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Carrefour : un chiffre d’affaires supérieur aux attentes des analystes

Le groupe Carrefour a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires supérieur aux attentes des analystes, à 80,7 milliards d’euros, ce qui lui fait espérer un bénéfice opérationnel meilleur que ses prévisions, même s’il a pâti des grèves de décembre en France.

Malgré des ventes annuelles en France en repli de 2,6% à 38,8 mil- liards, le distributeur annonce tabler sur une croissance meilleure qu’es- comptée de son bénéfice opération- nel courant (ROC, l’indice phare du secteur) annuel mondial, à «environ 2,09 milliards d’euros». Et le ROC de la France «est attendu en crois- sance à deux chiffres», ajoute Carre- four dans un communiqué jeudi, sans plus de précision. Ces prévisions opti- mistes s’expliquent, selon le groupe,par le fait que «l’exécution rapide» du plan de transformation Carrefour 2022, lancé il y a deux ans par son PDG Alexandre Bompard, «porte ses fruits». Ainsi, le distributeur, grâce à la «multiplication d’actions concrètes», affirme être devenu le «leader de la transition alimentaire»: il affiche no- tamment des ventes de produits bio en croissance de plus de 25% en 2019 à 2,3 milliards d’euros. Son objectif est d’atteindre 4,8 milliards d’euros en 2022.

Bio et commerce alimentaire en ligne : A magasins comparables, le chiffre d’affaires annuel connaît une «accélération de sa croissance» à 3,1%, précise le groupe, qui a fina- lisé fin septembre la cession en nu- méraire de 80% de Carrefour Chine, l’excluant en conséquence de son périmètre pour 2019. Carrefour a également annoncé en novembre la cession du site de vente en ligne RueduCommerce, qui devrait être finalisée à la fin du premier trimestre 2020. Ces cessions, ajoutées à celle de Dia France en 2018, marquent

«une avancée notable dans l’assai- nissement du portefeuille et la sortie d’activités déficitaires» et le «recen- trage de Carrefour sur l’alimentaire», note le distributeur. Pour expliquer sa confiance en l’avenir, le groupe souligne également qu’il se trouve dans une «puissante dynamique de réduction des coûts», poursuivie «dans l’ensemble des géographies».Ainsi, en France, les gains à l’achat avec Système U progressent: «en amont des prochaines négociations annuelles, le travail accompli a per- mis de structurer l’approche et la relation avec les fournisseurs», note- t-il. «Avec (le groupe britannique) Tesco, les partenariats sur les catégo- ries de produits à plus fort potentiel pour Carrefour montent progressi-vement en puissance», ajoute-t-il. Enfin, les «forts investissements» dans le numérique, où le groupe était à la traîne, se traduisent par une pro- gression de plus de 30% du chiffre d’affaires du commerce en ligne ali- mentaire en 2019 à 1,3 milliard d’eu- ros, contre 1 milliard en 2018 (hors Chine), l’objectif étant d’atteindre 4,2 milliards en 2022

Le site ManoMano lève 125 millions d’euros

Le spécialiste de la vente en ligne d’articles de bricolage et de jardinage ManoMano devient l’une des start-ups françaises ayant levé le plus de fonds ces dernières années, avec un nouveau tour de table de 125 millions d’euros qui lui permet de conforter ses ambitions européennes.

La société, fondée en 2013 par Chris- tian Raisson et Philippe de Chanville, avait déjà obtenu 110 millions d’euros le 1er avril dernier et affiche désormais un total de 311 millions levés en six ans.

Elle rejoint ainsi le club très restreint des pépites de la «French tech» ayant réussi ces dernières années à lever plus de 200 millions d’euros en un an, selon un décompte : on y retrouve Meero (reportages photo, 250 millions d’euros entre 2018 et 2019), Sigfox (communication mobile, 250 millions entre 2015 et 2016) et Blablacar (co- voiturage, 250 millions entre 2014 et 2015).

ManoMano avait déjà intégré le «Next 40», une liste dans laquelle le gouvernement français identifie les 40 jeunes pousses les plus prometteuses de la «French tech», dès sa création en septembre dernier.

La société n’a pas dévoilé sur la base de quelle valorisation avait été réalisé son dernier tour de table, qui marque l’arrivée à son capital du fonds singa- pourien Temasek ainsi que du fonds russe Kismet Holdings.

Les actionnaires déjà présents «com- plètent cette levée» selon un commu- niqué de ManoMano: General Atlan- tic, Eurazeo, Piton Capital, Bpifrance, Partech, Aglaé Ventures et Crédit Mu- tuel Capital Privé.

Les nouveaux fonds doivent per-

mettre à ManoMano de «conforter sa présence européenne et développer son offre de services», souligne l’en- treprise dans son communiqué.

ManoMano revendique plus de 2.500 marchands et plus de 3,5 millions de clients actifs pour son site, qui ras- semble plus de 4 millions de réfé- rences dans l’électricité, la plomberie, la quincaillerie, l’huisserie, le mobi- lier intérieur et extérieur, l’outillage, etc.

