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En grande surface, l’eau en bouteille domine toujours les achats

Boisson préférée des Français, l’eau en bouteille plastique reste un indispensable des supermarchés en dépit de préoccupations écologiques grandissantes, et d’une eau du robinet bien moins onéreuse… mais de plus en plus source de méfiance. 

Chaque semaine, Vanessa Vercruysse, une mère de famille de Tourcoing, commande six packs d’eau sur le site de courses en ligne Picnic, pour «une quinzaine d’euros». «Je ne bois pas d’eau du robinet parce que je trouve qu’elle a un goût», explique cette agent administratif de bientôt 45 ans. 

Avec 6,5 milliards de bouteilles et packs d’eau nature plate ou gazeuse achetés en 2025, cette denrée «conserve une place centrale» dans les habitudes alimentaires des Français, relève une étude Worldpanel publiée en amont de la journée mondiale de l’eau dimanche. 

La star incontestée des rayons, toutes enseignes et tous produits confondus? Le pack de 6×1,5L de Cristaline, article le plus vendu en grande surface l’année dernière (286 millions d’unités), selon un classement NielsenIQ dévoilé fin janvier par le spécialiste de la grande distribution Olivier Dauvers. 

Moins chère que ses concurrentes, Cristaline occupe également la deuxième place avec 256 millions de bouteilles d’1,5L achetées à l’unité, loin devant celles de Coca-Cola (81 millions). 

En France, «la consommation de boissons sucrées et alcoolisées tend à se réduire très fortement», explique Gaëlle Le Floch, experte Worldpanel. 

A cela s’ajoutent «des prix qui défient toute concurrence» – 20 centimes pour le litre d’eau de source et 46 centimes pour l’eau minérale, selon l’UFC Que Choisir -, un nombre d’acteurs français «très variés» et des «investissements publicitaires colossaux», analyse-t-elle. 

La passion française pour l’eau en bouteille est telle que certains distributeurs en ligne imposent des limites. 

«La première semaine, on a eu une personne qui s’est fait livrer toute une camionnette de packs d’eau», relate Grégoire Borgoltz, directeur des opérations Picnic France, pays où le distributeur néerlandais a commencé ses livraisons en 2021. 

Au Pays-Bas, où l’eau du robinet est plébiscitée, une tournée de livraison permet de fournir 15 clients, contre 10 à 11 en France à cause de l’eau, rapporte le dirigeant qui se passerait bien de ce produit encombrant et aux faibles marges. 

Même constat pour un franchisé Franprix à Paris: «c’est compliqué pour les livraisons, compliqué pour le stockage dans nos petits magasins» de centre-ville… Mais cela «reste une référence indispensable de nos rayons». 

Campagne Aulas : quand le marketing sature et que la politique reprend la main

Un départ en trombe, une course largement en tête, puis l’essoufflement: la stratégie de Jean-Michel Aulas, plus proche du marketing que de la politique selon les experts, n’a pas payé en fin de match, à Lyon, face au maire écologiste. 

«La notoriété et l’ancrage territorial d’un ancien président de club de football» ne suffit «manifestement» pas à gagner une élection, constate Laurent Thiong-Kay, enseignant-chercheur à l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon. Pendant des mois, il a étudié la campagne de l’ancien patron de l’Olympique lyonnais avec ses collègues Charlotte Dolez et Jean-Michel Rampon, jusqu’à sa défaite, d’une courte tête, dimanche face à Grégory Doucet. Pour lui, Jean-Michel Aulas a parfois «donné l’impression de s’enfermer dans l’antagonisme avec la majorité sortante». Surtout, «en s’approchant de l’échéance de l’élection, il a montré d’importantes difficultés à parler de son programme… en somme à sortir de la communication pour faire de la politique.» Pourtant, quand l’ancien homme d’affaires s’est lancé dans l’arène électorale, il a immédiatement été rejoint par la droite et le centre lyonnais, jusque-là désunis et en manque d’un champion, et les premiers sondages le placent en orbite. «Le lancement est très réussi. Il n’y a rien à dire. La candidature a été comprise. Et c’est vrai que Doucet semblait complètement dans les cordes», observe Gaspard Gantzer, ancien communicant du président François Hollande et cofondateur de l’agence 2017 qu’il a quittée avant qu’elle ne prenne en charge la campagne de Jean- Michel Aulas. L’ex-patron de foot table sur son image de candidat issu de la société civile. Mais quand la campagne entre dans le dur en janvier, son manque d’expérience en politique se fait ressentir, selon le politiste Romain Meltz, de l’Université Lyon 2. «C’est entré en dissonance avec le produit Aulas politique qui avait été inventé et placé entre septembre et décembre 2025», avance-t-il. 

Doute : Pour Romain Meltz, la «jonction n’a pas fonctionné» entre une équipe de communication venue de Paris, qui s’occupe par ailleurs d’Holnest, la société de Jean-Michel Aulas, et les équipes politiques LR et Horizons qui soutenaient localement le candidat. «Le choix d’une agence parisienne a braqué les journalistes, des responsables de partis qui soutenaient Aulas», ajoute Jean- Pierre Vacher, président du Club de la presse de Lyon. Le candidat agace une partie de la presse locale en réservant ses premières interventions à des médias nationaux. Des critiques s’élèvent contre son absence dans plusieurs débats organisés par des médias lyonnais avec ses rivaux. Et quand enfin, il échange avec eux face caméra, il n’est pas à l’aise sur la forme et sur le fond. Quant à son programme, il est «mal ficelé» selon M. Vacher, qui explique dans un article pour le magazine Lyon Decideurs pourquoi le «crash» de la campagne de la campagne Aulas «fera date». Parmi les promesses mal comprises: celle de construire un tunnel routier de 8 km sous Lyon qui «écrase toutes les autres mesures», selon Romain Meltz. Pour Gaspard Gantzer, le verdict des urnes tient aussi à un adversaire «redoutable»: Grégory Doucet a fait preuve de «sang-froid» face à son retard dans les sondages, et en maire sortant «connaît ses sujets», souligne-t-il. «Et puis comme toujours dans une campagne électorale, il y a une part d’injustice. C’est-à-dire qu’à un moment, il se passe quelque chose», qui instille le doute chez l’électeur, explique le communiquant. 

Communication sous tension : Musk condamné pour avoir influencé le cours de Twitter

Un jury californien a jugé vendredi qu’Elon Musk avait trompé des actionnaires de Twitter lors de son rachat chaotique du réseau social en 2022, mais a rejeté l’accusation de manoeuvre frauduleuse délibérée pour faire baisser le cours de l’action, selon le verdict. 

