très ambitieux autour des matchs, des émissions et des contenus associés. TF1 conserve évidemment une puissance historique très forte sur les grands événements sportifs, mais cela reste une formidable opportunité pour M6 de renforcer encore son positionnement et ses audiences. On l’a vu récemment avec les Jeux olympiques sur France Télévisions : les grands événements permettent aux diffuseurs de réaliser des performances exceptionnelles. 

MEDIACOM’ Dans un contexte économique compliqué, comment se porte Self Media ? 

Rémi SEBAG Le marché traverse effectivement une période complexe. Entre les tensions géopolitiques, l’inflation, la hausse des coûts énergétiques et les incertitudes économiques globales, beaucoup d’annonceurs restent prudents. Cela dit, nous continuons à avancer grâce à la fidélité de nos clients et à notre capacité d’adaptation. Nous savons que le marché publicitaire fonctionne par cycles et qu’il faut rester agile. Même si l’environnement reste tendu, nous poursuivons notre développement avec une vision à long terme et la volonté de continuer à innover dans nos approches média. 

Nicolas POILLOT (Schweppes) : «Roland-Garros : une activation à l’échelle européenne pour la première fois»

Pour la première fois, Schweppes est fournisseur officiel de Roland-Garros pour les trois prochaines années. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer les enjeux et les activations avec Nicolas POILLOT, Global Marketing Manager Schweppes Europe.

MEDIACOM’ Schweppes est fournisseur officiel de Roland-Garros. Que représente un tel événement pour Schweppes ? 

Nicolas POILLOT D’abord, Roland-Garros nous offre la possibilité de nous adresser directement à notre coeur de cible : un public adulte, plutôt urbain, avec lequel nous partageons une passion commune, le tennis. C’est aussi un moment particulièrement stratégique dans notre calendrier, puisqu’il intervient au début de la haute saison, une période clé pour notre activité. Au-delà de cet enjeu de saisonnalité et de performance business, ce partenariat revêt une dimension particulière pour la marque : c’est la première fois que nous déployons une activation à l’échelle européenne, dans la quasi-totalité des pays où le groupe Suntory commercialise la marque Schweppes. 

MEDIACOM’ Quelles sont les objectifs pour Schweppes de s’associer à Roland-Garros ? 

Nicolas POILLOT Avec ce partenariat, nous poursuivons trois grands objectifs. Le premier consiste effectivement à faire vivre le positionnement Schweppes «Take Your Time» au coeur du tournoi. Pour cela, nous avons imaginé plusieurs activations, notamment autour de l’hospitalité, avec une loge Schweppes et une carte de cocktails élaborée avec nos partenaires. Le deuxième objectif concerne l’impact à court terme, notamment en magasin, sur les circuits de grande distribution comme dans le hors domicile. Enfin, il y a un enjeu à plus long terme : renforcer l’image de marque de Schweppes en s’associant à l’univers premium, glamour et lifestyle de Roland-Garros. 

MEDIACOM’ En magasin, comment se traduit ce redesign packaging autour de Roland-Garros ?

Nicolas POILLOT Pour faire vivre l’expérience au-delà du tournoi, Schweppes revisite en édition limitée une large partie de ses boissons iconiques. 40 millions de boissons prendront ainsi possession des rayons pendant deux mois, accompagnés de temps forts dédiés dans plus de 600 magasins prolongeant l’univers de la campagne jusque dans l’acte d’achat. Cette force de la licence Roland-Garros nous permet aussi d’obtenir une visibilité renforcée en magasin, mais également auprès de nos partenaires du circuit hors domicile. 

MEDIACOM’ Qu’en est-il de votre plan de communication ? 

Nicolas POILLOT Nous serons présents sur la quasi-totalité des médias, comme la télévision, la presse ou encore l’affichage, dans tous les pays concernés par le partenariat. Nous allons également produire de nombreux contenus en invitant des créateurs de contenus, des influenceurs et des personnalités au sein de notre loge pendant toute la quinzaine, afin de proposer une approche plus lifestyle autour de l’art de vivre à Roland-Garros. C’est donc un dispositif très important pour nous, pensé comme un plan global, avec une exécution relativement homogène dans l’ensemble des pays qui activent la licence. 

MEDIACOM’ Comment mesure-t-on les performances d’une opération de cette ampleur ? 

Nicolas POILLOT Nous allons mesurer trois grands types d’indicateurs. Le premier concerne évidemment la visibilité du partenariat et son attribution à la marque Schweppes. Un sponsoring se construit dans le temps, et nous avons fait le choix stratégique de nous engager sur trois ans. Le deuxième indicateur concerne naturellement l’impact commercial à court terme. Enfin, nous analyserons également l’impact sur le capital de marque : sa notoriété, sa puissance, son image et plus largement tous les indicateurs d’équité de marque. 