La place de marché, qui a atteint une croissance de plus de 50% en 2019 avec 620 millions d’euros de produits vendus par son intermédiaire, ambi- tionne désormais de devenir leader européen de la vente en ligne de ma- tériel de bricolage, selon son commu- niqué.

La Poste propose une identité numérique plus forte aux internautes

Le service d’identité numérique proposé par la Poste offre désormais un niveau de garantie reconnu officiellement comme «substantiel», une première en France qui doit permettre notamment d’ouvrir des services en ligne plus «sensibles», a annoncé mardi l’entreprise. 

«Il y a déjà plus de 700 démarches administratives que les Français peuvent faire en ligne», a expliqué Olivier Vallet, le président directeur général de Docaposte, la filiale numérique de la Poste. «L’identification de niveau substantiel permettra d’aller plus loin» dans les services proposés, comme par exemple «inscrire son enfant à la crèche», «percevoir des aides ou des allocations» ou bien «ouvrir un compte bancaire en ligne», a ajouté M. Vallet. Outre les services publics, La Poste espère en effet que son service sera adopté par des banques et assurances, ou bien par des services liés à la santé, où un haut niveau de sécurité et de confiance est primordial. L’identité numérique de la Poste s’est vu reconnaître son «niveau de garantie substantiel» par l’Anssi, le gardien de la sécurité informatique nationale, à l’issue de longues vérifications. La Poste est le premier groupe en France à décrocher ce label qui offre l’avantage d’être valable dans toute l’Union européenne. La capacité à prouver son identité dans le monde numérique représente un enjeu stratégique, et le gouvernement et les industriels sont en ce moment en train de réfléchir aux différents moyens d’offrir cette identité. «Si nous ne sommes pas capables d’avoir en France et en Europe» des services d’identité fiables, «ce sont des géants numériques non européens qui vont faire ce travail» et distribuer les précieux sésames, a expliqué de son côté Guillaume Poupard, le directeur général de l’Anssi. «Cela voudrait dire que votre identité serait à la merci d’acteurs commerciaux numériques non-européens, c’est le scénario catastrophe dans lequel il ne faut pas aller», a-t-il ajouté. 

N. BLANCHARD (Vinted) : «Notre mission est de faire de la mode de seconde main le premier choix dans le monde»

Vinted a lancé sa nouvelle campagne. Les utilisatrices sont au coeur de cette prise de parole. L’occasion pour médiaCom’ de faire le point avec Natacha BLANCHARD, chargée de communication de Vinted. 

MEDIACOM’ 

Vinted lance une nouvelle campagne. Quel est le plan de communication ? 

Natacha BLANCHARD 

Notre nouvelle campagne est diffusée depuis début janvier et le sera encore jusqu’à début février. La diffusion et la visibilité se font principalement en télévision, incluant les principales chaînes françaises, mais le dispositif est aussi soutenu par des activations en digital et les réseaux sociaux de la marque. 

MEDIACOM’ 

Dans cette prise de parole, vous mettez en avant des utilisatrices de l’application. Pourquoi ce choix ? 

Natacha BLANCHARD 

A la différence de nos publicités habituelles, nous avons fait le choix cette fois d’offrir à quatre de nos membres de prendre la parole et la possibilité de raconter leur expérience et leur utilisation de la plateforme. Cette démarche s’inscrit dans un souci de représentation de la communauté qui fait évoluer et grandir Vinted. La France est notre premier marché, il était donc logique de proposer ce format de campagne dans l’Hexagone, avec des utilisatrices françaises. Ce fut aussi un défi pour nos équipes d’organiser les tournages au domicile des utilisatrices, sans scénario pré-écrit, mais cela semblait évident dans ce contexte. De même que seules des pièces de leur dressing ont été utilisées, pour respecter leur style, leur personnalité. Cassandre, Lucie, Aurélie et Sarah connaissent et utilisent Vinted depuis au moins trois ans, six ans pour certaines, et étaient donc pleinement légitimes pour s’exprimer sur l’application. 

MEDIACOM’ 

A qui s’adresse cette campagne ? 

Natacha BLANCHARD 

Cette campagne se tourne vers un public qui utilise déjà Vinted. La prise de parole se veut le reflet de différents profils que l’on peut observer au sein de la communauté. 

MEDIACOM’ 

Quels sont vos objectifs ? 

Natacha BLANCHARD 

Notre mission est de faire de la mode de seconde main le premier choix dans le monde. Pour atteindre cet objectif et continuer à nous développer, il est important de ne pas relâcher nos efforts et de viser une amélioration constante de notre proposition, de l’application, et des services aux membres. C’est une mission qui nécessite une attention au quotidien pour les équipes, afin d’écouter les retours des utilisateurs, comprendre leurs attentes pour toujours mieux y répondre. 

MEDIACOM’ 

Quel est le profil de ces derniers ? 