Quelques minutes après l’annonce du jugement, les avocats de l’entrepreneur ont fait savoir que leur client entendait faire appel de la décision, qu’ils ont qualifiée de «contretemps». Après trois semaines d’un procès civil marqué par le témoignage en personne de l’homme le plus riche du monde, qui avait racheté Twitter en octobre 2022 pour 44 milliards de dollars, le jury d’un tribunal fédéral de San Francisco a estimé que deux tweets publiés par le patron de Tesla en mai 2022 contenaient des déclarations mensongères responsables de la baisse du cours de Twitter. Les dommages, qui doivent encore être déterminés, sont estimés à 2,6 milliards de dollars par les avocats des plaignants, a indiqué Mark Molumphy, l’un d’entre eux. Ironie du sort, la décision est intervenue quasiment vingt ans jour pour jour après le premier tweet de l’histoire, publié par le cofondateur du groupe à l’oiseau bleu, Jack Dorsey, le 21 mars 2006. Le jugement constitue une rare défaite judiciaire pour Elon Musk, souvent surnommé «Teflon Elon» pour sa capacité à sortir indemne de procès que beaucoup le voyaient perdre. Ses avocats ont d’ailleurs rappelé cet état de fait, soulignant qu’un tribunal texan l’avait encore exonéré vendredi dans une procédure en diffamation. 

Poussés à la vente : En 2023, un jury du même tribunal fédéral de San Francisco l’avait exonéré en quelques heures d’accusations similaires portées par des actionnaires de Tesla, après qu’il avait tweeté en 2018 avoir les fonds pour racheter le constructeur automobile. Le patron de Twitter – devenu X -, qui publie chaque jour de nombreux messages sur la plateforme, n’a pas réagi immédiatement à ce verdict, dont il peut faire appel. Le procès a largement tourné autour des affirmations d’Elon Musk sur le nombre de faux comptes sur Twitter. Il avait soutenu que la plateforme comptait bien plus de comptes spam et automatisés que les 5% déclarés dans ses documents réglementaires, utilisant ce qu’il présentait comme une tromperie de Twitter pour justifier sa tentative de se retirer de l’accord. Après le premier message posté sur la plateforme à ce sujet par Elon Musk, en mai 2022, le cours du titre avait chuté de 17% en deux séances, poussant certains actionnaires à vendre. Les plaignants, eux, soutenaient que ces déclarations faisaient partie d’un plan visant à faire pression sur le conseil d’administration pour obtenir un prix inférieur à son offre initiale, alors que le cours de l’action Tesla chutait et rendait le financement de l’opération plus coûteux. Après que Musk avait tenté de se désengager, Twitter l’avait poursuivi en justice dans le Delaware pour le contraindre à honorer l’accord. Peu avant l’ouverture de ce procès, Musk avait fait volte-face et accepté de payer le prix d’origine, avant de renommer la plateforme X. Certains actionnaires ont ainsi cédé leurs titres avec une décote de plus de 30% par rapport au prix finalement payé par Elon Musk. 

Xiaomi : les smartphones ralentissent, l’électrique et l’IA prennent le relais de la croissance

Le géant chinois de l’électronique Xiaomi a annoncé mardi un recul de son bénéfice trimestriel, affecté par un ralentissement des ventes de smartphones, tandis que les véhicules électriques ont soutenu une progression modérée de son chiffre d’affaires annuel. 

Basée à Pékin, cette entreprise, qui figure parmi les plus grands fabricants mondiaux de smartphones, s’est rapidement diversifiée depuis sa création en 2011 dans l’électroménager et les véhicules électriques, et se tourne désormais vers le marché de l’intelligence artificielle. Ses performances sont considérées comme un indicateur du moral des consommateurs en Chine, où les autorités cherchent à faire de la consommation intérieure le principal moteur de la croissance économique. Le chiffre d’affaires total de Xiaomi s’est élevé l’année passée à 457 milliards de yuans (environ 66 milliards de dollars), en hausse de 25% par rapport à l’année précédente, selon un document déposé auprès de la Bourse de Hong Kong. Le bénéfice net annuel ajusté a atteint pour sa part 39 milliards de yuans (5,5 milliards de dollars), soit une hausse de 43,8% par rapport à 2024. Toutefois, le bénéfice net ajusté a reculé de 23,7% en glissement annuel au cours des trois derniers mois de 2025, ce qui constitue la première baisse trimestrielle depuis la mi-2024 et la plus forte chute depuis la même période en 2022. «Au quatrième trimestre 2025, malgré des vents contraires tels que la hausse significative des coûts des mémoires (puces) et l’intensification de la concurrence dans le secteur, nous avons continué à résister dans tous les segments d’activité», a assuré le groupe dans son communiqué. Les véhicules électriques ont constitué un point fort. Xiaomi est entré sur le marché très concurrentiel des véhicules électriques en Chine en 2024, misant sur des fonctionnalités technologiques avancées pour séduire les acheteurs. Le groupe a livré 411.082 véhicules en 2025 – dépassant son objectif de 350.000 – générant 106,1 milliards de yuans de chiffre d’affaires pour son segment regroupant les véhicules électriques intelligents et l’IA. «En 2026, nous nous efforcerons d’atteindre l’objectif de 550.000 véhicules livrés sur l’ensemble de l’année», a affirmé Xiaomi. Le segment incluant les smartphones, coeur historique de l’activité du groupe, représente toujours la majeure partie des ventes, avec un chiffre d’affaires de 351,2 milliards de yuans (49,2 milliards de dollars) l’an dernier. Cependant, les ventes ont ralenti. Le chiffre d’affaires des seuls smartphones en 2025 a réculé de 2,8%, à 186,4 milliards de yuans (26,1 milliards de dollars). Au quatrième trimestre, il a chuté de 13,6% par rapport à l’année précédente, à 44,3 milliards de yuans (6,2 milliards de dollars). 

Relais Colis placé en redressement judiciaire

L’entreprise de livraison Relais Colis a été placée en redressement judiciaire après une cinquantaine d’années d’exercice, en raison d’un «contexte économique défavorable». 

La société, qui emploie 172 personnes et a réalisé en 2024 un chiffre d’affaires de 121 millions d’euros, avait été rachetée en 2022 par le groupe français Walden, spécialisé dans la logistique de produits pharmaceutiques. 

Elle achemine dans 7.500 points relais en France les petits colis de moins de 30 kilos mais permet également à ses clients de se faire livrer à domicile de gros encombrants, tel du mobilier. 

Dans la décision de redressement judiciaire, l’entreprise évoque un «contexte économique défavorable». «Après la crise sanitaire» liée au Covid, «le segment du petit colis n’a enregistré qu’une croissance modérée limitée à 3 ou 4%», une performance qui «s’est révélée insuffisante pour absorber les coûts d’exploitation», relève le débiteur, en cessation de paiements. «Parallèlement, le marché du meuble a reculé de plus de 5% en 2024 sous l’effet d’un pouvoir d’achat restreint» et «d’épisodes de restructurations frappant les grandes enseignes», constate encore Relais Colis. 

Ainsi, Relais Colis a essuyé une baisse de chiffre d’affaires de plus de 18% en trois ans – passé de 149,3 millions d’euros en 2021 à 121,63 millions en 2024. 