Rodolphe RODRIGUES (Weborama) : «On observe l’augmentation du scoring d’intention de campagne en campagne»

Avec le lancement de sa plateforme agentique Webo Intent, Weborama souhaite proposer aux marques et aux agences d’activer leurs audiences tout au long du funnel marketing à l’aide d’un scoring d’intention. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer cette offre avec Rodolphe RODRIGUES, Directeur général adjoint de Weborama.

MEDIACOM’ Weborama dévoile sa plateforme agentique Webo Intent. Quel est le contexte de ce lancement ? 

Rodolphe RODRIGUES Le ciblage publicitaire a une faiblesse intrinsèque, il parle aux gens du mauvais côté de leur décision. Dans un environnement saturé de signaux, la performance ne repose plus uniquement sur qui adresser, mais sur quand agir. L’intention est une fenêtre sur l’avenir, une façon différente de lire le monde. C’est d’après cette conviction que nous lançons Webo Intent, la plateforme agentique de Weborama, dédiée à la lecture et à l’activation de l’intention tout au long du funnel. L’objectif est de pouvoir mesurer avec précision le niveau d’intention d’achat des internautes envers une marque ou une offre, puis créer des segments et les activer tout au long du parcours, des premiers signaux de curiosité jusqu’à la décision d’achat. 

MEDIACOM’ Comment adresser les audiences au bon moment ? 

Rodolphe RODRIGUES Notre plateforme agentique Webo Intent est capable d’attribuer aux audiences un scoring d’intention obtenu à partir de l’analyse en continu de la convergence de plus de 3 milliards de signaux comportementaux, sémantiques et contextuels émis en ligne par les 200 millions de profils identifiés et entretenus par Weborama lorsqu’ils naviguent sur les quelque 500 millions d’URL scorées par notre expertise. Ce socle ne se limite pas à décrire des audiences. Il permet d’identifier des intentions avant qu’elles ne deviennent explicites, et donc d’activer très en amont. Un signal isolé a peu de valeur, c’est leur convergence et leur lecture dans le temps qui créent l’intelligence. Ce scoring permet ensuite de construire des personas et des audiences activables selon des objectifs de branding, de considération ou de conversion. 

MEDIACOM’ Comment se structure votre plateforme agentique Webo Intent ? 

Rodolphe RODRIGUES Notre plateforme agentique Webo Intent repose sur un modèle en trois étapes. La première, décoder en analysant les signaux pour faire émerger des Intent Personas, profils dynamiques qui reflètent des moments de vie et des logiques de décision. La deuxième, structurer en transformant ces signaux en Intent Audiences, grâce à un scoring en temps réel qui positionne chaque individu dans sa trajectoire d’intention. La troisième, activer ces audiences au bon moment et sur les bons leviers (display, CTV, YouTube, DOOH, CRM…), avec des messages adaptés et amplifiés via l’expertise créative d’Adways by Webo. 

MEDIACOM’ La plateforme permet-elle de piloter des campagnes ? 

Rodolphe RODRIGUES Au centre de Webo Intent, un moteur propriétaire analyse les signaux et construit des scores d’intention en temps réel. Ce moteur détecte leur convergence, met à jour en continu la lecture des trajectoires individuelles et alimente les plateformes d’activation avec une intelligence dynamique. Il ne pilote pas les campagnes mais détermine ce qui doit être activé, quand et pour qui. Sa performance repose sur la qualité et la fraîcheur des signaux qui conditionnent la pertinence des décisions. 

MEDIACOM’ Souhaitez-vous rendre opérable cette plateforme à grande échelle ? 

Rodolphe RODRIGUES Nous avons construit cette plateforme de manière à ce qu’elle soit la plus interopérable possible. Au même titre que notre data, elle n’a d’intérêt que si elle est opérable à grande échelle. Nous échangeons bien sûr avec les autres acteurs du marché pour exploiter les protocoles comme l’AdCP et l’ARTF afin d’automatiser le plus possible l’activation. Mais l’enjeu n’est pas tant l’adoption de ces standards que notre capacité à bien alimenter ces standards avec notre actif propriétaire, de nos données à ce scoring. 

MEDIACOM’ Avec Webo Intent, quels sont les premiers résultats ? 