Natacha BLANCHARD 

La majorité des utilisateurs a un profil plutôt féminin et jeune, mais cela évolue vers des comptes familiaux grâce à la catégorie enfant notamment, qui représente près d’un tiers des articles mis en ligne sur la plateforme. Les hommes se mettent aussi à la seconde main. Cette catégorie représente actuellement environ 10% des annonces postées. 

MEDIACOM’ 

Est-ce une tendance internationale ou une spécificité française ? 

Natacha BLANCHARD 

Oui, c’est une tendance que nous constatons sur l’ensemble des pays où nous sommes présents, et les prévisions réalisées par différents organismes et acteurs du marché tendent à montrer que ce mouvement va continuer à croître. Il a encore une large marge de progression devant lui. De manière générale, la seconde main est tout simplement entrée dans les moeurs, elle a intégré le quotidien des gens, en adressant entre autres des questions sociétales et économiques qui ont pris de l’ampleur ces dernières années. 

MEDIACOM’ 

Comment se porte Vinted ? 

Natacha BLANCHARD 

Vinted aujourd’hui, c’est plus de 25 millions de membres enregistrés dont 11 millions en France. En 2019, les membres sur l’ensemble de nos plateformes européennes ont réalisé 1,3 milliard d’euros de ventes, gains qu’ils récupèrent entièrement, puisque nous ne prélevons pas de frais auprès des vendeurs. En novembre dernier, notre cinquième levée de fonds nous a permis de sécuriser 128 millions d’euros, pour une évaluation de l’entreprise à 1 milliard d’euros. 

Mutuelle bleue sur France Télévisions

Mutuelle Bleue a confié à Mediaprogram, filiale de contenu de Repeat Groupe, la mise en oeuvre d’une opération spéciale de parrainage TV autour du programme court «L’Instant Prévention», avec FranceTV Publicité. Une série de 20 programmes est diffusée depuis le 6 janvier et jusqu’à fin février sur les chaînes de France Télévisions et incarne la promesse publicitaire de Mutuelle Bleue. Les programmes sont diffusés sur France 2, France 3 et France 5. La série de programmes est produite par la société de production Movement. 

GRDF choisit Arena Media

A l’issue d’un appel d’offre organisé depuis le deuxième trimestre 2019, Arena Media (Pôle Media Havas Group) a été retenue par GRDF, principal distributeur de gaz naturel en France, pour l’accompagner dans ses challenges de communication media autour d’un axe central : faire connaître le gaz vert et ses atouts au grand public. La mission de l’agence portera sur l’accompagnement stratégique et le conseil media, l’audience planning, l’achat d’espace off et online (Presse, TV, Radio, Affichage, Digital…) pour la marque GRDF. VTscan a accompagné GRDF dans la conduite de l’appel d’offre. Pour info, le contrat de collaboration entre la marque et l’agence s’étale sur deux ans. 

Groupon choisit TBWA\ Chiat\Day New York comme agence de référence

A l’issue d’une procédure d’appel d’offres lancée l’été dernier, Groupon a retenu l’agence TBWA\ Chiat\Day New York pour l’accompagner dans le repositionnement de sa marque en Amérique du Nord et à l’international. En collaboration avec Groupon, TBWA aura pour mission de travailler sur le nouveau positionnement de la marque, davantage axé sur l’expérience Groupon. «Nos clients sont constamment à la recherche de nouvelles expériences insolites. Les remises continueront bien évidemment de faire partie de l’identité Groupon, mais il ne s’agira plus d’une priorité pour la marque. Tout le monde sait que cela fait partie de notre ADN. Nous souhaitons désormais créer de véritables liens émotionnels avec nos clients», explique dans un communiqué Craig Rowley, Chief Marketing Officer de Groupon.

Starbucks se fixe de nouveaux objectifs environnementaux

Améliorer sa gestion de l’eau et des déchets, réduire les gobelets à usage unique, proposer plus de produits à base de plantes: sur fond de débats sur l’urgence climatique, la chaîne américaine de cafés Starbucks s’est fixé mardi de nouveaux objectifs environnementaux. 

L’entreprise célèbre pour ses boissons à emporter dans des récipients en plastique ou en carton veut parvenir d’ici 2030 à réduire de moitié les émissions de carbone de ses activités et de sa chaîne d’approvisionnement, ainsi que les déchets envoyés en décharge par ses magasins ou entrepôts. 

Le groupe souhaite parallèlement mieux utiliser 50% de l’eau consommée pour ses activités et la production de son café. 

Autre initiative: Starbucks veut proposer plus de produits à base de plantes. 

Le groupe n’a pas précisé lesquels exactement mais il offre déjà de remplacer le lait par des boissons végétales dans ses lattes et autres cappuccinos – sachant que les produits laitiers représentaient la part la plus importante de l’empreinte carbone de la chaîne en 2018 (21% contre 11% pour le café et 9% pour les déchets). 