Placée en redressement judiciaire le 12 mars par le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), l’entreprise a déclaré que le but n’était pas de présenter un plan de redressement mais d’offrir la possibilité d’une cession (partielle ou non) à des repreneurs. Le représentant du comité social et économique (CSE) de Relais Colis s’est dit favorable à un «plan de cession (qui) permettrait aux employés de poursuivre l’activité sur un marché qu’ils estiment porteur». 

A ce jour, «deux repreneurs potentiels sont connus des salariés», a-t-il déclaré, sans préciser lesquels. 

Fondée en 1969 comme une société de livraison de colis à domicile pour La Redoute, qui entendait ainsi réduire sa dépendance envers la Poste, Relais Colis a créé un réseau de livraison de colis en commerces de proximité dès 1983. 

Comme La Redoute, elle avait été reprise en 2015 au groupe Kering par Nathalie Balla et Eric Courteille à travers la holding New R. 

Les services de Relais Colis sont aujourd’hui utilisés par de nombreux commerçants en ligne comme Amazon, Vinted ou Cdiscount. 

L’entreprise assure sur son site livrer 45 millions de colis par an. 

Le Conseil d’Etat valide le projet de transfert de données de santé pour la recherche sur Microsoft

Le Conseil d’Etat a validé un projet de transfert de données de santé de millions de Français sur la plateforme française des données de santé pour la recherche, malgré l’hébergement de celle-ci par Microsoft. 

Dans un arrêt rendu public vendredi, le Conseil d’état a estimé que le feu vert donné au projet par la Cnil était conforme à la législation européenne sur les données (RGPD). 

Il donne tort ainsi à deux associations et une entreprise de cloud (informatique dématérialisée) qui dénonçaient notamment le risque d’accès aux données par le gouvernement américain, en vertu des législations extraterritoriales américaines. 

Le projet contesté, Darwin, prévoit de transférer les données de santé détenues par l’Assurance maladie sur 10 millions de personnes. 

Les données doivent être utilisées pour des études coordonnées par l’Agence européenne du médicament sur «l’incidence et la prévalence de l’utilisation des médicaments dans la population générale». 

Selon un résumé de la décision mis en ligne par le Conseil d’Etat, «le risque que les autorités américaines, sur le fondement de leur propre législation, demandent à la société Microsoft d’accéder à des données personnelles de santé ne peut être totalement exclu». 

Néanmoins, la plateforme de données de santé PDS (anciennement Health Data Hub) a fourni «des garanties permettant d’assurer la sécurité de ces données, notamment leur pseudonymisation et la limitation de leur durée de conservation» à trois ans, a-t-elle 

indiqué. 

Les données de santé seront placées dans «des centres de données situés en France» et il n’y aura pas de transfert de celles-ci aux Etats-Unis, indique également le jugement. 

La décision de la PDS de recourir aux services de Microsoft suscite depuis l’origine une forte opposition de nombreux experts et spécialistes des données, au nom de la souveraineté et de la sécurité numérique. 

Le gouvernement a finalement annoncé en février dernier que la plateforme de données de santé allait rechercher un nouvel opérateur pour remplacer Microsoft. 

Cet opérateur ne pourra pas être soumis à une législation extra-européenne, ce qui exclut de fait les opérateurs non européens. 

Le gouvernement veut arriver à un transfert total de la plateforme «d’ici fin 2026». 

Mathieu PLASSARD (Ogilvy) : «2% des CMOs et DirComs génèrent à eux seuls 35% des contenus publiés sur LinkedIn»

Alors que LinkedIn s’impose comme un levier stratégique incontournable pour les dirigeants, une étude menée par Ogilvy Paris et ExComm révèle une réalité frappante : 50% des CMOs et DirComs français publient moins d’une fois par mois sur la plateforme. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer les enseignements du rapport avec Mathieu PLASSARD, CEO et président d’Ogilvy Paris.

MEDIACOM’ Selon votre étude, les CMOs et DirComs sont-ils actifs sur LinkedIn ? 

Mathieu PLASSARD Si l’on considère les CMOs et DirComs que nous avons analysés (Top 100 annonceurs, CAC 40, Top 50 Kantar), 273 sur un total de 314 sont actifs sur Linkedin. 49% d’entre eux comptent moins de 2.500 followers, 50% publient moins d’une fois par mois et 13% n’ont rien publié en 2025. Notre étude, basée sur l’analyse de 6.538 publications LinkedIn en 2025 montre qu’ils sont sur LinkedIn, mais que beaucoup ne l’utilisent pas comme un vrai levier de leadership. Et l’autre fait marquant, est la polarisation. Une minorité mène la conversation. 2% des CMOs et DirComs génèrent à eux seuls 35% des contenus publiés. Il y a donc une élite très visible, très structurée, et une majorité qui reste en retrait. Dans un environnement où LinkedIn s’impose comme une infrastructure d’influence professionnelle, cette invisibilité devient un sujet stratégique. 

MEDIACOM’ Que représente ce canal de communication pour eux ? 

Mathieu PLASSARD LinkedIn est devenu un espace où se construit la crédibilité d’un dirigeant, au-delà de la communication institutionnelle. Les CMOs et DirComs savent parfaitement orchestrer la communication de leurs marques, mais la question sur LinkedIn est l’incarnation. C’est aussi pour ça que nous disons que l’absence n’est plus neutre. Talents, partenaires, clients, médias et écosystèmes regardent ces prises de parole pour comprendre la vision, la posture, la capacité à embarquer. Et dans un monde saturé de messages corporate, une parole de leader, incarnée et utile, pèse souvent très fort. 

MEDIACOM’ Quelles sont vos 3 recommandations pour un meilleur impact des contenus CMOs et DirComs sur LinkedIn ? 

Mathieu PLASSARD La première est de sortir des partages sans valeur ajoutée. Dans notre analyse, 48,9% des posts des CMOs et DirComs français sont des reposts sans commentaire. Or, sur LinkedIn, un dirigeant ne construit pas sa voix en relayant. Il la construit en contextualisant, en disant ce qu’il retient, ce qu’il pense, et pourquoi. La deuxième est d’assumer davantage l’expertise. L’écart France/international est significatif. Les CMOs internationaux consacrent 19% de leurs contenus à partager leur expertise, contre 11% en France. Tant que l’on reste majoritairement dans l’institutionnel, on reste remplaçable. La troisième est d’accepter une présence plus incarnée, sans tomber dans l’excès. Là aussi, l’écart existe. Les CMOs internationaux consacrent 12% de leurs contenus à des contenus personnels, contre 6% en France. C’est un levier majeur pour donner confiance. 

MEDIACOM’ Chez Ogilvy Paris, comment accompagnez-vous vos clients pour prendre la parole sur LinkedIn ? 