Rodolphe RODRIGUES Nous opérons Webo Intent pour nos clients depuis le début de l’année. À terme, l’objectif est de rendre la plateforme en self-service. Les premiers résultats sont déjà très satisfaisants. Sur des campagnes display, CTV, VOL, DOOH ou CRM, nous observons des gains allant de +25 à +35% sur des items de notoriété, de mémorisation et de considération, mais aussi une vraie capacité à accélérer la conversion, en réduisant les coûts par clic ou par lead. Nous observons l’augmentation du scoring d’intention de campagne en campagne, et de meilleurs résultats quand nous travaillons à la fois la considération et la performance, plutôt que la performance seule. 

Dunkin’ France dévoile sa plateforme de marque : YES ALL DAY

L’entreprise Dunkin’ France dévoile YES ALL DAY, une nouvelle expérience de marque déployée dans l’ensemble de ses points de vente, marquant une évolution majeure de son positionnement : de coffee shop à véritable beverage shop, centré sur les boissons glacées, personnalisables et accessibles à tout moment de la journée. Cette expérience est complétée par les donuts iconiques de la marque, qui renforcent l’identité gourmande et accessible de Dunkin’. Conçue comme une plateforme évolutive, YES ALL DAY a vocation à s’enrichir régulièrement de nouvelles créations et éditions saisonnières, au rythme des tendances et des temps forts de consommation. Dès l’entrée en point de vente, la marque plonge les consommateurs dans un environnement plus vibrant, énergique et expérientiel, pensé autour des nouveaux usages de consommation et des codes culturels de la Génération Z.

Palais des Thés dévoile sa nouvelle campagne avec Brainsonic

Palais des Thés dévoile sa nouvelle campagne signée Brainsonic, une agence du Groupe Dékuple. L’objectif est de sortir le matcha de l’effet de mode pour l’imposer comme le nouveau geste bien-être indispensable. La campagne prend forme sur plusieurs points de contact spot publicitaire (une mise en scène esthétique qui joue sur les contrastes entre la préparation méditative et l’élan de vitalité qu’il procure), social & digital (des contenus pédagogiques pour valoriser la dimension sensorielle de la préparation du matcha), print et affichage (un univers visuel fort qui illustre l’équilibre entre force et apaisement).

Roland-Garros et BNP Paribas annoncent le renouvellement de leur partenariat historique

Roland-Garros et BNP Paribas prolongent leur association à compter de 2027 pour une durée de 5 ans minimum. Ce renouvellement entre BNP Paribas et la Fédération Française de Tennis, qui inclut le tournoi de Roland-Garros ainsi que le soutien au tennis fédéral, s’inscrit dans une logique de continuité. BNP Paribas accompagne le tournoi dans son développement, tant sur le plan des infrastructures que de l’expérience spectateur, et soutient la fédération à travers des projets communs tels que, le soutien des nouvelles générations de joueurs et de joueuses ainsi que le développement de la pratique dans les clubs. À travers ce partenariat, BNP Paribas porte une ambition forte : accompagner et faire grandir l’ensemble de l’écosystème du tennis, du niveau amateur jusqu’aux plus grandes compétitions internationales.

Commission IA : vers un encadrement renforcé des usages et de la publicité

«Le mot d’ordre qui émerge, ce n’est pas l’interdiction» mais comment «utiliser l’IA générative sans créer ou exacerber de nouvelles vulnérabilités» chez les utilisateurs, a affirmé le professeur en psychiatrie Raphaël Gaillard, l’un des présidents de cette mission, au cours d’un événement organisé à Bercy. Lancée en février sous l’impulsion de l’Elysée et composée d’une dizaine d’experts, elle se penche sur les risques engendrés par les usages grand public des outils d’IA générative, popularisés par des agents conversationnels comme ChatGPT et Gemini, des entreprises américaines OpenAI et Google. Parmi la vingtaine de recommandations que devrait compter le rapport final, les experts souhaitent la mise en place de «mécanismes d’alerte pour des requêtes ou des prompts problématiques», a précisé Raphaël Gaillard, des «garde-fous» pour limiter l’anthropomorphisation de ces outils qui donnent parfois le sentiment d’échanger avec une vraie personne. Les experts plaident aussi pour la création d’espaces sécurisés et adaptés aux mineurs. La commission, qui a mené une quarantaine d’auditions depuis février, insiste également sur «l’encadrement des publicités sur les agents conversationnels», a expliqué Serena Villata, directrice de recherche au CNRS, spécialiste de l’IA et co-présidente de la mission. Selon elle, «dès lors qu’un service est financé par la publicité, il est systématiquement optimisé pour capter l’attention des utilisateurs», ce qui interroge «non seulement sur la neutralité des choix proposés» mais aussi sur «les risques de manipulation commerciale ou politique» que cela engendre. Il est «indispensable de former l’ensemble de la population, à tous les âges, afin de développer un esprit critique face aux contenus» générés par une IA et «éviter tout type d’empathie et d’alignement émotionnel avec la réponse» d’un robot conversationnel, a-t-elle insisté. Concernant l’éducation, les experts souhaitent qu’un enseignement avec et sans IA soit mis en place. «Cette double approche est nécessaire pour éviter une dépendance excessive à l’outil, ou au contraire une inadaptation à l’environnement technologique actuel et futur», a développé Amine Benyamina, qui supervise également cette commission, en coordination avec le Conseil de l’IA et du numérique (Cianum). La protection des mineurs en ligne et les usages de l’IA seront au centre des discussions des ministres du Numérique du G7, réunis vendredi à Paris. 