Starbucks pourrait aussi offrir plus de produits servant d’alternatives à la viande dans ses sandwichs. 

L’action de la start-up vegan Beyond Meat bondissait à cet égard de 13,38% à Wall Street mardi à la mi-séance quand celle de Starbucks reculait de 0,61%. 

Parmi les autres initiatives évoquées, le groupe souhaite investir dans des pratiques agricoles plus durables et rendre plus écologiques ses magasins et l’ensemble de ses opérations, de la production des gobelets aux livraisons. 

Il avait déjà annoncé en 2018 la suppression des pailles en plastique d’ici 2020. 

«Ce ne sera pas facile», reconnaît dans une lettre le directeur général Kevin Johnson. 

Le groupe s’était par exemple fixé en 2008 des objectifs sur la réutilisation des objets et le recyclage «sans précédent pour notre industrie, mais aussi largement tributaires de changements radicaux dans le comportement des clients», souligne-t-il. 

«Les résultats n’ont pas atteint nos attentes et ont souligné la nécessité d’une approche différente.» 

Comme les autres grandes entreprises, Starbucks fait face à la pression grandissante des consommateurs et des investisseurs sur la question de son impact environnemental. 

Quelques-unes tentent d’amorcer des changements, à l’instar du gestionnaire d’actifs BlackRock qui a annoncé la semaine dernière vouloir devenir un leader des investissements durables, ou de Microsoft qui a promis que son empreinte carbone serait négative d’ici 2030. 

Colgate-Palmolive booste ses ventes avec TF1 PUB

Le groupe Colgate-Palmolive, accompagné par son agence KR Wavemaker, a ainsi optimisé en data la dernière campagne TV d’une de ses marques, avec à la clé un différentiel de chiffre d’affaires incrémental de +6% par rapport à un ciblage socio-démographique, et cela à budget TV identique. Cette campagne a également permis de générer un différentiel de recrutement d’acheteurs de +15%. Cette mesure d’efficacité est le fruit d’une collaboration avec MarketingScan pour la diffusion des campagnes sur zones ainsi que pour la mesure des ventes sur ces mêmes zones.

Kellogg France annonce adopter l’étiquetage Nutri-Score

La branche française du fabricant de céréales pour petit déjeuner Kellogg a annoncé mercredi sa décision d’adopter l’étiquetage nutritionnel simplifié Nutri-Score. 

Cette décision concerne «tous les emballages de ses céréales du petit déjeuner et barres de céréales vendues en France sous les marques Kellogg’s et Vérival», a indiqué le groupe dans un communiqué. 

«Nous sommes conscients que les consommateurs attendent de notre part plus de transparence, des informations nutritionnelles plus lisibles et plus faciles à comprendre», a déclaré lors d’un point presse Eric Le Cerf, fraîchement nommé à la tête de la branche française du géant américain des snacks et céréales. 

Alors que les céréales sont parfois pointées du doigt parce que trop sucrées et trop grasses, l’enjeu est de taille pour l’entreprise, dont la France est «un marché essentiel», le 2e en Europe, selon M. Le Cerf. 

Afin de ne pas faire trop mauvaise figure à l’arrivée, «dans les prochaines semaines», des premières boîtes étiquetées dans les rayons, le fabricant s’est efforcé de retravailler certaines de ses recettes et a annoncé parallèlement le lancement d’une nouvelle gamme. 

Il a réduit par exemple de 30% la quantité de sucre dans ses céréales Coco Pops par rapport à la précédente recette, rajoutant du cacao et changeantlégèrement le mode de fabrication pour en préserver le goût. Il a également annoncé le lancement de nouveaux produits sans sucre ajouté, ou enrichis en protéines végétales, ainsi que des produits bio. 

Ainsi complétée, la gamme du leader du marché en France (325 millions d’euros de chiffre d’affaires et 39% de part de marché pour les céréales) compte 16% de produits notés A, 9% notés B, 39% notés C, 35% avec la lettre D et un produit noté E. 

Avec cette démarche, Kellogg espère échapper à un phénomène de déclin du marché: en France, le secteur a connu selon M. Le Cerf «une légère décroissance en 2018 et 2019 en volume (-2,5% en 2019). 

En valeur, les céréales ont reculé de 0,5% en 2019, dans un marché du petit déjeuner en légère croissance de +0,5%». 

Son concurrent Nestlé avait annoncé en juin 2019 sa décision d’adopter le Nutri-Score pour tous ses produits vendus en Europe, après avoir fait partie en 2017 d’un groupe de multinationales qui refusaient le Nutri- Score et appelaient à utiliser un autre système baptisé Evolved Nutrition Label (ENL), basé sur une approche par portions. 

Alors que l’Union européenne planche sur un système commun, le Nutri-Score, un modèle conçu par la France, est déjà utilisé en Belgique et en Suisse. 

L’Allemagne, l’Espagne et les Pays- Bas ont annoncé officiellement leur volonté d’adopter ce système. 