Mathieu PLASSARD Beaucoup de dirigeants savent quoi dire au nom de leur entreprise, mais hésitent à incarner personnellement une vision ou une expertise. Notre rôle est d’aider à clarifier un territoire de parole légitime, à organiser la régularité, et à sécuriser la prise de parole quand il le faut. Dans les entreprises cotées notamment, il existe un cadre, et c’est normal. Mais notre constat est que la majorité des publications sont déjà très institutionnelles. Le frein principal n’est pas juridique. C’est l’autocensure. L’enjeu est d’articuler parole individuelle et stratégie d’entreprise, de façon cohérente, cadrée, mais incarnée. 

MEDIACOM’ Le développement des outils IA est-il un levier stratégique pour une meilleure présence sur LinkedIn? 

Mathieu PLASSARD Oui, si on l’utilise comme un levier de discipline et de qualité, pas comme une machine à produire des contenus interchangeables. L’ironie est que l’intelligence artificielle est un sujet central à l’international, mais encore sous-représenté en France dans la prise de parole des CMOs. C’est révélateur. Sur LinkedIn, ce qui crée l’influence, c’est la singularité d’une lecture, d’une expérience, d’un point de vue. L’outil peut assister. La valeur, elle, doit rester dans l’expertise du dirigeant. Il est d’ailleurs important de souligner que plusieurs études récentes ont montré que LinkedIn est aujourd’hui la deuxième source la plus citée dans les réponses générées par l’intelligence artificielle, juste derrière Reddit. 

Faustine DE ANGELIS (Grain de Malice) : «Un plan de développement qui prévoit une moyenne de 15 ouvertures par an»

Après un important travail d’audit, Grain de Malice révèle sa nouvelle identité, avec une nouvelle signature et un film de marque. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer la feuille de route avec Faustine DE ANGELIS, Directrice communication de la marque Grain de Malice.

MEDIACOM’ Grain de Malice déploie sa nouvelle identité. Comment l’avez-vous pensée ? 

Faustine DE ANGELIS Nous travaillons sur cette nouvelle identité depuis près d’un an. Nous avons d’abord mené un important travail d’audit afin de mieux comprendre la perception de la marque, à la fois par nos clientes et par nos collaborateurs. Cette analyse nous a permis de préciser le profil de notre cliente type, généralement âgée de plus de 35 ans. Chez Grain de Malice, nous nous adressons aussi bien à une femme d’une trentaine d’années qu’à une cliente d’une soixantaine d’années. Notre réseau de magasins, majoritairement implanté en périphérie des grandes villes, nous rapproche de cette clientèle et nous permet de bien la connaître. Notre positionnement reste inchangé : proposer un équilibre entre style et confort dans nos collections. 

MEDIACOM’ Qu’en est-il de votre film de marque ? 

Faustine DE ANGELIS Ce film est l’occasion de révéler notre nouvelle signature : «On n’en fera jamais assez pour les femmes». Il se compose de plusieurs scènes inspirées du quotidien de nos clientes. Pour le tournage, nous avons d’ailleurs fait appel à certaines de nos clientes les plus fidèles. La diffusion est prévue sur notre site internet et nos réseaux sociaux. En complément, une campagne média sera déployée sur M6+ et TF1+. 

MEDIACOM’ Comment se positionne Grain de Malice dans un secteur aussi concurrentiel ? 

Faustine DE ANGELIS Le marché du prêt-à-porter est particulièrement concurrentiel : en moyenne, une femme consomme huit marques différentes. Dans ce contexte, nous avons choisi de nous différencier par l’accompagnement et la proximité avec nos clientes. Dans nos magasins, il n’est pas rare qu’une vendeuse appelle une cliente par son prénom. Cette relation de proximité se traduit par un niveau de fidélité très élevé : 95% de nos clientes sont encartées. Pour renforcer encore ce lien, nous avons également créé une communauté de clientes ambassadrices que nous souhaitons développer davantage. Par ailleurs, dans le cadre de nos engagements, nous avons reversé 1% de notre chiffre d’affaires à la Fondation des Femmes à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. 

MEDIACOM’ Comment souhaitez-vous faire évoluer l’expérience en magasin ? 

Faustine DE ANGELIS Notre ambition est de faire de nos boutiques de véritables lieux de vie. En 2026, nous souhaitons multiplier les événements : talks, rencontres ou encore privatisations en magasin. Nous travaillons également sur l’élargissement de notre offre de tailles. Après avoir étendu nos collections du 34 au 50 l’an dernier, nous prévoyons de développer la taille 52 en 2026. Dans cette logique de représentation, nous avons récemment installé des mannequins de vitrine en taille 46 dans notre réseau de magasins afin de mieux refléter la diversité des silhouettes de notre clientèle. Accorder une attention particulière à tous les profils de femmes est essentiel pour renforcer l’adhésion à la marque et l’expérience en magasin. 

MEDIACOM’ Quel bilan tirez-vous de l’année 2025 ? 

Faustine DE ANGELIS L’année 2025 a été très positive pour Grain de Malice. Après une croissance historique en 2024, nous enregistrons de nouveau une progression significative à +7% et un chiffre d’affaires consolidé de 154 millions d’euros. Nous poursuivons également notre développement avec un plan qui prévoit en moyenne 15 ouvertures de magasins par an. Dans cette optique, nous participons au Salon de la Franchise afin de rencontrer de nouveaux partenaires. Parallèlement, nous travaillons sur notre expansion à l’international, notamment en Espagne. 

TV5MONDE propose 600 livres en accès libre sur sa nouvelle Bibliothèque numérique

TV5MONDE dévoile une nouvelle version de sa Bibliothèque numérique : un outil gratuit de découverte de la lecture et d’apprentissage du français qui rassemble plus de 600 œuvres littéraires francophones. Dans le cadre de sa stratégie de modernisation, TV5MONDE a entièrement repensé cet outil gratuit afin d’offrir au public une expérience aux meilleurs standards de la lecture. Cette nouvelle version est mise en ligne à l’occasion de la Semaine de la langue française et de la francophonie. Les utilisateurs bénéficient désormais de fonctionnalités personnalisées : reprise de la lecture là où ils l’ont arrêtée, liste d’ouvrages favoris et thématiques, publication d’avis, possibilité de se fixer des objectifs et de suivre ses progrès. La liseuse est accessible à tous, sans nécessité de créer un compte au préalable.

Le Groupe Richard confie ses relations presse au Bureau de Presse Pascale Venot

Le Groupe Richard, acteur indépendant reconnu dans l’univers de l’hôtellerie-restauration parisienne, a choisi le Bureau de Presse Pascale Venot pour prendre en charge les relations presse et influence de trois de ses adresses : Casa Luca, Chez Francis et Brasserie Victor Hugo. Entre brasserie contemporaine, table de bord de mer revisitée et hôtel de charme, le groupe affirme une vision de l’hospitalité fondée sur la convivialité, la qualité des produits et le sens du détail.