TotalEnergies en reflexion pour racheter le réseau des stations-service Shell en France

«Pourquoi pas!», a déclaré Patrick Pouyanné dans une interview au Figaro, au sujet des rumeurs de vente du réseau Shell en France, dévoilées dans la presse il y a quelques semaines. 

Le groupe se montre néanmoins prudent: «nous allons regarder, ça va dépendre du prix. Et de ce qu’en pense l’Autorité de la concurrence», a précisé Patrick Pouyanné. 

«Nous avons cédé nos réseaux sur les autres marchés européens mais nous sommes leaders sur le marché français. Quand la compagnie a des points forts, elle mise dessus !», a-t-il ajouté. 

Le groupe qui détient environ 25% des parts du marché en France est déjà accusé de faire de l’ombre à la grande distribution, les premiers acteurs, en raison de sa politique de plafonnement avantageuse. 

«Quand les prix sont très bas et nos marges aussi, ils ne proposent pas de payer l’essence plus cher pour nous soutenir», a-t-il indiqué en réponse à ces critiques de concurrence déloyale, notamment portées par le président du comité stratégique des centres E. Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, qui voudrait obtenir des ristournes du pétrolier. 

Selon les informations du journal Les Echos, le 11 mai, Shell envisageait de se séparer de son réseau de stations-service en France, une cession qui «concernerait une soixantaine de sites sur autoroutes et une quarantaine de salariés de Shell, sur 300 employés environ». 

Interrogé, la direction de Shell France n’a pas fait de commentaire. 

Galeries Lafayette quittent Pékin : symbole d’un luxe en recul

Un flot continu de clients a parcouru mardi, veille de fermeture, les boutiques de l’immense magasin de six étages dans le coeur de la capitale à la recherche de bonnes affaires de dernière minute. 

Les employés remballaient au même moment les invendus et les mannequins, contribuant eux aussi à vider les rayons des sacs à main, vêtements, chaussures et jouets pour enfants avant que l’enseigne ne tire le rideau pour une durée indéterminée. 

«Ne soyez pas tristes, ce n’est pas un adieu définitif», déclarait le magasin dans un message publié début mai sur les réseaux sociaux. «A bientôt Pékin», promettait-il. 

Les Galeries Lafayette invoquaient dans un communiqué mi-mai l’évolution des attentes de la clientèle. 

«Les acheteurs modernes privilégient de plus en plus la commodité, un service de qualité supérieure, des expériences plus enrichissantes et un sentiment accru de bien-être», disaient-elles. 

«L’enseigne entend proposer des magasins plus fonctionnels et agiles, mettant davantage l’accent sur la sélection de marques et de produits», ajoutaient-elles. 

La direction des Galeries Lafayette avait expliqué séparément que le magasin de Pékin, avec ses 48.000 mètres carrés, était trop grand pour pouvoir être modernisé sans consentir des investissements majeurs. 

La Chine connaissait une période de forte croissance du luxe quand les Galeries Lafayette avaient ouvert à Pékin leur premier magasin en Chine continentale en 2013. 

L’essor de la classe moyenne portait alors la promesse de nouveaux débouchés pour des marques jusqu’alors inaccessibles au plus grand nombre en Chine. 

Depuis, la pandémie de Covid-19, une profonde crise de l’immobilier aux graves retombées sur l’économie et le piétinement de la consommation intérieure sont passés par là. 

Les Galeries Lafayette ont assuré que la fermeture du magasin pékinois ne remettait pas en question sa présence. 

Elles ont trois autres magasins, en Chine continentale à Shanghai (est) et Shenzhen (sud) et dans la région administrative spéciale de Macao. 

Les Galeries Lafayette s’appuient en Chine sur une coentreprise à parts égales avec un partenaire local, Hopson Group. 