Carrefour : un chiffre d’affaires supérieur aux attentes des analystes

Le groupe Carrefour a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires supérieur aux attentes des analystes, à 80,7 milliards d’euros, ce qui lui fait espérer un bénéfice opérationnel meilleur que ses prévisions, même s’il a pâti des grèves de décembre en France.

Malgré des ventes annuelles en France en repli de 2,6% à 38,8 mil- liards, le distributeur annonce tabler sur une croissance meilleure qu’es- comptée de son bénéfice opération- nel courant (ROC, l’indice phare du secteur) annuel mondial, à «environ 2,09 milliards d’euros». Et le ROC de la France «est attendu en crois- sance à deux chiffres», ajoute Carre- four dans un communiqué jeudi, sans plus de précision. Ces prévisions opti- mistes s’expliquent, selon le groupe,par le fait que «l’exécution rapide» du plan de transformation Carrefour 2022, lancé il y a deux ans par son PDG Alexandre Bompard, «porte ses fruits». Ainsi, le distributeur, grâce à la «multiplication d’actions concrètes», affirme être devenu le «leader de la transition alimentaire»: il affiche no- tamment des ventes de produits bio en croissance de plus de 25% en 2019 à 2,3 milliards d’euros. Son objectif est d’atteindre 4,8 milliards d’euros en 2022.

Bio et commerce alimentaire en ligne : A magasins comparables, le chiffre d’affaires annuel connaît une «accélération de sa croissance» à 3,1%, précise le groupe, qui a fina- lisé fin septembre la cession en nu- méraire de 80% de Carrefour Chine, l’excluant en conséquence de son périmètre pour 2019. Carrefour a également annoncé en novembre la cession du site de vente en ligne RueduCommerce, qui devrait être finalisée à la fin du premier trimestre 2020. Ces cessions, ajoutées à celle de Dia France en 2018, marquent

«une avancée notable dans l’assai- nissement du portefeuille et la sortie d’activités déficitaires» et le «recen- trage de Carrefour sur l’alimentaire», note le distributeur. Pour expliquer sa confiance en l’avenir, le groupe souligne également qu’il se trouve dans une «puissante dynamique de réduction des coûts», poursuivie «dans l’ensemble des géographies».Ainsi, en France, les gains à l’achat avec Système U progressent: «en amont des prochaines négociations annuelles, le travail accompli a per- mis de structurer l’approche et la relation avec les fournisseurs», note- t-il. «Avec (le groupe britannique) Tesco, les partenariats sur les catégo- ries de produits à plus fort potentiel pour Carrefour montent progressi-vement en puissance», ajoute-t-il. Enfin, les «forts investissements» dans le numérique, où le groupe était à la traîne, se traduisent par une pro- gression de plus de 30% du chiffre d’affaires du commerce en ligne ali- mentaire en 2019 à 1,3 milliard d’eu- ros, contre 1 milliard en 2018 (hors Chine), l’objectif étant d’atteindre 4,2 milliards en 2022

Le site ManoMano lève 125 millions d’euros

Le spécialiste de la vente en ligne d’articles de bricolage et de jardinage ManoMano devient l’une des start-ups françaises ayant levé le plus de fonds ces dernières années, avec un nouveau tour de table de 125 millions d’euros qui lui permet de conforter ses ambitions européennes.

La société, fondée en 2013 par Chris- tian Raisson et Philippe de Chanville, avait déjà obtenu 110 millions d’euros le 1er avril dernier et affiche désormais un total de 311 millions levés en six ans.

Elle rejoint ainsi le club très restreint des pépites de la «French tech» ayant réussi ces dernières années à lever plus de 200 millions d’euros en un an, selon un décompte : on y retrouve Meero (reportages photo, 250 millions d’euros entre 2018 et 2019), Sigfox (communication mobile, 250 millions entre 2015 et 2016) et Blablacar (co- voiturage, 250 millions entre 2014 et 2015).

ManoMano avait déjà intégré le «Next 40», une liste dans laquelle le gouvernement français identifie les 40 jeunes pousses les plus prometteuses de la «French tech», dès sa création en septembre dernier.

La société n’a pas dévoilé sur la base de quelle valorisation avait été réalisé son dernier tour de table, qui marque l’arrivée à son capital du fonds singa- pourien Temasek ainsi que du fonds russe Kismet Holdings.

Les actionnaires déjà présents «com- plètent cette levée» selon un commu- niqué de ManoMano: General Atlan- tic, Eurazeo, Piton Capital, Bpifrance, Partech, Aglaé Ventures et Crédit Mu- tuel Capital Privé.

Les nouveaux fonds doivent per-

mettre à ManoMano de «conforter sa présence européenne et développer son offre de services», souligne l’en- treprise dans son communiqué.

ManoMano revendique plus de 2.500 marchands et plus de 3,5 millions de clients actifs pour son site, qui ras- semble plus de 4 millions de réfé- rences dans l’électricité, la plomberie, la quincaillerie, l’huisserie, le mobi- lier intérieur et extérieur, l’outillage, etc.