En grande surface, l’eau en bouteille domine toujours les achats

Boisson préférée des Français, l’eau en bouteille plastique reste un indispensable des supermarchés en dépit de préoccupations écologiques grandissantes, et d’une eau du robinet bien moins onéreuse… mais de plus en plus source de méfiance. 

Chaque semaine, Vanessa Vercruysse, une mère de famille de Tourcoing, commande six packs d’eau sur le site de courses en ligne Picnic, pour «une quinzaine d’euros». «Je ne bois pas d’eau du robinet parce que je trouve qu’elle a un goût», explique cette agent administratif de bientôt 45 ans. 

Avec 6,5 milliards de bouteilles et packs d’eau nature plate ou gazeuse achetés en 2025, cette denrée «conserve une place centrale» dans les habitudes alimentaires des Français, relève une étude Worldpanel publiée en amont de la journée mondiale de l’eau dimanche. 

La star incontestée des rayons, toutes enseignes et tous produits confondus? Le pack de 6×1,5L de Cristaline, article le plus vendu en grande surface l’année dernière (286 millions d’unités), selon un classement NielsenIQ dévoilé fin janvier par le spécialiste de la grande distribution Olivier Dauvers. 

Moins chère que ses concurrentes, Cristaline occupe également la deuxième place avec 256 millions de bouteilles d’1,5L achetées à l’unité, loin devant celles de Coca-Cola (81 millions). 

En France, «la consommation de boissons sucrées et alcoolisées tend à se réduire très fortement», explique Gaëlle Le Floch, experte Worldpanel. 

A cela s’ajoutent «des prix qui défient toute concurrence» – 20 centimes pour le litre d’eau de source et 46 centimes pour l’eau minérale, selon l’UFC Que Choisir -, un nombre d’acteurs français «très variés» et des «investissements publicitaires colossaux», analyse-t-elle. 

La passion française pour l’eau en bouteille est telle que certains distributeurs en ligne imposent des limites. 

«La première semaine, on a eu une personne qui s’est fait livrer toute une camionnette de packs d’eau», relate Grégoire Borgoltz, directeur des opérations Picnic France, pays où le distributeur néerlandais a commencé ses livraisons en 2021. 

Au Pays-Bas, où l’eau du robinet est plébiscitée, une tournée de livraison permet de fournir 15 clients, contre 10 à 11 en France à cause de l’eau, rapporte le dirigeant qui se passerait bien de ce produit encombrant et aux faibles marges. 

Même constat pour un franchisé Franprix à Paris: «c’est compliqué pour les livraisons, compliqué pour le stockage dans nos petits magasins» de centre-ville… Mais cela «reste une référence indispensable de nos rayons». 

Campagne Aulas : quand le marketing sature et que la politique reprend la main

Un départ en trombe, une course largement en tête, puis l’essoufflement: la stratégie de Jean-Michel Aulas, plus proche du marketing que de la politique selon les experts, n’a pas payé en fin de match, à Lyon, face au maire écologiste. 

«La notoriété et l’ancrage territorial d’un ancien président de club de football» ne suffit «manifestement» pas à gagner une élection, constate Laurent Thiong-Kay, enseignant-chercheur à l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon. Pendant des mois, il a étudié la campagne de l’ancien patron de l’Olympique lyonnais avec ses collègues Charlotte Dolez et Jean-Michel Rampon, jusqu’à sa défaite, d’une courte tête, dimanche face à Grégory Doucet. Pour lui, Jean-Michel Aulas a parfois «donné l’impression de s’enfermer dans l’antagonisme avec la majorité sortante». Surtout, «en s’approchant de l’échéance de l’élection, il a montré d’importantes difficultés à parler de son programme… en somme à sortir de la communication pour faire de la politique.» Pourtant, quand l’ancien homme d’affaires s’est lancé dans l’arène électorale, il a immédiatement été rejoint par la droite et le centre lyonnais, jusque-là désunis et en manque d’un champion, et les premiers sondages le placent en orbite. «Le lancement est très réussi. Il n’y a rien à dire. La candidature a été comprise. Et c’est vrai que Doucet semblait complètement dans les cordes», observe Gaspard Gantzer, ancien communicant du président François Hollande et cofondateur de l’agence 2017 qu’il a quittée avant qu’elle ne prenne en charge la campagne de Jean- Michel Aulas. L’ex-patron de foot table sur son image de candidat issu de la société civile. Mais quand la campagne entre dans le dur en janvier, son manque d’expérience en politique se fait ressentir, selon le politiste Romain Meltz, de l’Université Lyon 2. «C’est entré en dissonance avec le produit Aulas politique qui avait été inventé et placé entre septembre et décembre 2025», avance-t-il. 

Doute : Pour Romain Meltz, la «jonction n’a pas fonctionné» entre une équipe de communication venue de Paris, qui s’occupe par ailleurs d’Holnest, la société de Jean-Michel Aulas, et les équipes politiques LR et Horizons qui soutenaient localement le candidat. «Le choix d’une agence parisienne a braqué les journalistes, des responsables de partis qui soutenaient Aulas», ajoute Jean- Pierre Vacher, président du Club de la presse de Lyon. Le candidat agace une partie de la presse locale en réservant ses premières interventions à des médias nationaux. Des critiques s’élèvent contre son absence dans plusieurs débats organisés par des médias lyonnais avec ses rivaux. Et quand enfin, il échange avec eux face caméra, il n’est pas à l’aise sur la forme et sur le fond. Quant à son programme, il est «mal ficelé» selon M. Vacher, qui explique dans un article pour le magazine Lyon Decideurs pourquoi le «crash» de la campagne de la campagne Aulas «fera date». Parmi les promesses mal comprises: celle de construire un tunnel routier de 8 km sous Lyon qui «écrase toutes les autres mesures», selon Romain Meltz. Pour Gaspard Gantzer, le verdict des urnes tient aussi à un adversaire «redoutable»: Grégory Doucet a fait preuve de «sang-froid» face à son retard dans les sondages, et en maire sortant «connaît ses sujets», souligne-t-il. «Et puis comme toujours dans une campagne électorale, il y a une part d’injustice. C’est-à-dire qu’à un moment, il se passe quelque chose», qui instille le doute chez l’électeur, explique le communiquant. 

Communication sous tension : Musk condamné pour avoir influencé le cours de Twitter

Un jury californien a jugé vendredi qu’Elon Musk avait trompé des actionnaires de Twitter lors de son rachat chaotique du réseau social en 2022, mais a rejeté l’accusation de manoeuvre frauduleuse délibérée pour faire baisser le cours de l’action, selon le verdict. 