Elles étaient locataires du magasin de Pékin. A l’international, le groupe possède des magasins en Indonésie (Jakarta), en Inde (Mumbai et New Delhi), au Moyen-Orient (Dubaï et Doha) et au Luxembourg. 

Jeunes et réseaux sociaux : une menace sanitaire comparable au tabac

L’utilisation des réseaux sociaux représente une menace pour la santé des jeunes au même titre que le tabagisme, alertent des médecins britanniques dans le cadre d’une consultation lancée par le gouvernement, s’achevant mardi soir.

Dans son rapport, l’Academy of Medical Royal Colleges, organisation rassemblant les principales instances professionnelles de médecins, estime que l’usage des réseaux sociaux par les enfants et les jeunes constitue un enjeu de santé publique, «au même titre que le tabagisme et le port de la ceinture de sécurité en voiture». Parmi les 454 médecins interrogés, la moitié ont déclaré traiter au moins un enfant par semaine souffrant de détresse mentale ou de blessures physiques liées à des contenus en ligne. Ils disent également observer une «vague d’enfants radicalisés» en raison de leur exposition à des contenus «haineux, addictifs et extrêmement perturbants». Cette contribution intervient au dernier jour d’une consultation lancée en janvier par le gouvernement travailliste sur l’opportunité d’interdire au Royaume-Uni les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, sur le modèle de l’Australie. Le Premier ministre Keir Starmer doit rencontrer mardi des parents endeuillés qui estiment que les réseaux sociaux ont joué un rôle dans la mort de leurs enfants. Parmi eux figurent des partisans d’une interdiction, dont Esther Ghey, la mère de l’adolescente transgenre Brianna Ghey, dont le meurtre par deux adolescents en 2023 a suscité une vague de choc dans le pays. Mais aussi des opposants à l’interdiction comme Ian Russell, dont la fille Molly s’est donnée la mort à 14 ans après avoir visionné des contenus faisant l’apologie du suicide. L’ancien ministre de la Santé Wes Streeting, concurrent potentiel de Keir Starmer à la direction du Parti travailliste et à Downing Street, s’est dit favorable à une interdiction des réseaux sociaux. «Je pense que ce que nous avons vu de la part des grandes entreprises technologiques s’apparente au comportement de l’industrie du tabac», a-t-il accusé sur la radio de la BBC. Mi-avril, Keir Starmer avait laissé entendre qu’il pourrait restreindre l’accès des mineurs aux réseaux sociaux en raison des risques pour leur sécurité, mais avait insisté sur le fait qu’il attendrait la fin de la consultation avant de prendre une décision définitive. Il n’a pas non plus exclu une éventuelle interdiction. La ministre de la Technologie Liz Kendall a indiqué que le gouvernement agirait d’ici «la fin de l’année» pour mettre en application le résultat de la consultation. 

 

Rémi SEBAG (Self Media) : «La TV reste un formidable levier de notoriété et de crédibilisation»

Dans un contexte de pression économique et de transformation rapide du marché publicitaire, Self Media, agence média indépendante, annonce un tournant stratégique avec une refonte de son identité et de ses offres. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer cette évoution avec Rémi SEBAG, PDG de Self Media.

MEDIACOM’ Comment se structure l’activité de l’agence Self Media ? 

Rémi SEBAG Self Media pilote des campagnes en TV, radio, affichage et presse de A à Z. Nous accompagnons également nos clients sur les environnements de streaming et de CTV. En revanche, nous ne gérons pas directement les expertises Google, Meta ou SEO : nous préférons nous entourer de partenaires spécialisés avec lesquels nous travaillons en totale complémentarité. Notre philosophie est simple : proposer le meilleur niveau d’expertise sur chaque métier plutôt que de prétendre tout internaliser. 

MEDIACOM’ Quels types d’annonceurs accompagnez-vous aujourd’hui? 

Rémi SEBAG Notre portefeuille est extrêmement diversifié. Nous accompagnons aussi bien des acteurs de la comptabilité SaaS, de l’intelligence artificielle, de la cosmétique, du parfum ou de la lingerie, que des entreprises spécialisées dans l’énergie, l’immobilier ou les services BtoB. Nous avons également accompagné plusieurs marques dans leur montée en puissance, grâce à la télévision. La TV reste un formidable levier de notoriété et de crédibilisation. 

MEDIACOM’ Self Media a récemment dévoilé une nouvelle identité visuelle. Qu’en est-il ? 

Rémi SEBAG Comme souvent dans les agences, nous avions tendance à nous concentrer davantage sur les projets de nos clients que sur notre propre image. Notre identité visuelle n’avait quasiment pas évolué depuis une dizaine d’années. Le projet est d’abord né d’une réflexion autour du SEO et de la refonte de notre site internet. Puis, nous nous sommes concentrés sur la modernisation de notre image de marque avec une évolution de notre logo, sans rompre avec l’ADN historique de l’agence. 