La place de marché, qui a atteint une croissance de plus de 50% en 2019 avec 620 millions d’euros de produits vendus par son intermédiaire, ambi- tionne désormais de devenir leader européen de la vente en ligne de ma- tériel de bricolage, selon son commu- niqué.

La Poste propose une identité numérique plus forte aux internautes

Le service d’identité numérique proposé par la Poste offre désormais un niveau de garantie reconnu officiellement comme «substantiel», une première en France qui doit permettre notamment d’ouvrir des services en ligne plus «sensibles», a annoncé mardi l’entreprise. 

«Il y a déjà plus de 700 démarches administratives que les Français peuvent faire en ligne», a expliqué Olivier Vallet, le président directeur général de Docaposte, la filiale numérique de la Poste. «L’identification de niveau substantiel permettra d’aller plus loin» dans les services proposés, comme par exemple «inscrire son enfant à la crèche», «percevoir des aides ou des allocations» ou bien «ouvrir un compte bancaire en ligne», a ajouté M. Vallet. Outre les services publics, La Poste espère en effet que son service sera adopté par des banques et assurances, ou bien par des services liés à la santé, où un haut niveau de sécurité et de confiance est primordial. L’identité numérique de la Poste s’est vu reconnaître son «niveau de garantie substantiel» par l’Anssi, le gardien de la sécurité informatique nationale, à l’issue de longues vérifications. La Poste est le premier groupe en France à décrocher ce label qui offre l’avantage d’être valable dans toute l’Union européenne. La capacité à prouver son identité dans le monde numérique représente un enjeu stratégique, et le gouvernement et les industriels sont en ce moment en train de réfléchir aux différents moyens d’offrir cette identité. «Si nous ne sommes pas capables d’avoir en France et en Europe» des services d’identité fiables, «ce sont des géants numériques non européens qui vont faire ce travail» et distribuer les précieux sésames, a expliqué de son côté Guillaume Poupard, le directeur général de l’Anssi. «Cela voudrait dire que votre identité serait à la merci d’acteurs commerciaux numériques non-européens, c’est le scénario catastrophe dans lequel il ne faut pas aller», a-t-il ajouté. 

N. BLANCHARD (Vinted) : «Notre mission est de faire de la mode de seconde main le premier choix dans le monde»

Vinted a lancé sa nouvelle campagne. Les utilisatrices sont au coeur de cette prise de parole. L’occasion pour médiaCom’ de faire le point avec Natacha BLANCHARD, chargée de communication de Vinted. 

MEDIACOM’ 

Vinted lance une nouvelle campagne. Quel est le plan de communication ? 

Natacha BLANCHARD 

Notre nouvelle campagne est diffusée depuis début janvier et le sera encore jusqu’à début février. La diffusion et la visibilité se font principalement en télévision, incluant les principales chaînes françaises, mais le dispositif est aussi soutenu par des activations en digital et les réseaux sociaux de la marque. 

MEDIACOM’ 

Dans cette prise de parole, vous mettez en avant des utilisatrices de l’application. Pourquoi ce choix ? 

Natacha BLANCHARD 

A la différence de nos publicités habituelles, nous avons fait le choix cette fois d’offrir à quatre de nos membres de prendre la parole et la possibilité de raconter leur expérience et leur utilisation de la plateforme. Cette démarche s’inscrit dans un souci de représentation de la communauté qui fait évoluer et grandir Vinted. La France est notre premier marché, il était donc logique de proposer ce format de campagne dans l’Hexagone, avec des utilisatrices françaises. Ce fut aussi un défi pour nos équipes d’organiser les tournages au domicile des utilisatrices, sans scénario pré-écrit, mais cela semblait évident dans ce contexte. De même que seules des pièces de leur dressing ont été utilisées, pour respecter leur style, leur personnalité. Cassandre, Lucie, Aurélie et Sarah connaissent et utilisent Vinted depuis au moins trois ans, six ans pour certaines, et étaient donc pleinement légitimes pour s’exprimer sur l’application. 

MEDIACOM’ 

A qui s’adresse cette campagne ? 

Natacha BLANCHARD 

Cette campagne se tourne vers un public qui utilise déjà Vinted. La prise de parole se veut le reflet de différents profils que l’on peut observer au sein de la communauté. 

MEDIACOM’ 

Quels sont vos objectifs ? 

Natacha BLANCHARD 

Notre mission est de faire de la mode de seconde main le premier choix dans le monde. Pour atteindre cet objectif et continuer à nous développer, il est important de ne pas relâcher nos efforts et de viser une amélioration constante de notre proposition, de l’application, et des services aux membres. C’est une mission qui nécessite une attention au quotidien pour les équipes, afin d’écouter les retours des utilisateurs, comprendre leurs attentes pour toujours mieux y répondre. 

MEDIACOM’ 

Quel est le profil de ces derniers ? 