Quelques minutes après l’annonce du jugement, les avocats de l’entrepreneur ont fait savoir que leur client entendait faire appel de la décision, qu’ils ont qualifiée de «contretemps». Après trois semaines d’un procès civil marqué par le témoignage en personne de l’homme le plus riche du monde, qui avait racheté Twitter en octobre 2022 pour 44 milliards de dollars, le jury d’un tribunal fédéral de San Francisco a estimé que deux tweets publiés par le patron de Tesla en mai 2022 contenaient des déclarations mensongères responsables de la baisse du cours de Twitter. Les dommages, qui doivent encore être déterminés, sont estimés à 2,6 milliards de dollars par les avocats des plaignants, a indiqué Mark Molumphy, l’un d’entre eux. Ironie du sort, la décision est intervenue quasiment vingt ans jour pour jour après le premier tweet de l’histoire, publié par le cofondateur du groupe à l’oiseau bleu, Jack Dorsey, le 21 mars 2006. Le jugement constitue une rare défaite judiciaire pour Elon Musk, souvent surnommé «Teflon Elon» pour sa capacité à sortir indemne de procès que beaucoup le voyaient perdre. Ses avocats ont d’ailleurs rappelé cet état de fait, soulignant qu’un tribunal texan l’avait encore exonéré vendredi dans une procédure en diffamation. 

Poussés à la vente : En 2023, un jury du même tribunal fédéral de San Francisco l’avait exonéré en quelques heures d’accusations similaires portées par des actionnaires de Tesla, après qu’il avait tweeté en 2018 avoir les fonds pour racheter le constructeur automobile. Le patron de Twitter – devenu X -, qui publie chaque jour de nombreux messages sur la plateforme, n’a pas réagi immédiatement à ce verdict, dont il peut faire appel. Le procès a largement tourné autour des affirmations d’Elon Musk sur le nombre de faux comptes sur Twitter. Il avait soutenu que la plateforme comptait bien plus de comptes spam et automatisés que les 5% déclarés dans ses documents réglementaires, utilisant ce qu’il présentait comme une tromperie de Twitter pour justifier sa tentative de se retirer de l’accord. Après le premier message posté sur la plateforme à ce sujet par Elon Musk, en mai 2022, le cours du titre avait chuté de 17% en deux séances, poussant certains actionnaires à vendre. Les plaignants, eux, soutenaient que ces déclarations faisaient partie d’un plan visant à faire pression sur le conseil d’administration pour obtenir un prix inférieur à son offre initiale, alors que le cours de l’action Tesla chutait et rendait le financement de l’opération plus coûteux. Après que Musk avait tenté de se désengager, Twitter l’avait poursuivi en justice dans le Delaware pour le contraindre à honorer l’accord. Peu avant l’ouverture de ce procès, Musk avait fait volte-face et accepté de payer le prix d’origine, avant de renommer la plateforme X. Certains actionnaires ont ainsi cédé leurs titres avec une décote de plus de 30% par rapport au prix finalement payé par Elon Musk. 

Xiaomi : les smartphones ralentissent, l’électrique et l’IA prennent le relais de la croissance

Le géant chinois de l’électronique Xiaomi a annoncé mardi un recul de son bénéfice trimestriel, affecté par un ralentissement des ventes de smartphones, tandis que les véhicules électriques ont soutenu une progression modérée de son chiffre d’affaires annuel. 

Basée à Pékin, cette entreprise, qui figure parmi les plus grands fabricants mondiaux de smartphones, s’est rapidement diversifiée depuis sa création en 2011 dans l’électroménager et les véhicules électriques, et se tourne désormais vers le marché de l’intelligence artificielle. Ses performances sont considérées comme un indicateur du moral des consommateurs en Chine, où les autorités cherchent à faire de la consommation intérieure le principal moteur de la croissance économique. Le chiffre d’affaires total de Xiaomi s’est élevé l’année passée à 457 milliards de yuans (environ 66 milliards de dollars), en hausse de 25% par rapport à l’année précédente, selon un document déposé auprès de la Bourse de Hong Kong. Le bénéfice net annuel ajusté a atteint pour sa part 39 milliards de yuans (5,5 milliards de dollars), soit une hausse de 43,8% par rapport à 2024. Toutefois, le bénéfice net ajusté a reculé de 23,7% en glissement annuel au cours des trois derniers mois de 2025, ce qui constitue la première baisse trimestrielle depuis la mi-2024 et la plus forte chute depuis la même période en 2022. «Au quatrième trimestre 2025, malgré des vents contraires tels que la hausse significative des coûts des mémoires (puces) et l’intensification de la concurrence dans le secteur, nous avons continué à résister dans tous les segments d’activité», a assuré le groupe dans son communiqué. Les véhicules électriques ont constitué un point fort. Xiaomi est entré sur le marché très concurrentiel des véhicules électriques en Chine en 2024, misant sur des fonctionnalités technologiques avancées pour séduire les acheteurs. Le groupe a livré 411.082 véhicules en 2025 – dépassant son objectif de 350.000 – générant 106,1 milliards de yuans de chiffre d’affaires pour son segment regroupant les véhicules électriques intelligents et l’IA. «En 2026, nous nous efforcerons d’atteindre l’objectif de 550.000 véhicules livrés sur l’ensemble de l’année», a affirmé Xiaomi. Le segment incluant les smartphones, coeur historique de l’activité du groupe, représente toujours la majeure partie des ventes, avec un chiffre d’affaires de 351,2 milliards de yuans (49,2 milliards de dollars) l’an dernier. Cependant, les ventes ont ralenti. Le chiffre d’affaires des seuls smartphones en 2025 a réculé de 2,8%, à 186,4 milliards de yuans (26,1 milliards de dollars). Au quatrième trimestre, il a chuté de 13,6% par rapport à l’année précédente, à 44,3 milliards de yuans (6,2 milliards de dollars). 

Relais Colis placé en redressement judiciaire

L’entreprise de livraison Relais Colis a été placée en redressement judiciaire après une cinquantaine d’années d’exercice, en raison d’un «contexte économique défavorable». 

La société, qui emploie 172 personnes et a réalisé en 2024 un chiffre d’affaires de 121 millions d’euros, avait été rachetée en 2022 par le groupe français Walden, spécialisé dans la logistique de produits pharmaceutiques. 

Elle achemine dans 7.500 points relais en France les petits colis de moins de 30 kilos mais permet également à ses clients de se faire livrer à domicile de gros encombrants, tel du mobilier. 

Dans la décision de redressement judiciaire, l’entreprise évoque un «contexte économique défavorable». «Après la crise sanitaire» liée au Covid, «le segment du petit colis n’a enregistré qu’une croissance modérée limitée à 3 ou 4%», une performance qui «s’est révélée insuffisante pour absorber les coûts d’exploitation», relève le débiteur, en cessation de paiements. «Parallèlement, le marché du meuble a reculé de plus de 5% en 2024 sous l’effet d’un pouvoir d’achat restreint» et «d’épisodes de restructurations frappant les grandes enseignes», constate encore Relais Colis. 

Ainsi, Relais Colis a essuyé une baisse de chiffre d’affaires de plus de 18% en trois ans – passé de 149,3 millions d’euros en 2021 à 121,63 millions en 2024. 