MEDIACOM’ Cette nouvelle identité s’accompagne-t-elle de nouvelles offres ? 

Rémi SEBAG Nous lançons une nouvelle solution qui permet aux annonceurs d’accéder directement à des opportunités média, notamment sur des offres de dernière minute. L’objectif est de simplifier l’accès à la télévision et de rendre certains achats beaucoup plus fluides. La plateforme permet déjà d’aller jusqu’à la réservation d’espaces publicitaires. Nous continuons d’ailleurs à faire évoluer l’outil afin de simplifier encore davantage l’expérience utilisateur et fluidifier les échanges avec les régies. 

MEDIACOM’ La Coupe du monde représente-t-elle un temps fort important pour l’agence ? 

Rémi SEBAG Oui, clairement. Nous travaillons déjà depuis plusieurs mois sur les dispositifs liés à la Coupe du monde. Comme à chaque grande compétition, il y a plusieurs phases: une première période d’anticipation, puis une forte accélération à mesure que l’événement approche. Nous savons par expérience que de nombreux annonceurs activent leurs campagnes au dernier moment, notamment lorsque l’engouement médiatique monte fortement. Les investissements peuvent alors devenir très importants sur des opérations premium. La Coupe du monde reste un rendez-vous exceptionnel en matière de visibilité, de notoriété et de fédération des audiences. 

MEDIACOM’ Le passage de la compétition sur M6 change-t-il la donne? 

Rémi SEBAG M6 investit énormément sur cet événement et met en place un dispositif très ambitieux autour des matchs, des émissions et des contenus associés. TF1 conserve évidemment une puissance historique très forte sur les grands événements sportifs, mais cela reste une formidable opportunité pour M6 de renforcer encore son positionnement et ses audiences. On l’a vu récemment avec les Jeux olympiques sur France Télévisions : les grands événements permettent aux diffuseurs de réaliser des performances exceptionnelles. 

MEDIACOM’ Dans un contexte économique compliqué, comment se porte Self Media ? 

Rémi SEBAG Le marché traverse effectivement une période complexe. Entre les tensions géopolitiques, l’inflation, la hausse des coûts énergétiques et les incertitudes économiques globales, beaucoup d’annonceurs restent prudents. Cela dit, nous continuons à avancer grâce à la fidélité de nos clients et à notre capacité d’adaptation. Nous savons que le marché publicitaire fonctionne par cycles et qu’il faut rester agile. Même si l’environnement reste tendu, nous poursuivons notre développement avec une vision à long terme et la volonté de continuer à innover dans nos approches média. 

Nicolas POILLOT (Schweppes) : «Roland-Garros : une activation à l’échelle européenne pour la première fois»

Pour la première fois, Schweppes est fournisseur officiel de Roland-Garros pour les trois prochaines années. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer les enjeux et les activations avec Nicolas POILLOT, Global Marketing Manager Schweppes Europe.

MEDIACOM’ Schweppes est fournisseur officiel de Roland-Garros. Que représente un tel événement pour Schweppes ? 

Nicolas POILLOT D’abord, Roland-Garros nous offre la possibilité de nous adresser directement à notre coeur de cible : un public adulte, plutôt urbain, avec lequel nous partageons une passion commune, le tennis. C’est aussi un moment particulièrement stratégique dans notre calendrier, puisqu’il intervient au début de la haute saison, une période clé pour notre activité. Au-delà de cet enjeu de saisonnalité et de performance business, ce partenariat revêt une dimension particulière pour la marque : c’est la première fois que nous déployons une activation à l’échelle européenne, dans la quasi-totalité des pays où le groupe Suntory commercialise la marque Schweppes. 

MEDIACOM’ Quelles sont les objectifs pour Schweppes de s’associer à Roland-Garros ? 

Nicolas POILLOT Avec ce partenariat, nous poursuivons trois grands objectifs. Le premier consiste effectivement à faire vivre le positionnement Schweppes «Take Your Time» au coeur du tournoi. Pour cela, nous avons imaginé plusieurs activations, notamment autour de l’hospitalité, avec une loge Schweppes et une carte de cocktails élaborée avec nos partenaires. Le deuxième objectif concerne l’impact à court terme, notamment en magasin, sur les circuits de grande distribution comme dans le hors domicile. Enfin, il y a un enjeu à plus long terme : renforcer l’image de marque de Schweppes en s’associant à l’univers premium, glamour et lifestyle de Roland-Garros. 