Natacha BLANCHARD 

La majorité des utilisateurs a un profil plutôt féminin et jeune, mais cela évolue vers des comptes familiaux grâce à la catégorie enfant notamment, qui représente près d’un tiers des articles mis en ligne sur la plateforme. Les hommes se mettent aussi à la seconde main. Cette catégorie représente actuellement environ 10% des annonces postées. 

MEDIACOM’ 

Est-ce une tendance internationale ou une spécificité française ? 

Natacha BLANCHARD 

Oui, c’est une tendance que nous constatons sur l’ensemble des pays où nous sommes présents, et les prévisions réalisées par différents organismes et acteurs du marché tendent à montrer que ce mouvement va continuer à croître. Il a encore une large marge de progression devant lui. De manière générale, la seconde main est tout simplement entrée dans les moeurs, elle a intégré le quotidien des gens, en adressant entre autres des questions sociétales et économiques qui ont pris de l’ampleur ces dernières années. 

MEDIACOM’ 

Comment se porte Vinted ? 

Natacha BLANCHARD 

Vinted aujourd’hui, c’est plus de 25 millions de membres enregistrés dont 11 millions en France. En 2019, les membres sur l’ensemble de nos plateformes européennes ont réalisé 1,3 milliard d’euros de ventes, gains qu’ils récupèrent entièrement, puisque nous ne prélevons pas de frais auprès des vendeurs. En novembre dernier, notre cinquième levée de fonds nous a permis de sécuriser 128 millions d’euros, pour une évaluation de l’entreprise à 1 milliard d’euros. 

Mutuelle bleue sur France Télévisions

Mutuelle Bleue a confié à Mediaprogram, filiale de contenu de Repeat Groupe, la mise en oeuvre d’une opération spéciale de parrainage TV autour du programme court «L’Instant Prévention», avec FranceTV Publicité. Une série de 20 programmes est diffusée depuis le 6 janvier et jusqu’à fin février sur les chaînes de France Télévisions et incarne la promesse publicitaire de Mutuelle Bleue. Les programmes sont diffusés sur France 2, France 3 et France 5. La série de programmes est produite par la société de production Movement. 

GRDF choisit Arena Media

A l’issue d’un appel d’offre organisé depuis le deuxième trimestre 2019, Arena Media (Pôle Media Havas Group) a été retenue par GRDF, principal distributeur de gaz naturel en France, pour l’accompagner dans ses challenges de communication media autour d’un axe central : faire connaître le gaz vert et ses atouts au grand public. La mission de l’agence portera sur l’accompagnement stratégique et le conseil media, l’audience planning, l’achat d’espace off et online (Presse, TV, Radio, Affichage, Digital…) pour la marque GRDF. VTscan a accompagné GRDF dans la conduite de l’appel d’offre. Pour info, le contrat de collaboration entre la marque et l’agence s’étale sur deux ans. 

Groupon choisit TBWA\ Chiat\Day New York comme agence de référence

A l’issue d’une procédure d’appel d’offres lancée l’été dernier, Groupon a retenu l’agence TBWA\ Chiat\Day New York pour l’accompagner dans le repositionnement de sa marque en Amérique du Nord et à l’international. En collaboration avec Groupon, TBWA aura pour mission de travailler sur le nouveau positionnement de la marque, davantage axé sur l’expérience Groupon. «Nos clients sont constamment à la recherche de nouvelles expériences insolites. Les remises continueront bien évidemment de faire partie de l’identité Groupon, mais il ne s’agira plus d’une priorité pour la marque. Tout le monde sait que cela fait partie de notre ADN. Nous souhaitons désormais créer de véritables liens émotionnels avec nos clients», explique dans un communiqué Craig Rowley, Chief Marketing Officer de Groupon.

Starbucks se fixe de nouveaux objectifs environnementaux

Améliorer sa gestion de l’eau et des déchets, réduire les gobelets à usage unique, proposer plus de produits à base de plantes: sur fond de débats sur l’urgence climatique, la chaîne américaine de cafés Starbucks s’est fixé mardi de nouveaux objectifs environnementaux. 

L’entreprise célèbre pour ses boissons à emporter dans des récipients en plastique ou en carton veut parvenir d’ici 2030 à réduire de moitié les émissions de carbone de ses activités et de sa chaîne d’approvisionnement, ainsi que les déchets envoyés en décharge par ses magasins ou entrepôts. 

Le groupe souhaite parallèlement mieux utiliser 50% de l’eau consommée pour ses activités et la production de son café. 

Autre initiative: Starbucks veut proposer plus de produits à base de plantes. 

Le groupe n’a pas précisé lesquels exactement mais il offre déjà de remplacer le lait par des boissons végétales dans ses lattes et autres cappuccinos – sachant que les produits laitiers représentaient la part la plus importante de l’empreinte carbone de la chaîne en 2018 (21% contre 11% pour le café et 9% pour les déchets). 