Placée en redressement judiciaire le 12 mars par le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), l’entreprise a déclaré que le but n’était pas de présenter un plan de redressement mais d’offrir la possibilité d’une cession (partielle ou non) à des repreneurs. Le représentant du comité social et économique (CSE) de Relais Colis s’est dit favorable à un «plan de cession (qui) permettrait aux employés de poursuivre l’activité sur un marché qu’ils estiment porteur». 

A ce jour, «deux repreneurs potentiels sont connus des salariés», a-t-il déclaré, sans préciser lesquels. 

Fondée en 1969 comme une société de livraison de colis à domicile pour La Redoute, qui entendait ainsi réduire sa dépendance envers la Poste, Relais Colis a créé un réseau de livraison de colis en commerces de proximité dès 1983. 

Comme La Redoute, elle avait été reprise en 2015 au groupe Kering par Nathalie Balla et Eric Courteille à travers la holding New R. 

Les services de Relais Colis sont aujourd’hui utilisés par de nombreux commerçants en ligne comme Amazon, Vinted ou Cdiscount. 

L’entreprise assure sur son site livrer 45 millions de colis par an. 

Le Conseil d’Etat valide le projet de transfert de données de santé pour la recherche sur Microsoft

Le Conseil d’Etat a validé un projet de transfert de données de santé de millions de Français sur la plateforme française des données de santé pour la recherche, malgré l’hébergement de celle-ci par Microsoft. 

Dans un arrêt rendu public vendredi, le Conseil d’état a estimé que le feu vert donné au projet par la Cnil était conforme à la législation européenne sur les données (RGPD). 

Il donne tort ainsi à deux associations et une entreprise de cloud (informatique dématérialisée) qui dénonçaient notamment le risque d’accès aux données par le gouvernement américain, en vertu des législations extraterritoriales américaines. 

Le projet contesté, Darwin, prévoit de transférer les données de santé détenues par l’Assurance maladie sur 10 millions de personnes. 

Les données doivent être utilisées pour des études coordonnées par l’Agence européenne du médicament sur «l’incidence et la prévalence de l’utilisation des médicaments dans la population générale». 

Selon un résumé de la décision mis en ligne par le Conseil d’Etat, «le risque que les autorités américaines, sur le fondement de leur propre législation, demandent à la société Microsoft d’accéder à des données personnelles de santé ne peut être totalement exclu». 

Néanmoins, la plateforme de données de santé PDS (anciennement Health Data Hub) a fourni «des garanties permettant d’assurer la sécurité de ces données, notamment leur pseudonymisation et la limitation de leur durée de conservation» à trois ans, a-t-elle 

indiqué. 

Les données de santé seront placées dans «des centres de données situés en France» et il n’y aura pas de transfert de celles-ci aux Etats-Unis, indique également le jugement. 

La décision de la PDS de recourir aux services de Microsoft suscite depuis l’origine une forte opposition de nombreux experts et spécialistes des données, au nom de la souveraineté et de la sécurité numérique. 

Le gouvernement a finalement annoncé en février dernier que la plateforme de données de santé allait rechercher un nouvel opérateur pour remplacer Microsoft. 

Cet opérateur ne pourra pas être soumis à une législation extra-européenne, ce qui exclut de fait les opérateurs non européens. 

Le gouvernement veut arriver à un transfert total de la plateforme «d’ici fin 2026». 

Mathieu PLASSARD (Ogilvy) : «2% des CMOs et DirComs génèrent à eux seuls 35% des contenus publiés sur LinkedIn»

Alors que LinkedIn s’impose comme un levier stratégique incontournable pour les dirigeants, une étude menée par Ogilvy Paris et ExComm révèle une réalité frappante : 50% des CMOs et DirComs français publient moins d’une fois par mois sur la plateforme. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer les enseignements du rapport avec Mathieu PLASSARD, CEO et président d’Ogilvy Paris.

MEDIACOM’ Selon votre étude, les CMOs et DirComs sont-ils actifs sur LinkedIn ? 

Mathieu PLASSARD Si l’on considère les CMOs et DirComs que nous avons analysés (Top 100 annonceurs, CAC 40, Top 50 Kantar), 273 sur un total de 314 sont actifs sur Linkedin. 49% d’entre eux comptent moins de 2.500 followers, 50% publient moins d’une fois par mois et 13% n’ont rien publié en 2025. Notre étude, basée sur l’analyse de 6.538 publications LinkedIn en 2025 montre qu’ils sont sur LinkedIn, mais que beaucoup ne l’utilisent pas comme un vrai levier de leadership. Et l’autre fait marquant, est la polarisation. Une minorité mène la conversation. 2% des CMOs et DirComs génèrent à eux seuls 35% des contenus publiés. Il y a donc une élite très visible, très structurée, et une majorité qui reste en retrait. Dans un environnement où LinkedIn s’impose comme une infrastructure d’influence professionnelle, cette invisibilité devient un sujet stratégique. 

MEDIACOM’ Que représente ce canal de communication pour eux ? 

Mathieu PLASSARD LinkedIn est devenu un espace où se construit la crédibilité d’un dirigeant, au-delà de la communication institutionnelle. Les CMOs et DirComs savent parfaitement orchestrer la communication de leurs marques, mais la question sur LinkedIn est l’incarnation. C’est aussi pour ça que nous disons que l’absence n’est plus neutre. Talents, partenaires, clients, médias et écosystèmes regardent ces prises de parole pour comprendre la vision, la posture, la capacité à embarquer. Et dans un monde saturé de messages corporate, une parole de leader, incarnée et utile, pèse souvent très fort. 

MEDIACOM’ Quelles sont vos 3 recommandations pour un meilleur impact des contenus CMOs et DirComs sur LinkedIn ? 

Mathieu PLASSARD La première est de sortir des partages sans valeur ajoutée. Dans notre analyse, 48,9% des posts des CMOs et DirComs français sont des reposts sans commentaire. Or, sur LinkedIn, un dirigeant ne construit pas sa voix en relayant. Il la construit en contextualisant, en disant ce qu’il retient, ce qu’il pense, et pourquoi. La deuxième est d’assumer davantage l’expertise. L’écart France/international est significatif. Les CMOs internationaux consacrent 19% de leurs contenus à partager leur expertise, contre 11% en France. Tant que l’on reste majoritairement dans l’institutionnel, on reste remplaçable. La troisième est d’accepter une présence plus incarnée, sans tomber dans l’excès. Là aussi, l’écart existe. Les CMOs internationaux consacrent 12% de leurs contenus à des contenus personnels, contre 6% en France. C’est un levier majeur pour donner confiance. 

MEDIACOM’ Chez Ogilvy Paris, comment accompagnez-vous vos clients pour prendre la parole sur LinkedIn ? 