MEDIACOM’ En magasin, comment se traduit ce redesign packaging autour de Roland-Garros ?

Nicolas POILLOT Pour faire vivre l’expérience au-delà du tournoi, Schweppes revisite en édition limitée une large partie de ses boissons iconiques. 40 millions de boissons prendront ainsi possession des rayons pendant deux mois, accompagnés de temps forts dédiés dans plus de 600 magasins prolongeant l’univers de la campagne jusque dans l’acte d’achat. Cette force de la licence Roland-Garros nous permet aussi d’obtenir une visibilité renforcée en magasin, mais également auprès de nos partenaires du circuit hors domicile. 

MEDIACOM’ Qu’en est-il de votre plan de communication ? 

Nicolas POILLOT Nous serons présents sur la quasi-totalité des médias, comme la télévision, la presse ou encore l’affichage, dans tous les pays concernés par le partenariat. Nous allons également produire de nombreux contenus en invitant des créateurs de contenus, des influenceurs et des personnalités au sein de notre loge pendant toute la quinzaine, afin de proposer une approche plus lifestyle autour de l’art de vivre à Roland-Garros. C’est donc un dispositif très important pour nous, pensé comme un plan global, avec une exécution relativement homogène dans l’ensemble des pays qui activent la licence. 

MEDIACOM’ Comment mesure-t-on les performances d’une opération de cette ampleur ? 

Nicolas POILLOT Nous allons mesurer trois grands types d’indicateurs. Le premier concerne évidemment la visibilité du partenariat et son attribution à la marque Schweppes. Un sponsoring se construit dans le temps, et nous avons fait le choix stratégique de nous engager sur trois ans. Le deuxième indicateur concerne naturellement l’impact commercial à court terme. Enfin, nous analyserons également l’impact sur le capital de marque : sa notoriété, sa puissance, son image et plus largement tous les indicateurs d’équité de marque. 

Rodolphe RODRIGUES (Weborama) : «On observe l’augmentation du scoring d’intention de campagne en campagne»

Avec le lancement de sa plateforme agentique Webo Intent, Weborama souhaite proposer aux marques et aux agences d’activer leurs audiences tout au long du funnel marketing à l’aide d’un scoring d’intention. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer cette offre avec Rodolphe RODRIGUES, Directeur général adjoint de Weborama.

MEDIACOM’ Weborama dévoile sa plateforme agentique Webo Intent. Quel est le contexte de ce lancement ? 

Rodolphe RODRIGUES Le ciblage publicitaire a une faiblesse intrinsèque, il parle aux gens du mauvais côté de leur décision. Dans un environnement saturé de signaux, la performance ne repose plus uniquement sur qui adresser, mais sur quand agir. L’intention est une fenêtre sur l’avenir, une façon différente de lire le monde. C’est d’après cette conviction que nous lançons Webo Intent, la plateforme agentique de Weborama, dédiée à la lecture et à l’activation de l’intention tout au long du funnel. L’objectif est de pouvoir mesurer avec précision le niveau d’intention d’achat des internautes envers une marque ou une offre, puis créer des segments et les activer tout au long du parcours, des premiers signaux de curiosité jusqu’à la décision d’achat. 

MEDIACOM’ Comment adresser les audiences au bon moment ? 

Rodolphe RODRIGUES Notre plateforme agentique Webo Intent est capable d’attribuer aux audiences un scoring d’intention obtenu à partir de l’analyse en continu de la convergence de plus de 3 milliards de signaux comportementaux, sémantiques et contextuels émis en ligne par les 200 millions de profils identifiés et entretenus par Weborama lorsqu’ils naviguent sur les quelque 500 millions d’URL scorées par notre expertise. Ce socle ne se limite pas à décrire des audiences. Il permet d’identifier des intentions avant qu’elles ne deviennent explicites, et donc d’activer très en amont. Un signal isolé a peu de valeur, c’est leur convergence et leur lecture dans le temps qui créent l’intelligence. Ce scoring permet ensuite de construire des personas et des audiences activables selon des objectifs de branding, de considération ou de conversion. 

MEDIACOM’ Comment se structure votre plateforme agentique Webo Intent ? 

Rodolphe RODRIGUES Notre plateforme agentique Webo Intent repose sur un modèle en trois étapes. La première, décoder en analysant les signaux pour faire émerger des Intent Personas, profils dynamiques qui reflètent des moments de vie et des logiques de décision. La deuxième, structurer en transformant ces signaux en Intent Audiences, grâce à un scoring en temps réel qui positionne chaque individu dans sa trajectoire d’intention. La troisième, activer ces audiences au bon moment et sur les bons leviers (display, CTV, YouTube, DOOH, CRM…), avec des messages adaptés et amplifiés via l’expertise créative d’Adways by Webo. 