Starbucks pourrait aussi offrir plus de produits servant d’alternatives à la viande dans ses sandwichs. 

L’action de la start-up vegan Beyond Meat bondissait à cet égard de 13,38% à Wall Street mardi à la mi-séance quand celle de Starbucks reculait de 0,61%. 

Parmi les autres initiatives évoquées, le groupe souhaite investir dans des pratiques agricoles plus durables et rendre plus écologiques ses magasins et l’ensemble de ses opérations, de la production des gobelets aux livraisons. 

Il avait déjà annoncé en 2018 la suppression des pailles en plastique d’ici 2020. 

«Ce ne sera pas facile», reconnaît dans une lettre le directeur général Kevin Johnson. 

Le groupe s’était par exemple fixé en 2008 des objectifs sur la réutilisation des objets et le recyclage «sans précédent pour notre industrie, mais aussi largement tributaires de changements radicaux dans le comportement des clients», souligne-t-il. 

«Les résultats n’ont pas atteint nos attentes et ont souligné la nécessité d’une approche différente.» 

Comme les autres grandes entreprises, Starbucks fait face à la pression grandissante des consommateurs et des investisseurs sur la question de son impact environnemental. 

Quelques-unes tentent d’amorcer des changements, à l’instar du gestionnaire d’actifs BlackRock qui a annoncé la semaine dernière vouloir devenir un leader des investissements durables, ou de Microsoft qui a promis que son empreinte carbone serait négative d’ici 2030. 

Colgate-Palmolive booste ses ventes avec TF1 PUB

Le groupe Colgate-Palmolive, accompagné par son agence KR Wavemaker, a ainsi optimisé en data la dernière campagne TV d’une de ses marques, avec à la clé un différentiel de chiffre d’affaires incrémental de +6% par rapport à un ciblage socio-démographique, et cela à budget TV identique. Cette campagne a également permis de générer un différentiel de recrutement d’acheteurs de +15%. Cette mesure d’efficacité est le fruit d’une collaboration avec MarketingScan pour la diffusion des campagnes sur zones ainsi que pour la mesure des ventes sur ces mêmes zones.

Kellogg France annonce adopter l’étiquetage Nutri-Score

La branche française du fabricant de céréales pour petit déjeuner Kellogg a annoncé mercredi sa décision d’adopter l’étiquetage nutritionnel simplifié Nutri-Score. 

Cette décision concerne «tous les emballages de ses céréales du petit déjeuner et barres de céréales vendues en France sous les marques Kellogg’s et Vérival», a indiqué le groupe dans un communiqué. 

«Nous sommes conscients que les consommateurs attendent de notre part plus de transparence, des informations nutritionnelles plus lisibles et plus faciles à comprendre», a déclaré lors d’un point presse Eric Le Cerf, fraîchement nommé à la tête de la branche française du géant américain des snacks et céréales. 

Alors que les céréales sont parfois pointées du doigt parce que trop sucrées et trop grasses, l’enjeu est de taille pour l’entreprise, dont la France est «un marché essentiel», le 2e en Europe, selon M. Le Cerf. 

Afin de ne pas faire trop mauvaise figure à l’arrivée, «dans les prochaines semaines», des premières boîtes étiquetées dans les rayons, le fabricant s’est efforcé de retravailler certaines de ses recettes et a annoncé parallèlement le lancement d’une nouvelle gamme. 

Il a réduit par exemple de 30% la quantité de sucre dans ses céréales Coco Pops par rapport à la précédente recette, rajoutant du cacao et changeantlégèrement le mode de fabrication pour en préserver le goût. Il a également annoncé le lancement de nouveaux produits sans sucre ajouté, ou enrichis en protéines végétales, ainsi que des produits bio. 

Ainsi complétée, la gamme du leader du marché en France (325 millions d’euros de chiffre d’affaires et 39% de part de marché pour les céréales) compte 16% de produits notés A, 9% notés B, 39% notés C, 35% avec la lettre D et un produit noté E. 

Avec cette démarche, Kellogg espère échapper à un phénomène de déclin du marché: en France, le secteur a connu selon M. Le Cerf «une légère décroissance en 2018 et 2019 en volume (-2,5% en 2019). 

En valeur, les céréales ont reculé de 0,5% en 2019, dans un marché du petit déjeuner en légère croissance de +0,5%». 

Son concurrent Nestlé avait annoncé en juin 2019 sa décision d’adopter le Nutri-Score pour tous ses produits vendus en Europe, après avoir fait partie en 2017 d’un groupe de multinationales qui refusaient le Nutri- Score et appelaient à utiliser un autre système baptisé Evolved Nutrition Label (ENL), basé sur une approche par portions. 

Alors que l’Union européenne planche sur un système commun, le Nutri-Score, un modèle conçu par la France, est déjà utilisé en Belgique et en Suisse. 

L’Allemagne, l’Espagne et les Pays- Bas ont annoncé officiellement leur volonté d’adopter ce système.