Mathieu PLASSARD Beaucoup de dirigeants savent quoi dire au nom de leur entreprise, mais hésitent à incarner personnellement une vision ou une expertise. Notre rôle est d’aider à clarifier un territoire de parole légitime, à organiser la régularité, et à sécuriser la prise de parole quand il le faut. Dans les entreprises cotées notamment, il existe un cadre, et c’est normal. Mais notre constat est que la majorité des publications sont déjà très institutionnelles. Le frein principal n’est pas juridique. C’est l’autocensure. L’enjeu est d’articuler parole individuelle et stratégie d’entreprise, de façon cohérente, cadrée, mais incarnée. 

MEDIACOM’ Le développement des outils IA est-il un levier stratégique pour une meilleure présence sur LinkedIn? 

Mathieu PLASSARD Oui, si on l’utilise comme un levier de discipline et de qualité, pas comme une machine à produire des contenus interchangeables. L’ironie est que l’intelligence artificielle est un sujet central à l’international, mais encore sous-représenté en France dans la prise de parole des CMOs. C’est révélateur. Sur LinkedIn, ce qui crée l’influence, c’est la singularité d’une lecture, d’une expérience, d’un point de vue. L’outil peut assister. La valeur, elle, doit rester dans l’expertise du dirigeant. Il est d’ailleurs important de souligner que plusieurs études récentes ont montré que LinkedIn est aujourd’hui la deuxième source la plus citée dans les réponses générées par l’intelligence artificielle, juste derrière Reddit. 

Faustine DE ANGELIS (Grain de Malice) : «Un plan de développement qui prévoit une moyenne de 15 ouvertures par an»

Après un important travail d’audit, Grain de Malice révèle sa nouvelle identité, avec une nouvelle signature et un film de marque. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer la feuille de route avec Faustine DE ANGELIS, Directrice communication de la marque Grain de Malice.

MEDIACOM’ Grain de Malice déploie sa nouvelle identité. Comment l’avez-vous pensée ? 

Faustine DE ANGELIS Nous travaillons sur cette nouvelle identité depuis près d’un an. Nous avons d’abord mené un important travail d’audit afin de mieux comprendre la perception de la marque, à la fois par nos clientes et par nos collaborateurs. Cette analyse nous a permis de préciser le profil de notre cliente type, généralement âgée de plus de 35 ans. Chez Grain de Malice, nous nous adressons aussi bien à une femme d’une trentaine d’années qu’à une cliente d’une soixantaine d’années. Notre réseau de magasins, majoritairement implanté en périphérie des grandes villes, nous rapproche de cette clientèle et nous permet de bien la connaître. Notre positionnement reste inchangé : proposer un équilibre entre style et confort dans nos collections. 

MEDIACOM’ Qu’en est-il de votre film de marque ? 

Faustine DE ANGELIS Ce film est l’occasion de révéler notre nouvelle signature : «On n’en fera jamais assez pour les femmes». Il se compose de plusieurs scènes inspirées du quotidien de nos clientes. Pour le tournage, nous avons d’ailleurs fait appel à certaines de nos clientes les plus fidèles. La diffusion est prévue sur notre site internet et nos réseaux sociaux. En complément, une campagne média sera déployée sur M6+ et TF1+. 

MEDIACOM’ Comment se positionne Grain de Malice dans un secteur aussi concurrentiel ? 

Faustine DE ANGELIS Le marché du prêt-à-porter est particulièrement concurrentiel : en moyenne, une femme consomme huit marques différentes. Dans ce contexte, nous avons choisi de nous différencier par l’accompagnement et la proximité avec nos clientes. Dans nos magasins, il n’est pas rare qu’une vendeuse appelle une cliente par son prénom. Cette relation de proximité se traduit par un niveau de fidélité très élevé : 95% de nos clientes sont encartées. Pour renforcer encore ce lien, nous avons également créé une communauté de clientes ambassadrices que nous souhaitons développer davantage. Par ailleurs, dans le cadre de nos engagements, nous avons reversé 1% de notre chiffre d’affaires à la Fondation des Femmes à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. 

MEDIACOM’ Comment souhaitez-vous faire évoluer l’expérience en magasin ? 

Faustine DE ANGELIS Notre ambition est de faire de nos boutiques de véritables lieux de vie. En 2026, nous souhaitons multiplier les événements : talks, rencontres ou encore privatisations en magasin. Nous travaillons également sur l’élargissement de notre offre de tailles. Après avoir étendu nos collections du 34 au 50 l’an dernier, nous prévoyons de développer la taille 52 en 2026. Dans cette logique de représentation, nous avons récemment installé des mannequins de vitrine en taille 46 dans notre réseau de magasins afin de mieux refléter la diversité des silhouettes de notre clientèle. Accorder une attention particulière à tous les profils de femmes est essentiel pour renforcer l’adhésion à la marque et l’expérience en magasin. 

MEDIACOM’ Quel bilan tirez-vous de l’année 2025 ? 

Faustine DE ANGELIS L’année 2025 a été très positive pour Grain de Malice. Après une croissance historique en 2024, nous enregistrons de nouveau une progression significative à +7% et un chiffre d’affaires consolidé de 154 millions d’euros. Nous poursuivons également notre développement avec un plan qui prévoit en moyenne 15 ouvertures de magasins par an. Dans cette optique, nous participons au Salon de la Franchise afin de rencontrer de nouveaux partenaires. Parallèlement, nous travaillons sur notre expansion à l’international, notamment en Espagne. 

TV5MONDE propose 600 livres en accès libre sur sa nouvelle Bibliothèque numérique

TV5MONDE dévoile une nouvelle version de sa Bibliothèque numérique : un outil gratuit de découverte de la lecture et d’apprentissage du français qui rassemble plus de 600 œuvres littéraires francophones. Dans le cadre de sa stratégie de modernisation, TV5MONDE a entièrement repensé cet outil gratuit afin d’offrir au public une expérience aux meilleurs standards de la lecture. Cette nouvelle version est mise en ligne à l’occasion de la Semaine de la langue française et de la francophonie. Les utilisateurs bénéficient désormais de fonctionnalités personnalisées : reprise de la lecture là où ils l’ont arrêtée, liste d’ouvrages favoris et thématiques, publication d’avis, possibilité de se fixer des objectifs et de suivre ses progrès. La liseuse est accessible à tous, sans nécessité de créer un compte au préalable.

Le Groupe Richard confie ses relations presse au Bureau de Presse Pascale Venot

Le Groupe Richard, acteur indépendant reconnu dans l’univers de l’hôtellerie-restauration parisienne, a choisi le Bureau de Presse Pascale Venot pour prendre en charge les relations presse et influence de trois de ses adresses : Casa Luca, Chez Francis et Brasserie Victor Hugo. Entre brasserie contemporaine, table de bord de mer revisitée et hôtel de charme, le groupe affirme une vision de l’hospitalité fondée sur la convivialité, la qualité des produits et le sens du détail.