MEDIACOM’ La plateforme permet-elle de piloter des campagnes ? 

Rodolphe RODRIGUES Au centre de Webo Intent, un moteur propriétaire analyse les signaux et construit des scores d’intention en temps réel. Ce moteur détecte leur convergence, met à jour en continu la lecture des trajectoires individuelles et alimente les plateformes d’activation avec une intelligence dynamique. Il ne pilote pas les campagnes mais détermine ce qui doit être activé, quand et pour qui. Sa performance repose sur la qualité et la fraîcheur des signaux qui conditionnent la pertinence des décisions. 

MEDIACOM’ Souhaitez-vous rendre opérable cette plateforme à grande échelle ? 

Rodolphe RODRIGUES Nous avons construit cette plateforme de manière à ce qu’elle soit la plus interopérable possible. Au même titre que notre data, elle n’a d’intérêt que si elle est opérable à grande échelle. Nous échangeons bien sûr avec les autres acteurs du marché pour exploiter les protocoles comme l’AdCP et l’ARTF afin d’automatiser le plus possible l’activation. Mais l’enjeu n’est pas tant l’adoption de ces standards que notre capacité à bien alimenter ces standards avec notre actif propriétaire, de nos données à ce scoring. 

MEDIACOM’ Avec Webo Intent, quels sont les premiers résultats ? 

Rodolphe RODRIGUES Nous opérons Webo Intent pour nos clients depuis le début de l’année. À terme, l’objectif est de rendre la plateforme en self-service. Les premiers résultats sont déjà très satisfaisants. Sur des campagnes display, CTV, VOL, DOOH ou CRM, nous observons des gains allant de +25 à +35% sur des items de notoriété, de mémorisation et de considération, mais aussi une vraie capacité à accélérer la conversion, en réduisant les coûts par clic ou par lead. Nous observons l’augmentation du scoring d’intention de campagne en campagne, et de meilleurs résultats quand nous travaillons à la fois la considération et la performance, plutôt que la performance seule. 

Dunkin’ France dévoile sa plateforme de marque : YES ALL DAY

L’entreprise Dunkin’ France dévoile YES ALL DAY, une nouvelle expérience de marque déployée dans l’ensemble de ses points de vente, marquant une évolution majeure de son positionnement : de coffee shop à véritable beverage shop, centré sur les boissons glacées, personnalisables et accessibles à tout moment de la journée. Cette expérience est complétée par les donuts iconiques de la marque, qui renforcent l’identité gourmande et accessible de Dunkin’. Conçue comme une plateforme évolutive, YES ALL DAY a vocation à s’enrichir régulièrement de nouvelles créations et éditions saisonnières, au rythme des tendances et des temps forts de consommation. Dès l’entrée en point de vente, la marque plonge les consommateurs dans un environnement plus vibrant, énergique et expérientiel, pensé autour des nouveaux usages de consommation et des codes culturels de la Génération Z.

Palais des Thés dévoile sa nouvelle campagne avec Brainsonic

Palais des Thés dévoile sa nouvelle campagne signée Brainsonic, une agence du Groupe Dékuple. L’objectif est de sortir le matcha de l’effet de mode pour l’imposer comme le nouveau geste bien-être indispensable. La campagne prend forme sur plusieurs points de contact spot publicitaire (une mise en scène esthétique qui joue sur les contrastes entre la préparation méditative et l’élan de vitalité qu’il procure), social & digital (des contenus pédagogiques pour valoriser la dimension sensorielle de la préparation du matcha), print et affichage (un univers visuel fort qui illustre l’équilibre entre force et apaisement).

Roland-Garros et BNP Paribas annoncent le renouvellement de leur partenariat historique

Roland-Garros et BNP Paribas prolongent leur association à compter de 2027 pour une durée de 5 ans minimum. Ce renouvellement entre BNP Paribas et la Fédération Française de Tennis, qui inclut le tournoi de Roland-Garros ainsi que le soutien au tennis fédéral, s’inscrit dans une logique de continuité. BNP Paribas accompagne le tournoi dans son développement, tant sur le plan des infrastructures que de l’expérience spectateur, et soutient la fédération à travers des projets communs tels que, le soutien des nouvelles générations de joueurs et de joueuses ainsi que le développement de la pratique dans les clubs. À travers ce partenariat, BNP Paribas porte une ambition forte : accompagner et faire grandir l’ensemble de l’écosystème du tennis, du niveau amateur jusqu’aux plus grandes compétitions internationales.